jeudi 30 décembre 2010

Lecture numérique

Pour suivre ce qui se passe en matière de lecture numérique, le site suivant est idéal: http://www.ebouquin.fr/. L’autre site est un blog(ue) du Monde. Plus intellectuel que le précédent, il offre des points de vue intéressants et riches: http://lafeuille.blog.lemonde.fr/

– Recommandations de Daniel Ducharme

mercredi 29 décembre 2010

Droit à l’anonymat

« Les tribunaux canadiens, ainsi que les chartes canadienne et québécoise, protègent clairement le droit des personnes à conserver leur anonymat, les internautes inclus. Voir notamment la cause Aubry c. Éditions Vice-Versa inc., [1998] 1 R.C.S. 591 ».
– Éric Dufresne, « Les recours judiciaires en droit d'auteur », Journal du Barreau, volume 34, numéro 1, 1er janvier 2002.

Vous pouvez être vigilant sur le Web, prendre un soin minutieux à ne pas transmettre vos données personnelles, mais rien n'assure qu’un proche ou un ami, même un inconnu, ne va pas les dévoiler, sans même vous le dire.

Pour le savoir, nous vous recommandons de faire une recherche sur Google à l’aide du moteur de recherche ou de Google Alertes.

Dans le moteur de recherche, les éléments recherchés (par exemple votre nom complet ou votre adresse de messagerie) doivent être placés entre guillemets de manière à préciser la requête et restreindre le nombre de résultats.

lundi 27 décembre 2010

Vigilance sur le Web

« Ce qu’il faut craindre, c’est de donner trop d’informations sur soi. »

Nous sommes surveillés sur le Web. Nos habitudes et personnalités sont scrutées à la loupe. Des témoins (« cookies ») infectent nos ordinateurs. Les moteurs de recherche retiennent nos requêtes (les mots clés que nous employons dans nos recherches). Ils peuvent stocker, analyser et exploiter ces informations. Nous sommes involontairement pris au piège d’une vaste étude de marché. Sans compter les risques de déversement de ces données dans le domaine public. Citons le cas du moteur de recherche d’AOL en 2006, 23 millions d’entrées ont été déversées librement sur le Web, sans le consentement des utilisateurs.

Plus nous dévoilons des informations personnelles sur le Web, plus nous devenons vulnérables aux attaques et aux fraudeurs. C’est la raison pour laquelle il est recommandé d'en restreindre la communication.

Les règles de sécurité élémentaires sur le Web :

-- ne pas donner trop de renseignements personnels (ne pas divulguer à la fois son nom complet, lieux de travail et de résidence, son horaire, ses loisirs et son adresse de courrier électronique);

-- avoir un minimum d'information sur son interlocuteur (lui poser des questions afin de vérifier celui ou celle qu'il prétend être; communiquer avec lui autrement qu'en ligne, au téléphone, par exemple);

-- sur le plan des achats, transigez avec des compagnies connues et qui, idéalement, existent en briques et en mortier; pour ce qui est des compagnies en ligne, choisir des compagnies qui ont une bonne réputation;

-- attention aux genres de sites visités;

-- le truc des deux adresses électroniques : l'une pour la correspondance, l'autre pour les amis, la famille et les proches.


Vigilance sur le Net : site pour vous sensibiliser aux dangers d'Internet.

WebAverti : site qui prodigue des conseils pour naviguer en sécurité sur le Web. Il s'adresse particulièrement aux parents. Toutefois, les dangers identifiés (ex. : vol d'identité, désinformation, cyberdépendance...) peuvent servir aux adultes qui, fait notoire, savent moins reconnaître les signes qui demandent de la vigilance.

Références:

Breton, Philippe. Le culte de l'Internet : une menace pour le lien social? Paris : La Découverte, 2000, 124 p.

Keen, Andrew. Le culte de l'am@teur : comment Internet tue notre culture; traduit de l'américain par Jacques-Gilles Laberge. Montréal : Éditions de l'Homme, 2008, 169 p.

Levard, Olivier et Delphine Soulas. Facebook : mes amis, mes amours… des emmerdes! La vérité sur les réseaux sociaux. Paris : Michalon Éditions, 2010, 190 p.

mercredi 22 décembre 2010

CKIA : appel à tous !

CKIA est une station communautaire de Québec, connue sous le nom de Radio Basse-ville, qui diffuse régulièrement une parole féministe, libertaire et de gauche.

CKIA vit une crise sans précédent. Sa survie est en jeu. La station doit trouver immédiatement du financement. En devenant membre de la station ou en faisant un don, vous pouvez faire la différence.

lundi 20 décembre 2010

Impressions

Originaire de la Ville de Québec, Nancy Michel en est à ses premières impressions et observations en photographie.

Ses clichés présentent des moments d’émerveillement comme le font les enfants lorsqu’ils découvrent et explorent leur milieu environnant.

Redécouvrez les petites choses du quotidien en visitant sa galerie de photographies sur Le Portail d’Albert.





















vendredi 17 décembre 2010

Droit à l’image

La politesse veut qu’avant de publier une photo, on demande à la personne concernée son consentement. Sur le Web ou les réseaux sociaux, rares sont ceux qui le font, mais le droit à l'image subsiste même sur Internet.

Que faire si votre image se trouve sur le Web sans votre accord?
  • Contactez la personne qui a mis la photographie en ligne et demandez-lui de la supprimer.
  • Si vous ne parvenez pas à la convaincre de la supprimer, écrivez au gestionnaire du site concerné.

Sachez que, malgré sa suppression, une photographie reste longtemps accessible sur le Web.

À lire cette intéressante décision de la Cour suprême du Canada sur la question du droit à l'image : Aubry c. Éditions Vice-Versa inc., [1998] 1 R.C.S. 591. Attention, les paragraphes 1 à 37 et 82 correspondent aux juges dissidents. Il faut lire à partir des paragraphes 38, le jugement des juges L'Heureux-Dubé, Gonthier, Cory, Iacobbuci et Bastarache, qui fait autorité en l'espèce. Il s'agit d'une action en responsabilité civile. La question en litige : la publication d’une photographie prise sans permission. La notion d'intérêt public peut exonérer le photographe (mais elle ne s'applique pas dans cette cause). Position forte des juges en faveur de la protection de l'image (par. 65). Les dommages ont à être prouvés (par. 66).

Selon ce jugement de la Cour Suprême, il y a priori atteinte à la vie privée et au droit à l'image :

* lorsque l'image représente une personne identifiable;
* et que cette personne n'a pas donné son autorisation;
* et que l'image est diffusée ou publiée.

Dans Le Journal de Québec, division de Communications Québecor Inc. c. Marquis, 2002 CanLII 41223 (QC C.A.), il est dit que le consentement donné lors de la captation d'une image (photographie) ou de propos (entretien) doit être évalué dans chaque cas particulier avant de conclure au consentement à la diffusion de ceux-ci.

La violation des droits et libertés définis par la Charte québécoise donne droit à réparation en vertu de l'article 49 :

« Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnu par la présente Charte confère à la victime le droit d'obtenir la cessation de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte. En cas d'atteinte illicite et intentionnelle, le tribunal peut en outre condamner son auteur à des dommages-intérêts punitifs ».

mercredi 15 décembre 2010

Centre de justice de proximité de Québec

Ce centre a pour mandat de faciliter l’accès à la justice pour les citoyens du district judiciaire de Québec. Il offre des services d’information, de soutien et d’orientation.

Services sans frais et confidentiels.

Centre de justice de proximité de Québec
400, Boulevard Jean-Lesage, bureau 047
(Les Façades de la Gare)
Québec, Québec
G1K 8W1
418-614-2470

lundi 13 décembre 2010

De brins et de bribes


D'un côté la spontanéité de la rencontre du pinceau, de l'encre et du papier.
De l'autre la maîtrise d'une forme particulière d'expression poétique, le haïku.
Mais tout reste une histoire de trait et de nature dans l'ici et maintenant.

Werner Lambersy est né à Anvers le 16 novembre 1941, scorpion donc qui craint autant la pleine lune que le plein soleil. Comme un peu « de la peau de l'âme »... Quelques recueils comme autant d'écueils. Quelques lecteurs comme autant d'amers sur des côtes inconnues. Quelques amis comme autant de miracles...

Jean-Louis MILLET a atterri en 1946 à Paris dans le quartier de la Bastille. Curieux compulsif, la chimie l'a conduit jusqu'aux marches du Japon où il est littéralement « tombé » dans l'encre et la poésie puis dans bien d'autres choses. Il anime deux sites internet : Zen évasion et Evazine.

