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La vie du bon côté : l’héritage de ma mère

Sa joie de vivre, son amour profond pour l’existence et pour les gens simples et bons, ainsi que sa manière de voir la vie du bon côté, sont les marques indélébiles de l’héritage qu’elle nous laisse. Elle adorait le sport, surtout la balle molle et le hockey. Elle y a joué, elle a accompagné les jeunes, et chacun savait combien elle en connaissait les moindres détails. Elle aimait aussi les jeux : le bingo, les cartes, les casse‑têtes et le Tock. Stratégique, toujours partante, et bonne perdante, elle apprenait vite et avec plaisir. Je me souviendrai toujours de ce jour-là : elle venait de passer un examen difficile à l’hôpital. C’était pénible, d’autant plus qu’elle n’était déjà pas en grande forme. J’étais certaine qu’elle irait se coucher dès son retour, tant l’examen avait été éprouvant. Mais non : mes cousines sont venues jouer au Tock, et c’était comme s’il ne s’était rien passé. À ma grande stupéfaction, elle riait, s’amusait… C’était tout à fait elle : elle ne s’assombrissa...

Apparence physique

Pourquoi dissimuler les cheveux gris ?  Craint-on d’être pointé du doigt ou exclu de certaines sphères de la société ? Avons-nous peur de ne plus séduire ? Est-ce si important de plaire physiquement ?

Pour un grand nombre de femmes, la question de dissimuler ou non les cheveux gris est une « grande affaire ». Redoutent-elles de ne plus être l’objet d'attention ? Tel le personnage de Chantal dans L’identité de Kundera qui constate avec désarroi qu’elle vit « dans un monde où les hommes ne se retourneront plus jamais sur moi. » (p. 23).

Lorsque le déclin progressif du corps se manifeste, nous le ressentons parfois assez durement. Mais, petit à petit, le regard se transforme et on n’accorde plus la même importance à l’apparence physique. On s’en détache lentement. Ce détachement fait partie d’un processus sain et tout à fait normal. C’est le contraire qui ne l’est pas. Chose courante et observable, plus une personne se préoccupe d’une manière soutenue de son aspect extérieur, moins elle vieillit avec grâce et noblesse.

Vieillir ne veut pas dire qu’il faut se négliger ou se morfondre, ni se résoudre à ne plus plaire (tout d'abord et principalement à soi-même). Il y a mille manières de plaire. Prenons juste le temps d’y penser.

Ce dont nous avons besoin en vieillissant, c’est d’un regard d’amour, et ce regard-là n’est pas l’apanage de la jeunesse.

Chartrand Saint-Louis