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Choisir ce que vous laissez entrer dans votre esprit

Personnellement, nous avons banni tout visionnement de films, reportages ou émissions qui traitent de la violence en la magnifiant tout en la banalisant. Nous prenons les nouvelles surtout dans la presse écrite et nous avons horreur de voir les images des bombardements dans les médias : nous ne sommes pas sans savoir qu’il y a du vivant sous ces bombes — des arbres, des animaux, des oiseaux, des humains qui souffrent et se meurent. Nous nous éloignons des réseaux sociaux qui mettent en scène la force sous toutes ses formes. Nous savons trop bien que la violence et la puissance possèdent un pouvoir de séduction redoutable, et que l’on peut s’y laisser aller, en tant que peuple comme en tant qu’individus. Cette séduction est dangereuse, car elle désensibilise et nous éloigne de notre humanité. Nous ne nions pas la violence du monde, nous refusons d’en consommer la mise en scène. Ce qui est très différent de s’aveugler ou de se fermer les yeux. Ouvrir le regard à la beauté, à la sensibili...

Vacances

Des vacances ne comportent pas nécessairement un déplacement.

Elles supposent au préalable un esprit d'ouverture et de découverte, mû par un désir de rompre, ne serait-ce qu'un peu, avec son quotidien, en se permettant de faire ce que l'on ne fait pas d'habitude, faute de temps ou pour toutes autres raisons. Le lieu importe peu.

Cela peut se réduire à une activité toute simple comme lire un livre. Cette simple activité promet de grandes choses, dont celles de l’émerveillement, de l’apprentissage, de nouveaux savoirs ou la rencontre avec un écrivain dont les propos stimulent et amènent à voir autrement.

C’est ainsi que je vis chaque rencontre avec le penseur indien Krishnamurti. Ses écrits sont tellement riches de sens qu’ils font voyager.

Les vacances peuvent être toutes simples et très agréables à vivre.

Chartrand Saint-Louis