De brins et de bribes
ISBN : 978-2-84924-208-7
15 x 15 cm
32 pages
8,00 €

Commander en ligne : Éditions du Cygne

vendredi 10 décembre 2010

Option consommateurs

Option consommateurs fournit des réponses à vos principales interrogations en matière de consommation.

En général
- Informations générales sur un commerçant. Vérifier vos droits. Porter plainte.
- Association de consommateurs dans votre quartier ou votre région
- Information sur la vie ou les ressources communautaires de votre quartier ou de Montréal

Alimentation et sécurité des produits
- Innocuité d’un médicament ou d’un produit de santé
- Sécurité d’un produit
- Salubrité d’un aliment
- Produits alimentaires issus du génie génétique

Assurances
- Renseignements sur les assurances de personnes (assurance-vie, assurance maladie complémentaire, assurance voyage, etc.)
- Questions concernant vos assurances dommages (assurance habitation, assurance automobile, assurance responsabilité civile, etc.)

Énergie
- Factures d’électricité ou de gaz naturel
- Mécanismes de fixation des prix de l’essence et du mazout au Canada

Services financiers
- Services financiers de base
- Problème avec une institution financière?
- Argent déposé à la banque : est-il assuré?
- Protection contre la fraude par carte de débit
- Questions à propos de votre dossier de crédit

Renseignements personnels et vie privée
- Protection des renseignements personnels
- Victime de fraude ou de tentative de fraude?
- Retrait de votre nom des listes d’envoi et de télémarketing
- Défis juridiques que posent les nouvelles technologies et le commerce électronique en matière de protection de la vie privée

Télécommunications et radiodiffusion
- Mécanisme de protection des consommateurs en matière de télécommunications et de radiodiffusion au Canada

Transports
- Besoins de conseils et d’information concernant votre automobile (achat, crédit, assurances, garagiste, etc.)
- Problème avec une société de transport en commun urbain?
- Problème avec une compagnie de transport aérien, ferroviaire ou maritime?

mercredi 8 décembre 2010

Yer Blues (John Lennon)

John Lennon au Rolling Stones Rock & Roll Circus 68, spectacle enregistré à Londres, le 11 décembre 1968, dans un studio de télévision spécialement décoré en cirque.

« « Yer Blues », qu’il avait écrit en Inde [à la mi-février 1968] et qui figurait sur l’Album Blanc, était sans doute la chanson la plus sombre qu’il ait écrite en tant que membre des Beatles. John déclarera à Playboy : « J’étais là-bas [en Inde] en train d’essayer d’approcher Dieu avec des idées de suicide plein la tête. » »
– James Henke. Lennon La légende. Paris : Seuil, 2003, p. 34

John Lennon et The Dirty Mac : Eric Clapton, Keith Richards et Mitch Mitchell. Avec la présence de Yoko Ono sur scène.


John Lennon Band-Yer Blues(Rock & Roll Circus '68)
envoyé par thecannibal84. - Regardez plus de clips, en HD !

lundi 6 décembre 2010

Richard Stallman

Richard Stallman est le fondateur de la Free Software Foundation. Diverses conférences de monsieur Stallman sont accessibles sur le Web.

vendredi 3 décembre 2010

Participe Présent

La série « Les Rencontres Participe Présent - ici et ailleurs » est réalisée par le Musée de la civilisation de Québec en collaboration avec la Première Chaîne de Radio-Canada, le quotidien Le Soleil et l’Université Laval.

Les Rencontres sont vidéodiffusées en direct. Une fenêtre de clavardage permet de s’exprimer sur la question. Des extraits audio sont téléchargeables au format MP3.

Liste de tous les sujets du mois.

mardi 30 novembre 2010

Jordi Bonet

« J’étais très jeune et je me posais toujours cette question : pourquoi faire de l’art? Et j’ai passé presque toute ma vie à ne pas avoir de réponse. On ne sait pas beaucoup pourquoi on fait de l’art. On pense que c’est pour s’exprimer, pour communiquer et, en fin de compte, je crois qu’il faut faire de l’art pour témoigner. Témoigner de certaines choses. Et quand on découvre ces choses-là, l’art devient quelque chose que l’on peut faire en toute conscience, que l’on peut penser, que l’on peut méditer. »
Jordi Bonet (extrait tiré de la Rencontre avec Jordi Bonet, une entrevue réalisée par Marcel Brisebois en 1976 au Manoir Rouville-Campbell de Mont-Saint-Hilaire).

Jordi Bonet (1932-1979) est un artiste québécois d'origine catalane principalement connu pour ses admirables sculptures murales.

Le Chemin de croix (1962), une oeuvre magistrale de Jordi Bonet, d’une longueur de 37,5 mètres, orne la Salle La Margelle, à quelques pas du Centre d’exposition du Cégep de Sainte-Foy.

lundi 29 novembre 2010

Livres d'art virtuels


« Au hasard de connivences » est l’un des très beaux livres d’art virtuels que vous pouvez admirer sur le site Zen évasion.

On trouve dans cette collection de livres d'art virtuels les belles encres de Jean-Louis MILLET qui accompagnent des textes poétiques.

vendredi 26 novembre 2010

Facebook : désactiver/supprimer un compte

Dans les paramètres du profil, il y a une possibilité de désactiver son compte, mais pas de le supprimer complètement.

Une question est posée : « Voulez-vous vraiment désactiver votre compte? Vos amis ne pourront plus garder le contact avec vous », photos de quelques-uns de vos amis à l’appui.

Vous êtes invité à justifier votre décision en choisissant dans une liste la raison de votre départ.

Si vous changez d’avis, vous pouvez réintégrer le réseau en entrant votre adresse de messagerie et votre mot de passe. Vous retrouverez vos amis, votre profil, tout comme l’historique depuis votre inscription.

Si ce que vous voulez n’est pas de suspendre votre compte, mais de le supprimer purement et simplement, la procédure est plus complexe.

Sur la page « Aide », il est difficile de savoir où cliquer. En utilisant le moteur de recherche, tapez « supprimer » ou « désinscription ». Après de nombreuses réponses, vous parviendrez à trouver la procédure à suivre.

Mise en garde du système : « Gardez à l’esprit que vous ne pourrez plus réactiver votre compte ni récupérer le contenu et les informations que vous avez ajoutés ».

Dernier avertissement: « Si vous pensez ne plus jamais utiliser Facebook et souhaitez supprimer votre compte, nous pouvons le retirer du système. Vous ne pourrez cependant pas réactiver votre compte ni en récupérer le contenu. Si vous souhaitez supprimer votre compte, cliquez sur « Envoyer ». »

Malgré la validation de votre désinscription, une nouvelle fenêtre apparaît : « Vous êtes sur le point de supprimer votre compte. Souhaitez-vous continuer? » Facebook vous informe alors que la suppression de votre compte a été programmée pour (date), dans quinze jours.

Si, d’ici là, vous tentez de vous connecter au site, la procédure en cours pourra être interrompue.

En supprimant votre compte, la licence prend fin, mais Facebook peut conserver des copies archivées du « contenu utilisateur supprimé », même s’il ne revendique aucun droit de propriété sur ce contenu.

Vos données ne disparaîtront pas tout de suite des copies de sauvegarde du site. Il faut un laps de temps raisonnable.

Source: Levard, Olivier et Delphine Soulas. Facebook : mes amis, mes amours… des emmerdes! La vérité sur les réseaux sociaux. Paris : Michalon Éditions, 2010, p. 162, 165-168

***

Lecture commentée d’extraits de « Facebook, Myspace, Twitter... 500 millions d'amis », Books Magazine, no 16, octobre 2010, par Jacques Languirand, à l'émission de radio « Par 4 chemins », diffusée sur la Première Chaîne de Radio-Canada, le samedi 20 novembre 2010.

mercredi 24 novembre 2010

Fidélité

« Tout homme actif et pessimiste à la fois deviendra fasciste, sauf s'il a une fidélité derrière lui. »
André Malraux (citation puisée dans : Pierre Billard. Louis Malle : Le rebelle solitaire. Paris : Plon, 2003, p. 487)

lundi 22 novembre 2010

Projet Freesound

Le projet Freesound est une base de données collaborative de sons. On peut entendre des sons de tous les genres, même le beau chant du muezzin.

samedi 20 novembre 2010

Le phalène (Martin Léon)

Un texte de chanson poétique sur l'amour et la séduction qu'une musique fluide et exquise enveloppe avec sensualité.
« Je vole à toi, comme à l'impasse, vers ton feu qui me décapite. »
Martin Léon

jeudi 18 novembre 2010

Sobriété heureuse

Agriculteur écologiste français, philosophe et écrivain, Pierre Rabhi en appelle à une « insurrection des consciences » en nous invitant à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ».

