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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Disponibilité

Disponibilité rime avec altruisme et générosité. Ne lit-on pas dans Le Petit Robert qu’une personne disponible est une personne « qui peut disposer librement de son temps », « qui peut interrompre ses activités pour s’occuper d’autrui »? Malgré ces belles intentions, il se manifeste parfois tout le contraire, soit de l’avarice et un esprit mesquin. Car, comme le dit si bien Carlos Castaneda dans Les leçons de Don Juan, « à se rendre trop disponible, on s’épuise et on épuise les autres. On agit comme l’avare, comme celui qui craint toujours d’en manquer, qui mange plus qu’il n’a faim, qui manque de probité et de délicatesse ».