lundi 17 mai 2021

Merle d'Amérique


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 3 mai 2021, 18:12, Rue Fraser)

vendredi 14 mai 2021

La lumineuse journée de printemps



« C'était une plaisante matinée avec des nuages légers et un ciel bleu et clair. Il avait plu et l'air était pur. Chaque feuille était neuve et le triste hiver était terminé; chaque nouvelle feuille, dans le soleil scintillant, savait qu'elle n'avait aucune relation avec le printemps de l'année précédente. Le soleil brillait à travers les nouvelles feuilles, répandant une douce lumière verte sur le chemin mouillé qui, à travers les bois, menait à la route principale qui desservait la grande ville.

Des enfants jouaient par là, mais ils ne contemplaient jamais cette jolie journée de printemps. Ils n'en avaient pas besoin, car ils étaient le printemps. Leurs rires et leurs jeux participaient de l'arbre, de la feuille, de la fleur. Vous le sentiez, vous ne l'imaginiez pas. C'était comme si les feuilles et les fleurs prenaient part aux rires, aux cris et aux trajectoires du ballon. Chaque brin d'herbe, et le pissenlit jaune, et la tendre feuille si vulnérable, tout cela faisait partie des enfants, et les enfants étaient une partie de toute la terre. La ligne de séparation entre l'homme et la nature avait disparu; mais l'homme sur la piste avec sa voiture de course et la femme qui revenait du marché n'en étaient pas conscients. Peut-être ne regardaient-ils jamais le ciel, la feuille tremblante, le blanc lilas. Ils portaient leurs problèmes dans leurs coeurs et le coeur ne regardait jamais les enfants ou la lumineuse journée de printemps. La grande pitié de cela était qu'ils procréaient ces enfants, lesquels bientôt deviendraient l'homme sur sa piste de course et la femme revenant du marché; et le monde, de nouveau, s'obscurcirait. C'est en cela que résidait la douleur sans fin. L'amour, en cette feuille, s'envolerait au prochain automne. »

– Krishnamurti, La révolution du silence, Éditions Stock, 1990, p. 188

Montage, photographies et narration : Chartrand Saint-Louis

Musique :

"Earnest" par Kevin MacLeod est protégée par une licence Creative Commons Attribution 4.0. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100248
Artiste : http://incompetech.com/

jeudi 13 mai 2021

Tulipes


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 30 avril 2021, 16:35, Rue De Maisonneuve)

mardi 11 mai 2021

La pensée est devenue une distraction

« Lorsque je veux comprendre, examiner une question, je n'ai guère besoin d'y penser : je la « regarde ». Dès l'instant que je commence à y penser, à avoir à son sujet des idées et des opinions, je suis déjà dans un état de distraction, regardant ailleurs. (...)

C'est cette capacité de regarder sans distraction nos problèmes, qui est leur seule solution. »

– Krishnamurti, La première et dernière liberté, Éditions Stock, 1994, p. 126

dimanche 9 mai 2021

Mangeoire pour oiseaux


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 18 avril 2021, 18:01, Plaines d'Abraham)

mercredi 5 mai 2021

L'oiseau sur un fil électrique


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 18 avril 2021, 16:42, Avenue des érables)

lundi 3 mai 2021

L'ignorance-illusion

« Pourquoi le commencement de l'ignorance, en fait, le commencement de la ronde de l'existence, est-il déclaré inconnu et impossible à connaître ?

Le Bouddhisme répond : Les idées que nous pourrions concevoir au sujet d'un tel commencement seraient le fruit de raisonnements influencés par l'ignorance. Toutes nos idées, même celles que l'on dénomme abstraites, ont leur racine en des perceptions et des sensations dues à l'activité des sens (l'esprit comptant, chez les bouddhistes, pour sixième sens). Le pouvoir des sens, comme moyen de connaissance, est limité; il ne s'étend pas au-delà du domaine de la relativité et, par conséquent, les sens ne peuvent fournir que des données d'une exactitude toute relative. Les faits qu'ils saisissent ne sont exacts que pour l'homme immergé dans la « ronde des existences » constituée par l'ignorance, le désir et l'action.