Pierre Rabhi est l’auteur du livre « Vers la sobriété heureuse » publié chez Actes Sud en 2010.

dimanche 14 novembre 2010

Cheminer avec tenue et justesse

« Nous n’allons nulle part, mais la route que nous sommes contraints de parcourir pour y arriver n’en est pas moins escarpée et pleine d’embûches. C’est pourquoi, voués ainsi au désordre, à la multiplicité, au risque et au hasard de la vie, nous devons tenter de cheminer avec le plus de tenue et de justesse possible. »
– Jean Papineau (1950-1995) (extrait puisé à la page 23 du livre de Laurent-Michel Vacher. Dialogues en ruine. Montréal: Éditions Liber, 1996, 90 p.

vendredi 12 novembre 2010

Voix de Gérard Philipe

La belle voix de Gérard Philipe (1922-1959), ce magnifique acteur français, décédé trop tôt. Au cinéma, il incarnait merveilleusement bien les personnages de Stendhal (Fabrice del Dongo dans La Chartreuse de Parme, Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir).

Dans cette vidéo, il récite Le bateau ivre, mon poème favori d'Arthur Rimbaud.

mercredi 10 novembre 2010

Prenez soin de vos milieux de vie

Hubert Reeves, astrophysicien : « Prenez soin de vos milieux de vie. » Écoutez-le en MP3 (6:58 min.). Capsule de Passeport Santé.

lundi 8 novembre 2010

Transnationale

Transnationale : site d'information indépendant et gratuit sur les grandes entreprises et les marques de commerce.

Recherche par noms, par pays, par dirigeants et par thèmes.

Parmi les thèmes abordés, citons : restructurations et conditions de travail, droits humains et blanchiment, délinquance financière, pollution, influence (corruption, lobby), pratiques douteuses, paradis fiscaux, rémunération des dirigeants les mieux payés.

Plus de 10 000 entreprises décryptées et notées.

samedi 6 novembre 2010

ÉLP éditeur

ÉLP éditeur, un éditeur de livres numériques qui compte, dans son personnel, de vrais dilettantes, des amoureux passionnés qui ont une haute opinion du métier.

L’éditeur propose des auteurs venus du nord de la francophonie : Québec, Wallonie, Suisse romande, France. Bientôt viendront l'Afrique et le bassin caraïbe, l'arc antillais.

Les livres sont distribués chez La librairie numérique Immatériel, sans DRM (Digital Rights Management), le système de gestion des droits numériques d’Adobe qui en irrite plus d’un, au prix universel de 5 euros (7 dollars canadiens).

Vous pouvez les emprunter sur le portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec si vous êtes membre de la Grande bibliothèque.

ÉLP éditeur a son blogue: http://elpediteur.wordpress.com/

Nous vous encourageons à vous y abonner en guise de soutien pour cette jeune entreprise dynamique.

vendredi 5 novembre 2010

Paradis fiscaux

Alain Deneault est l'auteur de deux livres publiés aux éditions Écosociété : Offshore : Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010) et Noir Canada : Pillage, corruption et criminalité en Afrique (2008).

Autre publication de l'auteur : Paul Martin et compagnies, soixante thèses sur l’illégalité des paradis fiscaux (VLP éditeur, 2004).

jeudi 4 novembre 2010

Calendrier d'Équiterre

Le calendrier d'Équiterre informe sur les activités liées à l'écologie, à la solidarité et aux solutions équitables.

mercredi 3 novembre 2010

Tou.tv

Le site Tou.tv offre des émissions de télévision en haute résolution. Les principaux partenaires sont Radio-Canada et une vingtaine de diffuseurs et de producteurs.

Toutes les émissions sont classées par ordre alphabétique, par genres et par pays.

Genres : Animation, Entrevues et variétés, Films et documentaires, Magazines et affaires publiques, Séries et téléromans, Spectacles et événements, Webtélés.

Pays : Canada, États-Unis, France et Suisse.

mardi 2 novembre 2010

Calligraphie chinoise

Le site Chine culture, créé et maintenu par Jean, professeur de chinois, et Xiaoqian, artiste chinoise, se spécialise en calligraphie chinoise. Site très instructif sur cet art. On peut même faire traduire son prénom français en chinois et en obtenir un fond d'écran. L'écriture chinoise fonctionne sur le mode phonétique. Son esthétique est belle et charmante.

lundi 1 novembre 2010

Bienheureuse insécurité (Alan Watts)

Des extraits choisis du livre toujours pertinent du philosophe Alan Watts, Bienheureuse insécurité : une réponse à l’angoisse de notre temps; traduit par Frédéric Magne. Paris : Stock, 1981, c1977, 188 p.

« J’ai toujours été fasciné par la loi de l’effort inversé. Je l’appelle parfois la loi des « effets contraires ». Si l’on essaie de flotter à la surface de l’eau, on coule, mais si l’on essaie de couler, on flotte. Si l’on essaie de retenir son souffle, on le perd - et ceci me rappelle un vieux dicton oublié : « Quiconque voudra sauver son âme, la perdra. » »

« Ce livre, cependant, est écrit dans l’esprit du sage chinois Lao-tseu, ce maître de la loi de l’effort inversé, qui affirmait que tous ceux qui se justifient ne convainquent pas, que pour connaître la vérité il faut se libérer de la connaissance, et que rien n’est plus puissant et créateur que le vide, devant lequel les hommes reculent généralement avec horreur. »

« Notre époque est donc une époque de frustration, d’angoisse, d’agitation, et d’accoutumance à la « drogue ». Nous devons tant bien que mal saisir ce que nous pouvons pendant que nous le pouvons, et chasser l’impression que tout cela est vain et sans signification. Cette « drogue » est notre haut niveau de vie, c’est-à-dire une stimulation forte et complexe de nos sens, qui finit peu à peu par les désensibiliser ; aussi ceux-ci réclament-ils des stimulations de plus en plus violentes. Nous sommes assoiffés de distractions, de visions, de sonorités, d’émotions, de titillations dont nous voulons jouir au maximum et le plus vite possible. »

« Si paradoxal que cela puisse paraître, nous ne découvrirons de même un sens à notre vie que lorsque nous réaliserons qu’elle est tout à fait dépourvue de but, et nous ne connaîtrons les « mystères de l’univers » que lorsque nous serons intimement convaincus que nous n’en connaissons encore rien. »

« La sensibilité exige une très grande douceur et beaucoup de fragilité - pupilles, tympans, papilles gustatives et terminaisons nerveuses, aboutissant tous à ce très délicat organisme qu’est le cerveau. »

« Si nous pouvons éprouver des plaisirs intenses, c’est que nous sommes sujets à d’intenses douleurs. Nous aimons le plaisir et nous détestons la douleur, mais il semble impossible d’avoir l’un sans l’autre. Et il apparaît de plus que tous deux doivent en quelque façon alterner, car le plaisir continu est un stimulus qui ne peut que s’émousser ou s’accroître. Or, tout plaisir accru, soit durcit et insensibilise les terminaisons nerveuses sous sa poussée, soit se transforme en douleur. Un régime alimentaire à base de nourriture riche coupe l’appétit ou rend malade. »

« Une personne dure et amère est toujours quelqu’un d’à demi suicidé ; une partie d’elle-même est déjà morte. »

« Le pouvoir des souvenirs et des espérances est tellement grand que pour la plupart des êtres humains le passé et le futur ne sont pas tant aussi réels, que plus réels encore que le présent. On ne peut vivre le bonheur dans le présent tant que l’on n’a pas « nettoyé » son passé et que le futur ne brille pas de promesses. »

« Après tout, le futur ne revêt presque aucune signification et n’est pratiquement d’aucune importance, puisque, tôt ou tard, il doit se transformer en présent. Aussi faire des projets pour un avenir qui ne doit jamais devenir présent est à peine plus absurde que de faire des projets pour un futur, lequel, devenant présent, me trouvera « absent », et en train de regarder obstinément par-dessus ses épaules au lieu de le regarder bien en face. »

« (...) l’essentiel de la sagesse dont nous faisons preuve dans notre vie quotidienne ne nous est jamais transmise verbalement. »

