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Un temps pour soi

Dans cette photographie prise à contre-jour, on a l’impression que la scène a été photographiée en noir et blanc, alors que ce n’est pas le cas. Ce sont les forts contrastes qui ressortent. On y voit un homme seul, assis sur le banc d’une table de pique-nique, entouré d’arbres et d’un immense espace. Un temps pour soi. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Apparence physique

Pourquoi dissimuler les cheveux gris ?  Craint-on d’être pointé du doigt ou exclu de certaines sphères de la société ? Avons-nous peur de ne plus séduire ? Est-ce si important de plaire physiquement ?

Pour un grand nombre de femmes, la question de dissimuler ou non les cheveux gris est une « grande affaire ». Redoutent-elles de ne plus être l’objet d'attention ? Tel le personnage de Chantal dans L’identité de Kundera qui constate avec désarroi qu’elle vit « dans un monde où les hommes ne se retourneront plus jamais sur moi. » (p. 23).

Lorsque le déclin progressif du corps se manifeste, nous le ressentons parfois assez durement. Mais, petit à petit, le regard se transforme et on n’accorde plus la même importance à l’apparence physique. On s’en détache lentement. Ce détachement fait partie d’un processus sain et tout à fait normal. C’est le contraire qui ne l’est pas. Chose courante et observable, plus une personne se préoccupe d’une manière soutenue de son aspect extérieur, moins elle vieillit avec grâce et noblesse.

Vieillir ne veut pas dire qu’il faut se négliger ou se morfondre, ni se résoudre à ne plus plaire (tout d'abord et principalement à soi-même). Il y a mille manières de plaire. Prenons juste le temps d’y penser.

Ce dont nous avons besoin en vieillissant, c’est d’un regard d’amour, et ce regard-là n’est pas l’apanage de la jeunesse.

– Chartrand Saint-Louis