Toutes les spéculations auxquelles les hommes se sont livrés au sujet d'une cause initiale du monde dont ils font partie, n'ont jamais été que des produits de leur esprit, nourri de ce qui existe dans ce monde. Elles se sont exercées, comme en un vase clos, dans le cercle de notre monde particulier dont les frontières infranchissables sont constituées par la limitation de nos moyens de perception physiques et intellectuels. »

– Alexandra David-Néel, Le Bouddhisme du Bouddha : Ses doctrines, ses méthodes et ses développements mahayanistes et tantriques au Tibet, édition augmentée et définitive, Éditions du Rocher, 1977, 1989, p. 206-207

samedi 1 mai 2021

Nature morte


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 3 mars 2021, 15:04, Plaines d'Abraham)

jeudi 29 avril 2021

Le vide intérieur

« Il n'y a d'effort que lorsqu'on cherche à s'évader de ce vide intérieur, par l'action, par la contemplation, par des acquisitions, par des réussites, par le pouvoir, etc. C'est de cela qu'est faite notre existence quotidienne. »

Or, si l'on ne fait pas d'efforts pour fuir ce vide intérieur, qu'arrive-t-il ?

(...) Ne cherchant plus à éviter ce sens intérieur de vacuité, nous regardons, nous observons, nous acceptons ce qui « est »; alors surgit un état créateur où toute lutte a cessé, un état qui n'est pas le produit de l'effort. Ce qui « est » est vacuité, insuffisance et lorsqu'on vit avec ce vide intérieur et qu’on le comprend, une réalité surgit, une intelligence créatrice en laquelle, seule, est le bonheur.

(...) L'on peut comprendre cela lorsqu'on est parfaitement conscient de ce qui se passe en soi au moment où l'on agit. Observez-vous au cours d'une action; observez non seulement vos gestes mais le mouvement de votre pensée et de vos sentiments. Si vous le percevez clairement, vous verrez que le processus de la pensée, lequel est aussi sentiments et action, est basé sur l'idée de devenir. Et cette idée ne surgit que lorsqu'il y a un sens d'insécurité, et ce sens d'insécurité provient de la perception du vide intérieur. Si l'on est conscient de ce processus de la pensée et de l'émotion, l'on voit qu'il s'y déroule une perpétuelle bataille où s'exerce un effort de changer, de modifier, de transformer ce qui « est ». Et, par la connaissance de soi, par une constante lucidité, l'on voit que cette lutte, que ces efforts en vue de devenir, ne mènent qu'à la déception, à la douleur, à l'ignorance.

Mais vivre en état de connaissance en ce qui concerne ce vide intérieur et vivre avec lui en l'acceptant totalement, c'est découvrir une extraordinaire tranquillité, un calme qui n'est pas fabriqué, construit, mais qui résulte de la compréhension de ce qui « est ». Seul cet état de paix est un état d'être créateur. »

– Krishnamurti, La première et dernière liberté, Éditions Stock, 1994, p. 77-78

mardi 27 avril 2021

Tête de cheval


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 18 février 2021, 14:40, Avenue Murray)

dimanche 25 avril 2021

Ce que vous êtes, le monde l'est

« Ce que vous êtes, ce que vous pensez et sentez, ce que vous faites dans votre existence quotidienne est projeté au-dehors et constitue notre monde. Si nous sommes malheureux et dans un état intérieur de confusion et de chaos, c'est cela qui, par projection, devient le monde, devient la société, parce que les rapports entre vous et moi, entre « moi et l'autre » sont la société. Celle-ci est le produit de nos relations réciproques, lesquelles étant mal posées, égocentriques, étroites, limitées, engendrent, par projection, un chaos. »

« Il nous faut donc commencer tout près de nous, c'est-à-dire dans notre vie quotidienne, là où nos pensées, nos sentiments et nos actions de tous les jours se révèlent à nous, dans notre manière de gagner notre vie et dans nos relations avec les idées et les croyances.  »

« La société est ainsi construite qu'elle est un processus de conflits perpétuels, d'un perpétuel « devenir ». Elle est basée sur l'avidité, le désir, l'envie du supérieur. »