« De plus en plus nous essayons de mieux nous adapter à la vie grâce à des gadgets externes, et nous tentons de résoudre nos problèmes par la pensée consciente plutôt qu’en nous remettant au « savoir-faire » inconscient. Cela est beaucoup moins à notre avantage que nous aimerions le croire. »

« Nous stimulons nos sens jusqu’à ce qu’ils deviennent insensibles, aussi, pour que le plaisir puisse durer, devons-nous recourir à des stimulants de plus en plus forts. »

« Les animaux passent le plus clair de leur temps à sommeiller et à paresser agréablement, mais, sous prétexte que la vie est courte, les êtres humains se sentent contraints d’amasser pêle-mêle le plus de conscience, de vivacité, et d’insomnie chronique possible afin d’être bien sûrs de ne pas rater la moindre sensation de plaisir. (...) Aussi deviennent-ils de plus en plus incapables de jouir d’un plaisir réel, et finissent-ils par devenir insensibles aux joies les plus subtiles et les plus vives de la vie qui sont en fait extrêmement simples et communes. »

« (...) c’est le cerveau qui est fait pour l’homme et non pas l’homme pour le cerveau. »

« La vraie raison pour laquelle la vie peut paraître parfois tellement exaspérante et frustrante, ce n’est pas parce qu’il existe ce que l’on appelle la mort, la douleur, la peur ou la faim. Mais là où rien ne va plus, c’est que face à ces événements, nous nous mettons à bourdonner et tourner en rond comme des mouches affolées, pour essayer de maintenir notre « ego » hors de l’expérience. Nous nous prenons pour des amibes, et nous essayons de nous protéger de la vie en nous séparant en deux. Mais le bon sens et l’intégrité voudraient que nous comprenions que nous ne sommes pas séparés, que l’homme et son expérience présente ne forment qu’un seul tout, et qu’il n’existe pas d’« ego » ou d’esprit séparé. »

« Plus nous nous habituons à comprendre le présent d’après le passé, le connu d’après l’inconnu, le vivant d’après ce qui est mort, plus notre vie se dessèche et plus nous sommes envahis d’un sentiment de tristesse et de frustration. Ainsi protégé de la vie, l’homme devient une sorte de mollusque incrusté dans la coquille dure de la « tradition », et quand la réalité finit par surgir, un raz de marée de terreur l’emporte. »

« Mais nous sommes, pour la plupart, intérieurement déchirés par ce conflit parce que notre vie n’est qu’un long effort pour résister à l’inconnu, au présent réel dans lequel nous vivons, qui est l’inconnu sur le point de naître. C’est pourquoi nous n’apprenons jamais à vivre en harmonie. À chaque instant nous hésitons, nous restons sur la défensive. Et tout cela sans que nous en retirions aucun avantage, car la vie nous plonge malgré nous dans l’inconnu et vouloir résister est aussi vain et exaspérant qu’essayer de nager à contre-courant dans un torrent déchiré. »

« Il faut au contraire être complètement sensible à chaque instant, considérer chacun de ceux-ci comme tout à fait nouveau et unique, garder l’esprit ouvert et réceptif. »

« La philosophie chinoise dont le judo lui-même est une expression - c’est-à-dire le taoïsme - nous a révélé comment l’eau réussit à surmonter tous les obstacles grâce à sa fluidité et à sa flexibilité. »

« (...) la paresse. De façon tout à fait significative, les gens nerveux et frustrés sont toujours affairés, même quand ils sont oisifs, car cette oisiveté est une « paresse » qui vient de la peur et non du repos. Mais l’esprit-corps est un système qui accumule et conserve de l’énergie. Ce faisant il est tout à fait paresseux. Quand l’énergie est accumulée, elle ne demande alors qu’à être dépensée, le plus facilement et avec le moins d’effort possible. C’est pourquoi ce n’est pas seulement la nécessité mais aussi la paresse qui est mère de l’invention. Il suffit d’observer les mouvements lents et « lourds » d’un travailleur habile occupé à quelque rude tâche, et comment, alors même qu’il lutte contre la pesanteur, un bon montagnard utilise en fait cette même pesanteur et marche à grandes enjambées lentes et pesantes. On dirait qu’il tire des bords contre la pente, comme un voilier contre le vent. »

« Demeurer stable c’est s’interdire d’essayer de se séparer de la douleur parce que l’on sait que c’est impossible. Fuir la peur c’est avoir peur, résister à la douleur c’est souffrir, se montrer courageux c’est être craintif. Si l’esprit souffre, l’esprit est douleur. »

« Vouloir échapper à la douleur est la douleur même ; ce n’est pas la réaction d’un « ego » séparé de la douleur. Quand on comprend cela, le désir d’échapper « se fond » dans la douleur elle-même et disparaît. »

« (...) il faut toujours rester conscient, alerte et sensible à toutes les actions et inter-relations possibles, à partir de cet instant présent. Mais il faut tout d’abord être pleinement convaincu qu’il n’existe pas réellement d’autre solution à part celle de rester conscient - parce que l’on ne peut se séparer du présent et définir son propre être à part. »

« Car, lorsque l’on comprend réellement que l’on est ce que l’on voit et ce que l’on connaît, on ne se promène pas dans la campagne en se disant : « Je suis tout ceci. » Il n’y a simplement que « tout ceci ». »

« Pour « connaître » la réalité il ne faut pas lui être extérieur et la définir ; il faut y entrer, l’être et la ressentir. »

« Plus une mouche se débat pour se dégager du miel, plus elle s’y englue. Sous la pression de tant d’efforts futiles, il n’est pas étonnant que l’homme se défoule dans la violence et le sensationnel, l’exploitation aveugle de son corps, de ses appétits, du monde matériel et de ses amis. Et c’est un nombre incalculable de douleurs qu’une telle exploitation ajoute encore aux souffrances nécessaires et inévitables de l’existence. »

« Il est clair que tout existe pour cet instant. C’est une danse, et quand on danse ce n’est pas pour arriver quelque part. On tourne en rond, mais sans être victime de l’illusion que l’on est à la recherche de quelque chose, ou que l’on échappe aux tourments de l’enfer. »

« La mort est l’inconnu où chacun d’entre nous a vécu avant de naître. »

« (...) il est connu que rien ne gâche plus un « plaisir » que de s’interroger pour savoir s’il nous est vraiment agréable. Nous ne pouvons vivre qu’un seul moment à la fois, et nous ne pouvons pas à la fois écouter la rumeur des vagues et réfléchir pour savoir si nous aimons vraiment écouter les vagues. Les actions contradictoires de ce genre sont les seules où il ne nous est laissé absolument aucune liberté. »

« Comme il ne peut s’intéresser à lui-même, de même qu’un miroir ne peut se refléter lui-même, l’esprit doit s’intéresser ou s’absorber dans d’autres choses ou d’autres gens. »

« Tout le monde est doué d’amour, mais celui-ci ne peut se manifester que lorsqu’on est convaincu qu’il est impossible et frustrant de vouloir s’aimer soi-même. Mais nous n’en serons pas convaincu à coups de condamnations, en sa haïssant soi-même, ou en accablant l’amour de soi des pires noms qui existent. Nous n’en serons pleinement persuadés qu’en réalisant clairement et en toute conscience qu’il n’existe pas de « soi » que l’on puisse aimer. »

« Il est évident que les seules personnes intéressantes sont les personnes intéressées, or, pour être complètement intéressé, il faut avoir oublié son « moi ». »

« Nous avons donc bien de la chance de vivre en une époque où le savoir humain a atteint un tel point qu’il ne sait plus trouver les mots, non pas simplement pour les choses étranges et merveilleuses, mais pour les plus ordinaires également. La poussière sur les étagères est devenue autant un mystère que les étoiles les plus éloignées ; nous connaissons suffisamment de choses sur les deux, pour savoir que nous ne connaissons rien. »

***

Analyse intéressante portant sur les questions soulevées par le sentiment d’insécurité : idéologies, fantasmes ou réalité?, Délits d’opinion, 12 novembre 2010. Je remercie l'internaute qui m'a transmis ce lien.

vendredi 29 octobre 2010

Tout écartillé (Robert Charlebois)

Réjean Ducharme a écrit pour Robert Charlebois de splendides textes de chanson, de même que Claude Péloquin et Marcel Sabourin.

Bien sûr, la chanson Lindberg écrite par le poète Claude Péloquin est irremplaçable, mais j’affectionne tout particulièrement les chansons écrites par le comédien Marcel Sabourin, parce qu’elles contiennent un grain de folie et l’usage coloré du joual. Pour en nommer une :  Tout écartillé qui se trouve sur l’album « Québec Love » sorti en 1969.

Dans ce clip expérimental, l’accéléré crée d’intéressants effets spéciaux qui cadrent assez bien avec le ton débridé de cette chanson.

Quoi faire à Québec

Quoi faire à Québec est un portail rassemblant sur un seul site tous les évènements qui se déroulent dans la grande région de Québec. Ce site informe sur la musique, les spectacles, les événements divers, les conférences, les activités de famille, les sports et les expositions en cours.

jeudi 28 octobre 2010

Temps des bouffons (Pierre Falardeau)

« Le temps des bouffons » (1993) du cinéaste Pierre Falardeau (1946-2009).

Ce film pamphlétaire est une véritable attaque contre la bourgeoisie du Québec. Dans ce film, le cinéaste exprime son dégoût envers l’élite québécoise qui, lors d’un banquet du Beaver Club en 1985, manifestait tous les signes de l’acculturation et de l’asservissement propres aux colonisés. Ce film a longtemps circulé clandestinement avant d’être montré au grand public.

« Ici, pas de possédés, juste des possédants. »
– Pierre Falardeau


Le Festival du Nouveau Cinéma présentait en ouverture au cinéma Cartier, le vendredi 29 octobre 2010, le film documentaire Falardeau réalisé par German Gutierrez et Carmen Garcia en 2010. Film produit par Argus film.

mercredi 27 octobre 2010

Littérature audio

Le site Littérature audio possède une bibliothèque de plus de 1 400 livres audio gratuits et téléchargeables au format MP3. Vous pouvez donc les écouter partout sur votre baladeur numérique. Le site est divisé en trois catégories: livres audio par donneur de voix, livres audio les plus appréciés et livres audio les plus vus. Autres classements par périodes, auteurs, régions et pays. Recherche possible par mots-clés. D'intéressants liens. Des livres de tous les genres : Arts, biographies, correspondance, discours, essais, lettres, nouvelles, philosophie, sciences, etc. Tout cela, pour notre plus grand bonheur.

lundi 25 octobre 2010

Maintenant ou jamais

Un proverbe énonce très pertinemment de ne jamais faire maintenant ce que l'on peut faire demain, car il se peut qu'après demain, on n'ait plus besoin de le faire.

C'est surprenant toutes les choses qui ne présentent plus aucune urgence, même aucun intérêt, lorsqu'on temporise, ne serait-ce qu'un peu.

vendredi 22 octobre 2010

Champ du possible

« Ce qui est intéressant, c'est que tout existe, tout est possible et que, comme disait Gide, il faut essayer d'épuiser le champ du possible. »
Louis Malle (citation puisée dans : Pierre Billard. Louis Malle : Le rebelle solitaire. Paris : Plon, 2003, p. 302)

mercredi 20 octobre 2010

Un quai de gare à Toulouse (Thierry Cabot)

Le poète français Thierry Cabot a trouvé un excellent donneur de voix en la personne de Gilles-Claude Thériault. Le timbre doux et grave de la voix de monsieur Thériault rend magnifiquement bien ce poème intitulé: Un quai de gare à Toulouse. Un très beau texte. Belle musicalité.

mardi 19 octobre 2010

Art de la frugalité et de la volupté

« En matière d’alimentation, plus que dans d’autres domaines, il n’est pas très compliqué de retrouver les règles du bon sens : manger moins, ne consommer que des produits de qualité, cuisiner soi-même, prendre du temps et du plaisir à manger et, surtout, ne pas accorder à ces activités plus d’importance qu’elles n’en ont, en réalité. » (p. 18)

« C’est en ne mangeant que lorsqu’on a faim, et juste assez pour calmer cette faim qu’on peut trouver un équilibre. Mais, pour cela, encore faut-il ramener son estomac à sa taille normale et lui réapprendre à ressentir la faim et la satiété. Laisser au corps le temps de réclamer ! » (p. 26)

« Une vingtaine de minutes passées à mastiquer, ingurgiter, sont nécessaires afin que le cerveau envoie au corps le signal que celui-ci est rassasié. Afin de manger le moins possible pendant ces vingt minutes, l’astuce est de prendre de petites bouchées et de mâcher avec insistance (d’où l’importance de la nourriture « solide »). (p. 29)

« Aucun médecin ne peut réfuter le fait que c’est une alimentation variée et complète qui rétablit l’équilibre psychologique et physique. » (p. 29)

« La taille naturelle de l’estomac correspond à peu près à celle de notre poing. » (p. 35)

« Trop de contrôle aboutit à des excès. Or c’est à un rééquilibrage progressif qu’il faut procéder. Seule la souplesse, tel le bambou dans le vent, ne se brise jamais. La notion du « tout ou rien » est un comportement rigide, d’une fragilité dangereuse. » (p. 43)

« Les unités proposées par la nature sont parfaites : un œuf, une pomme de terre, une pomme... Pourquoi ne pas s’en accommoder et réduire le volume de notre alimentation ? » (p. 57)

« Plus on se remplit l’estomac, moins il travaille. Cet estomac est un serviteur fidèle mais enclin à la paresse. » (p. 60)

« C’est parce que ces proportions sont minimes qu’on les déguste d’autant mieux, lentement, bouchée par bouchée. Un plaisir qui fait oublier tout le reste : tracas, stress, chagrins. Car c’est cette lenteur à déguster le minimum nécessaire qui nous « remplit », nous aidant à renouer avec une partie fondamentale de nous-même - l’accord entre notre corps et notre esprit, nos besoins et nos désirs, le contrôle de soi et la sérénité qui en découle... » (p. 61)

« L’eau est la boisson la plus saine et la plus naturelle sur terre. C’est, après l’air, un élément vital. Aucun nectar, même le plus luxueux, n’égale sa valeur. C’est elle et elle seule que nous devrions boire quand nous avons soif. » (p. 69)

« Le thé, le café contiennent de la caféine et, contrairement à ce que l’on pense, ces substances utilisent l’eau du corps, le desséchant. Lorsque vous buvez de l’alcool, du café, du thé, assurez-vous de boire au moins la même quantité d’eau. » (p. 69)

« Pour manger beau, bon et sain et en faire un style de vie, il faut enrayer la monotonie et la morosité. » (p. 83)

« Préparer soi-même ce qui va nous nourrir est essentiel à notre équilibre non seulement physique mais mental. Outre le fait de retrouver sa propre autonomie, de faire des courses, de cuisiner, c’est prendre le temps de vivre, prendre soin de soi et des siens, renouveler son énergie et retrouver ses repères en cueillant le bonheur qu’on a à portée de main, c’est-à-dire chez soi. » (p. 90)

« En matière d’alimentation, la qualité est ce qui devrait primer. » (p. 97)

« Lorsque vous achetez, regardez les étiquettes : plus la liste des ingrédients est longue, moins ceux-ci sont naturels. » (p. 100)

« La règle de trois : une céréale, une protéine, un légume » (p. 101)

« Ne faites pas une fixation sur l’obligation de manger absolument « équilibré » chaque jour. Il s’agit là d’une autre contrainte. Notre organisme régule l’utilisation des aliments absorbés sur plusieurs jours, au besoin il les stocke - en particulier dans le foie, pour ce qui concerne les vitamines et les minéraux. » (p. 112)

« Seuls les fruits devraient être pris en dehors des repas pour assurer une bonne assimilation de leurs enzymes - les fruits rouges tels que les fraises, les baies ainsi que les fruits cuits peuvent être, eux, consommés avec d’autres types d’aliments. » (p. 113)

« On peut faire de ses repas des poèmes. De petits poèmes éclair qui nourrissent de tout ce qu’ils ne disent pas. » (p. 116)

« Pour manger peu, le seul impératif est de manger avec plaisir. Si vous grignotez quelques frites lentement, avec autant de concentration que possible, vous n’aurez pas perdu votre temps. » (p. 139)

« Plus que la nourriture, appréciez votre sagesse, votre retenue, votre détachement. Une fois que vous aurez compris qu’il n’y a rien de plus simple, vous vous étonnerez de ne pas l’avoir compris plus tôt. » (p. 147)

« Avec un corps trop peu entraîné, un œil insensible, une oreille non musicale, un palais grossier et des sens sous-développés, la vie a moins de piquant, elle est morne et triste. » (p. 150)

« Moins on « habille » un légume, un excellent poisson, une excellente grillade, plus on découvre de subtiles saveurs. » (p. 152)

« Vivre avec élégance signifie prendre son temps, rester centré, donner la priorité à un nombre restreint de choses afin de ne pas encombrer son esprit et sa vie. » (p. 154)

« Tout devrait être délicat dans ce qui touche à la nourriture - même lorsqu’on prend une seule tasse de café le matin. » (p. 155)

« Si les gens étaient davantage entourés de beauté, ils ressentiraient moins le besoin de consommer, de détruire, de gagner de l’argent à tout prix. » (p. 155)

« Pour que la nourriture soit correctement assimilée par le corps, elle doit être prise lentement, et dans un environnement agréable. » (p. 156)

« Partager un moment autour de quelques plats simples avec de vrais amis est un authentique bonheur. » (p. 165)

« Le repas prend une valeur de reconnaissance pour le temps et l’énergie que d’autres ont dépensés pour nous. » (p. 168)

« Les Chinois, les maîtres en « alimentation médicinale », pensent que celui qui veut prendre soin de sa santé doit être modéré dans ses goûts, bannir ses inquiétudes, tempérer ses désirs, réfréner ses émotions, prendre soin de sa force vitale, épargner ses paroles, considérer avec légèreté le succès ou l’insuccès, ignorer la tristesse ou les difficultés, éviter les grandes affections et les grandes haines, calmer ses yeux et ses oreilles, et être fidèle à son régime intérieur ; comment peut-il être malade, celui qui ne se fatigue pas l’esprit, ni ne trouble son âme ? » (p. 169)

« Pour certains, se nourrir de pain, de tomates et d’eau fraîche peut constituer un véritable festin. » (p. 170)

« Ne pas préserver les choses pour un avenir lointain, mais utiliser au mieux ce qu’il y a en soi chaque jour. » (« loi de Carver ») (p. 173)

« La nourriture (plus largement le régime) devrait avoir pour but de se concentrer en premier sur sa capacité à déployer et à conserver son potentiel vital. Pour cela, il ne faut plus s’embarrasser du monde entier, des choses, des soucis. Il faut devenir d’une indépendance absolue où le tumulte fait place à la placidité. » (p. 177)

« Pour obtenir cette sérénité, ce qu’il faut, c’est ne pas avoir de but, mais rester toujours aussi léger et alerte que possible, éviter torpeur et fixité, et surtout nourrir son équilibre (yin et yang) en évitant les pressions diverses. Or toujours se demander « pourquoi » chercher un sens à la vie, à son aboutissement, est considéré par les Orientaux comme une perte d’énergie. » (p. 178)

« Profiter des énergies de la nature, des arts, de l’amour, pour fortifier votre corps, votre esprit et votre cœur. » (p. 179)

« Restaurez vos forces au fur et à mesure que vous les dépensez, avivez vos capacités, aiguisez vos sens en épurant votre être physique de toutes ses lourdeurs et ses toxines. » (p. 180)

« Donnez la priorité au non-épuisement en vous détendant, en avivant la vie et en la renouvelant. C’est en parvenant à un état où l’on devient indépendant de tout, même du passé et du futur que l’on parvient à remplacer le tumulte par la placidité. Or c’est cette dernière qui nourrit la vie. Il faut non seulement nourrir sa vie organique, mais sa vie sensitive et spirituelle pour s’épanouir ; accéder à un degré plus élevé de sa conscience, s’animer et s’affranchir des torpeurs de l’esprit ainsi que de la bêtise. » (p. 180)

Loreau, Dominique. L’art de la frugalité et de la volupté. Paris : Laffont, 2009, 231 p. (ISBN : 9782221113769)

vendredi 15 octobre 2010

Faire ce qu’on aime

« C’est la seule chose qu’il y ait, retiens ça, même si c’est banal et presque idiot : faire ce qu’on aime, et donner librement le meilleur de soi. Si tu y tiens, tu peux appeler ça trouver un sens à la vie. C’est ce qu’il y a de plus élémentaire, mais aussi de plus difficile. Compte autour de toi les personnes qui aiment ce qu’elles font, qui s’évertuent à se rendre vraiment utiles, qui ne s’adonnent qu’à ce qui les passionne, et tu verras que tes deux mains risquent de suffire. »
– Jean Papineau (1950-1995) (extrait puisé à la page 86 du livre de Laurent-Michel Vacher. Dialogues en ruine. Montréal: Éditions Liber, 1996, 90 p.

jeudi 14 octobre 2010

Intellect et intelligence

« Nous sommes entraînés à être des intellectuels; notre éducation dispense à l’intellect une formation qui l’aiguise, le rend habile, capable d’acquérir, et c’est ainsi qu’il tient le rôle majeur dans nos vies. L’intelligence est bien supérieure à l’intellect, car elle est l’intégration de l’amour et de la raison. Mais il n’y a d’intelligence qu’en la connaissance de soi, en la profonde compréhension du processus total de soi-même. »
Krishnamurti (Extrait puisé dans le chapitre intitulé : « Le savoir n’est pas la sagesse », dans Le livre de la Méditation et de la Vie. Paris : Stock, 1997, p. 283)

mercredi 13 octobre 2010

Liste d'adresses à Québec

Attitude massothérapie
Une référence à Québec pour la massothérapie. L’Attitude offre aussi différents programmes de formation.
71, rue Crémazie Ouest, Québec, G1R 1X4, tél.: 418-522-0106

Bagel Maguire Café
Endroit chaleureux pour déguster des bagels classiques. On les fabrique sur place dans un grand four à bois.
1400, avenue Maguire, Québec, G1T 1Z3, tél.: 418-527-2303

Bar du Clarendon
L’endroit par excellence pour entendre du jazz. Bon chic bon genre.

Berges de la rivière Saint-Charles
Parcours piétonnier et artistique le long des berges de la rivière Saint-Charles où sont perchés au sommet des lampadaires les 10 sculptures d'oiseaux de bronze de l’artiste Truong Chanh Trung. C’est le même artiste qui a réalisé le monument Nguyên-Trai situé sur la rue D'Auteuil, dans le parc de l'Esplanade. En plus des oiseaux de Trung, le parcours dévoile d’autres œuvres d’artistes, dont le « Sentier des baisers » de Florent Cousineau, la sculpture-fontaine de Danielle April (« Je vous entends rêver ») et des sculptures-bancs. Situé sur la rive nord de la rivière Saint-Charles, le Parc Cartier-Brébeuf s’est refait une beauté. Il mérite le déplacement.

Billig
Crêperie bretonne. Vaste choix de crêpes. Elles sont tout à fait délicieuses.
481, rue St-Jean, Québec, G1R 1P5, tél.: 418-524-8341

Boîte à Pain
Allez vite déguster sur place leur délicieuse pizza cuite au four à bois.
396, 3e Avenue, Québec, G1L 2V8, tél.: 418-977-7571

Boulangerie Le Paingrüel
Boulangerie créative située au cœur du quartier Saint-Jean-Baptiste. Les pains sont aussi divers qu'exquis.
578, rue Saint-Jean, Québec, G1R 1P6, tél.: 418-522-7246

Boulangerie Pâtisserie Le Croquembouche
Excellente boulangerie artisanale dans le quartier Saint-Roch. Aire de dégustation sur place. Ouverte du mardi au dimanche.
235, rue Saint-Joseph Est, Québec, G1K 3A9, tél.: 418-523-9009

Boutique Séraphin
Boutique de quartier qui existe depuis 15 ans. Évolue avec sa clientèle. Marques européennes de vêtements.
738, rue Saint-Jean, Québec, G1R 1P9, tél.: 418-522-2533

Brûlerie Cantook
Bon choix de café équitable et biologique.
575, rue Saint-Jean, Québec, G1R 1P5, tél.: 418-529-4769

Brûlerie Saint-Roch
Le rendez-vous des étudiants dans le quartier Saint-Roch. Ambiance détendue et agréable. Possibilité aux artistes de Québec d′exposer sur les murs du café. Le propriétaire vient d'ouvrir deux autres brûleries, l'une à Limoulou (3e avenue) et l'autre, en face de Radio-Canada, sur la rue Saint-Jean.

Bügel
Une fabrique de bagels de gros formats. Ils sont particulièrement succulents. On peut les déguster sur place. Très agréable endroit. Jolie terrasse.
164, rue Crémazie Ouest, Québec, G1R 1X7, tél.: 418-523-7666

Café Krieghoff
L'incontournable café de la rue Cartier. Un endroit où il fait bon flâner, prendre un bol de café allongé (délicieux !) et lire. J'aime particulièrement leur crêpe aux pommes et fromage. Soirées de poésie les mardis soirs, à tous les quinze jours.

Centre Culture et Environnement Frédéric Back
Le Centre héberge plusieurs organismes culturels et environnementaux, dont les AmiEs de la Terre de Québec (local 210) et Nature Québec (local 207) ainsi que le charmant théâtre Premier Acte au rez-de-chaussée. À voir : la belle terrasse sur le toit végétalisé qui offre une splendide vue sur les Laurentides.
870, avenue de Salaberry, Québec, G1R 2T9, tél.: 418-522-0006

Cinémas de répertoire:
Cinéma le Clap et Cinéma Cartier.

Coopérative l’escalier
Sur l’Îlot Berthelot. Récemment inaugurée (juillet 2010). Tout en bas, un charmant parc, très intime et grouillant de vie.

Jardin Jeanne d’Arc
Un magnifique jardin au cœur des Plaines. Une borne info-plantes permet d’en apprendre davantage sur les plantes observées. Un lieu magnifique pour se détendre et observer la nature. En octobre, le jardin est entouré de décors de légendes pour l’Halloween.

La Boule miche
Boulangerie-pâtisserie-épicerie-prêt à manger-café dans le quartier Saint-Sacrement. Dégustez leur délicieux pain 5 à 7 à la bière noire et au fromage.
1483, chemin Sainte-Foy, Québec, G1S 2N7, tél.: 418-688-7538

Le Crac Aliments sains – La Carotte Joyeuse
L'épicerie toute désignée pour trouver des aliments naturels ou biologiques dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.
690, rue Saint-Jean, Québec, G1R 1P8, tél.: 418-647-6881

Le Fin gourmet
Un bijou de petit restaurant au coeur du quartier Saint-Malo dans la Basse-ville de Québec. Le personnel est charmant et l'endroit est véritablement sympathique. On l'adopte vite, d'une manière inconditionnelle. Menu varié à prix abordable. Si vous aimez les atmosphères détendues et amicales, c'est l'endroit tout indiqué.
774, rue Raoul-Jobin, Québec, G1N 1R9, tél.: 418-682-5849

Librairie à la bonne occasion
Librairie spécialisée dans les livres usagés et épuisés en français et en anglais dans le domaine de la science, de la philosophie, de la littérature et de la spiritualité. Le propriétaire, monsieur Denys Néron, rédige une intéressante chronique « Rubrique des livres dévorés » dans le journal du Quartier Montcalm.
24-B, boulevard René-Lévesque est, Québec, G1R 2B1, tél.: 418-647-0477

Librairie Saint-Jean-Baptiste
Librairie d'occasion possédant un très bel inventaire. Un petit coin est réservé aux lecteurs qui désirent prendre un café ou un thé avec un dessert ou autres mets légers. Ambiance détendue, sans fond sonore.

Mille et une Pizzas
Pizzeria située en face de la Gare du Palais. La pizza à croûte mince est exquise. J'adore la pizza parmesan. Je ne me fais pas prier pour faire un saut à ma descente du train.
363, rue Saint-Paul, Québec, tél.: 418-692-1910

Musée de la civilisation
Tout particulièrement pour les intéressantes conférences que l'on propose. Consulter l’agenda culturel du mois.

Musée nationale des beaux-arts du Québec
La grande salle dédiée à Jean-Paul Riopelle (1923-2002) est une exposition permanente libre d’accès. Une autre exposition permanente est consacrée à l’oeuvre de Charles Daudelin (1920-2001). Les expositions temporaires sont généralement d'importance. Quelques mots sur le restaurant du Musée: une cuisine de qualité et l’une des plus belles vues de Québec.

Parc Cavalier-Du-Moulin
Tout petit parc au bout de la rue Mont-Carmel dans le Vieux-Québec. Très paisible endroit.

Parc de la Plage de la Jacques-Cartier
Magnifique endroit pour se promener tout en observant le fleuve Saint-Laurent. À quelques pas des ponts. Deux accès, l'un par le Chemin Saint-Louis, l'autre par la marina de Cap-Rouge.
636, chemin de la Plage-Jacques-Cartier, Québec, tél.: 418-654-4443

Patinoire de la Place d’Youville
Cette photographie donne un bon aperçu de cette patinoire située au cœur du Vieux-Québec. Elle est petite mais tout à fait charmante. C’est surtout une attraction touristique. Grâce à son système de réfrigération, elle est ouverte dès la fin octobre jusqu'à la mi-mars.

Piscines, pataugeoires et jeux d'eau
Les séances de bain libre sont gratuites.

Pizzéria La Fornarina
Savoureuses pizzas italiennes. Les propriétaires sont adorables. L'endroit est tout à fait charmant. Une chronique sur le site de Radio-Canada en parle élogieusement : La savoureuse simplicité de La Fornarina : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1080249/pizzeria-la-fornarina-quebec-rue-st-jean
1, rue Saint-Jean, Québec, tél.: 418-522-4118

Promenade Samuel-De Champlain
Véritable oasis de paix en pleine ville. Cette superbe promenade est aménagée le long du fleuve Saint-Laurent sur près de 2,5 kilomètres.

Provisions inc.
Épicerie très couru sur la rue Cartier pour les légumes et fruits frais.
1115, rue Cartier, Québec, G1R 2S6, tél.: 418-525-7154

Restaurant Aux Deux Violons
Cuisine du Maghreb, simple et goûteuse, offerte à prix raisonnable. Tous les plats sont servis avec riz ou frites maison. Local spacieux et joliment décoré. Personnel courtois et sympathique. Possibilité d'apporter son vin.
310, boulevard René-Lévesque Ouest, Québec, G1S 1R9, tél.: 418-523-1111

Resto-Café au port de la Goulette
Succulents mets marocains et tunisiens. Une cuisine raffinée. Au 56 boulevard René Lévesque Ouest.

Terrasse Pierre-Dugua-De Mons
Accessible par l'avenue Saint-Denis, à quelques pas du Château Frontenac. De cet endroit, nous avons une vue superbe du fleuve Saint-Laurent et de l'île d'Orléans. Bel endroit pour pique-niquer.

mardi 12 octobre 2010

Gaz de schiste

Pétition en ligne pour un moratoire sur les gaz de schiste.
Cette pétition est accessible sur le site web de l’Assemblée nationale du Québec. Celle-ci demande un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste au Québec.

dimanche 10 octobre 2010

Zen évasion et Au hasard de connivences

Zen évasion est un site-blog personnel de Jean-Louis MILLET sur lequel sont assemblés les résultats d'exploration des diverses voies que Jean-Louis a explorées dans les domaines des arts et de la pensée (du spirituel au politique). Site-blog car l’auteur en use le plus souvent à la façon d'un blog — pré-formé qui n'existait pas lors de sa création ... — mais il met aussi à profit les fonctionnalités propres d'un vrai site.

Au hasard de connivences est un site d'art et de poésie à quatre mains.

mercredi 6 octobre 2010

Portrait de Philip Glass


Un excellent film documentaire qui révèle des facettes de la vie professionnelle, artistique et privée du musicien Philip Glass.

Un film intimiste, touchant et respectueux de l’œuvre et de la vie de ce grand compositeur.

Quelques références en lien avec ce film sur Philip Glass:

Sa professeure de musique terrifiante : Nadia Boulanger.

La tradition toltèque (chamanisme mexicain) avec Victor Sanchez et les quatre accords.


vendredi 1 octobre 2010

Vérité

« Il faut toujours suivre ceux qui cherchent la vérité et fuir ceux qui l'ont trouvée. »
André Gide (citation puisée dans : Pierre Billard. Louis Malle : Le rebelle solitaire. Paris : Plon, 2003, p. 302)

mercredi 29 septembre 2010

Butô

Le butô est une danse japonaise qualifiée de « subversive » qui se caractérise par la lenteur, la poésie et le minimalisme.

Rituel très dépouillé, à la rythmique généralement douce et lente, parfois extrêmement lente.

Le corps des danseurs est enduit de poudre blanche, le crâne est rasé, ils sont presque nus. Avec les effets de lumière, on a l’impression de voir apparaître des spectres lumineux dans la nuit.

Ce type de danse explore les expressions du corps, du visage et du souffle pour traduire des émotions d'une grande intensité. Il invite au recueillement et à une présence plus aiguisée à ce qui se passe en soi et autour de soi. Il procure un effet très apaisant.

Intéressant document vidéo sur le butô. Vous y entendrez Ushio Amagatsu, le directeur, chorégraphe et concepteur de Sankai Juku, qui s’exprime sur son art.

mardi 28 septembre 2010

Sur le chemin des glaces (Werner Herzog)

Dans un livre d’une écriture belle et poétique, le cinéaste allemand Werner Herzog relate une expérience assez singulière qu’il vécut.

Du 23 novembre au 14 décembre 1974, il entreprit une longue promenade, en solitaire, le menant de Munich à Paris. L’une de ses amies, Lotte Eisner, critique de cinéma, se trouvait à Paris, malade au point d’en mourir. Alors un peu pour conjurer le sort, pour déjouer la mort, il décida d’aller la retrouver à pied, ayant la certitude que, ce faisant, elle survivrait.

Son petit carnet de notes, qu’il donne à lire, est un récit formidable, rempli d’observations et de réflexions. Il parle de ce que la marche offre, à voir et à penser. Il parle de ce que signifie l’épreuve et de la manière de la surmonter. Car il faut le dire, son périple ne fut pas facile. Il dut affronter le froid, le vent, la violente tempête, les nuages bas, la pluie, l’eau qui dégouline, le grésil et la neige brûlante en plein visage, le corps qui souffre (douleurs aux pieds et aux jambes), l’épuisement et, parfois, l’envie de rebrousser chemin, de faire demi-tour, d’interrompre ce projet, en apparence, si insensé.

Il marcha à travers des champs et des forêts, parfois le long d’une nationale. Il emprunta des sentiers de montagne et il dormit dans des granges à foin ou des maisons inhabitées. Il trouva parfois refuge dans les abris d’autobus et fit de brèves haltes de repos à proximité des monuments aux morts et dans quelques auberges. Trouver un gîte pour la nuit devint souvent périlleux.

Le paysage l’invita à la réflexion. Les impressions nées de cette longue et périlleuse marche sont savoureuses. Tant de choses passent dans la tête du marcheur. L’odeur des champs est si puissante. En marchant, on rencontre des masses de choses jetées. Marcher fait souffrir aussi. La soif est parfois si forte que le marcheur n’en vient qu’à penser en terme de soif. En marchant, toutes sortes de bruits se font entendre. L’air s’emplit de sifflements, l’oreille est à l’écoute.

Le marcheur fait l’expérience du silence et de la formidable solitude. Herzog le ressentit vivement en s’enfonçant dans une forêt : « Quelle qualité de silence autour de moi! » À d’autres instants, la solitude de la forêt, dans sa profondeur ténébreuse, rappelait le silence de mort, le vent seul s’agitant. La solitude est-elle bénéfique? « Oui, assurément, répond l’auteur, elle nous ouvre à des intuitions dramatiques de l’avenir. »

Dans les instants de parfaite harmonie, d’euphorie avec lui-même, comme en suspens, où l’air est d’une pureté et d’une fraîcheur parfaites, d’agréables sensations envahissent le marcheur.

Tout au long du chemin, les buses l’accompagnèrent. Des souris, il en vit en grand nombre. Elles bruissaient dans l’herbe couchée. Seul celui qui marche voit les souris et se lie d’amitié avec elles. Et il y a tant de chiens. En voiture, ça se dérobe à notre perception, comme les odeurs de foin et les arbres gémissants. Un corbeau se posa sur le toit d’une maison, la tête dans les épaules, ne bougeant pas, sous la pluie. Longtemps, il était encore là, grelottant, solitaire et calme. Un sentiment de fraternité monta en Herzog et la solitude l’envahit. Il vécut ainsi de longs moments où il ne dit pas mot à qui que ce soit, où il ne vit personne. À force de solitude, la voix déraillait, ne pouvant que pépier.

Il vit des villages abandonnés du monde et des gens fatigués, des villes horribles et des lieux entièrement déserts, sans hommes ni refuges.

Dans ce journal de marche, le passage du réel à l’imaginaire se succède, la randonnée fournissant la nourriture nécessaire à l’imagination. Lorsque l’auteur rencontrait des moments de déprime, il dialoguait longuement avec lui-même et les personnages imaginaires de son cinéma.

La marche! Chacun de nous devrait marcher. Herzog, lui, il se sentit voler à skis.

Herzog, Werner. Sur le chemin des glaces : Munich-Paris du 23-11 au 14-12-1974; traduit de l’allemand par Anne Dutter. Paris: Payot : Rivages, c1996, 113 p.

jeudi 23 septembre 2010

Domestication de l’homme

Pourquoi le travail représente-t-il une forme de dressage, de « domestication » de l’homme?

« Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin, et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. »
NIETZSCHE, citation littérale d’Aurore, « Les apologistes du travail », paragraphe 173 (référence : Martin Duru, « L’être et le boulot, panorama des théories du travail », Philosophie Magazine, Dossier : « Le travail nuit-il à la santé ? », mensuel numéro 39, mai 2010, p. 46)

lundi 20 septembre 2010

Vacances

Des vacances ne comportent pas nécessairement un déplacement.

Elles supposent au préalable que l’on cherche à se rendre la vie agréable en se permettant de faire ce que l'on ne fait pas, faute de temps ou pour toutes autres raisons. Le lieu importe peu.

Cela peut se réduire à une activité toute simple comme lire un livre. Cette simple activité promet de grandes choses, dont celles de l’émerveillement, de l’apprentissage de nouveaux savoirs ou de la rencontre avec un écrivain dont les propos stimulent et amènent à voir autrement.

C’est ainsi que je vis chaque rencontre avec le penseur indien Krishnamurti. Ses écrits sont tellement riches de sens qu’ils font voyager.

Les vacances peuvent être toutes simples et très agréables à vivre.

mercredi 15 septembre 2010

Disponibilité

Disponibilité rime avec altruisme et générosité. Ne lit-on pas dans Le Petit Robert qu’une personne disponible est une personne « qui peut disposer librement de son temps », « qui peut interrompre ses activités pour s’occuper d’autrui »? Malgré ces belles intentions, il se manifeste parfois tout le contraire, soit de l’avarice et un esprit mesquin. Car, comme le dit si bien Carlos Castaneda dans Les leçons de Don Juan, « à se rendre trop disponible, on s’épuise et on épuise les autres. On agit comme l’avare, comme celui qui craint toujours d’en manquer, qui mange plus qu’il n’a faim, qui manque de probité et de délicatesse ».

vendredi 10 septembre 2010

Relativisme nietzschéen

« Il n'y a pas de vérité, il n'y a que des perspectives sur la vérité. »

« Nietzsche ne voyait de valeur qu’individuelle. Le relativisme d’aujourd’hui exprime toute autre chose. Dans sa version actuelle, cette vision du monde selon laquelle « tout se vaut », toute réflexion sur le Vrai étant vaine puisque « ça dépend », ce relativisme exprime surtout le poids d’appartenances sociales, communautaires ou grégaires. C’est ce relativisme-là – à la fois haine de la pensée et de la singularité – qui justifierait le plus un retour de Nietzsche et de son marteau. »
– Propos du philosophe Charles PÉPIN (Philosophie Magazine, mensuel numéro 39, mai 2010, p. 6)

mardi 7 septembre 2010

Apparence physique

Pourquoi dissimuler les cheveux gris?  Craint-on d’être pointé du doigt ou exclu de certaines sphères de la société? Avons-nous peur de ne plus séduire? Est-ce si important de plaire physiquement?

Pour un grand nombre de femmes, la question de dissimuler ou non les cheveux gris est une « grande affaire ». Redoutent-elles de ne plus être l’objet des regards concupiscents des hommes? Tel le personnage de Chantal dans L’identité de Kundera qui constate avec désarroi qu’elle vit « dans un monde où les hommes ne se retourneront plus jamais sur moi. » (p. 23).

Lorsque l’extinction progressive du corps se manifeste, nous le ressentons parfois durement. Mais, petit à petit, le regard se transforme et l’on n’accorde plus la même importance à l’apparence physique. On s’en détache lentement. Ce détachement fait partie d’un processus sain et tout à fait normal. C’est le contraire qui ne l’est pas. Chose courante et observable, plus un individu se préoccupe d’une manière trop soutenue de son aspect extérieur, moins il vieillit avec grâce et noblesse.

Vieillir ne veut pas dire qu’il faut se négliger ou se morfondre, ni se résoudre à ne plus plaire (tout d'abord et principalement à soi-même). Il y a mille manières de plaire. Prenons juste le temps d’y penser.

Ce dont nous avons besoin en vieillissant, c’est d’un regard d’amour, et ce regard-là n’est pas l’apanage de la jeunesse.

Notre société réserve un très mauvais sort à ses membres vieillissants, tant les hommes que les femmes, en allouant « à ce qui est jeune » l’unique valeur.