« Si vous et moi nous nous limitions à gagner de quoi vivre, nous trouverions un moyen d'y parvenir, sans nous laisser entraîner dans les compétitions de l'envie. L'envie est un des facteurs les plus destructeurs des relations humaines, car elle indique un désir de puissance. »

– Krishnamurti, La première et dernière liberté, Éditions Stock, 1994, p. 43-44

vendredi 23 avril 2021

L'oiseau perché
(pleinement vivant)


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 4 février 2021, 15:46, Plaines d'Abraham)

mercredi 21 avril 2021

Méditation bouddhique

« Celui qui désire obtenir la Voie doit s'asseoir dans un lieu désert et fermé. Tandis qu'il expire et aspire, il observe ce mouvement respiratoire : il sait s'il est court ou long.

Il observe, sans s'y attacher, les formes qui apparaissent et il en est pleinement conscient.

Que l'air soit retenu ou non, il observe, et toutes les formes qui apparaissent, il en est pleinement conscient : il les observe une à une et c'est ainsi qu'il médite.

Quelles que soient les formes qui apparaissent, il les considère extérieurement, il les considère intérieurement.

En observant et méditant ainsi, il éprouve de la joie.

S'il lui arrive d'avoir une pensée étrangère, il ne doit pas s'y attarder.

C'est une perle rare en ce monde que d'avoir un coeur sans désir et suivre la Voie correcte; par conséquent, si, en son coeur, il y a de nouveau le moindre mouvement de désir, il doit l'arrêter avec soin et tout de suite revenir à sa pratique.

Quand il procède ainsi avec son esprit, il ressemble à un homme qui possède un miroir souillé où l'on ne peut voir aucune image; en le frottant, il lui enlève sa crasse et aussitôt l'on peut voir des images.

Celui qui a écarté la convoitise, la haine et la sottise ressemble à un miroir frotté.

Alors, avec attention, il médite : "Sous le ciel, il n'y a rien qui soit stable, rien qui dure à jamais." »

– Bouddha, extrait puisé dans le livre Paroles du Bouddha tirées de la tradition primitive, Textes choisis, présentés et traduits du chinois par Jean Eracle, Paris : Éditions du Seuil, 1991, p. 244

lundi 19 avril 2021

Échelle et cheminée


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 29 janvier 2021, 16:30, Avenue des érables)

samedi 17 avril 2021

Les fardeaux d'hier

« Les vies que nous menons comportent, en général, très peu de solitude. Même lorsque nous sommes seuls, elles sont encombrées par tant d'influences, de connaissances, de souvenirs, d'expériences, de soucis, de chagrins, de conflits, que nos esprits s'alourdissent de plus en plus, deviennent de plus en plus insensibles dans leurs routines monotones. Ne sommes-nous jamais seuls ? Sommes-nous toujours surchargés des fardeaux d'hier ? »

– Krishnamurti, Se libérer du connu, Éditions Stock, 1977, p. 133

jeudi 15 avril 2021

L'arbre et l'ombre



« C'était une prairie vaste et luxuriante, entourée de vertes collines. Cette matinée était lumineuse, étincelante de rosée et les oiseaux chantaient aux cieux et à la terre. Dans cette prairie qui avait tant de fleurs se dressait un arbre, seul, majestueux. Il était grand, harmonieux et avait, ce matin-là, un sens particulier. Il projetait une ombre longue et profonde et entre l'arbre et l'ombre, il y avait un silence extraordinaire. (...) C'était un arbre vraiment splendide, avec les feuilles de ce printemps déjà avancé, frémissantes dans la brise.... Il y avait en lui une grande majesté. »

« Ce matin-là, son ombre était très marquée et très claire. Elle avait l'air de s'étendre au-delà des collines, vers d'autres collines. C'était, en vérité, un endroit propice à la méditation si vous saviez méditer, un endroit très tranquille. Alors si votre esprit était aiguisé et clair, il devenait, lui aussi silencieux, il ne se laissait pas influencer par tout ce qui l'entourait, il faisait partie de cette lumineuse matinée... Cette beauté serait toujours là, dans la prairie, avec cet arbre. »

– Krishnamurti, La révolution du silence, Éditions Stock, 1990, p. 201-202

Montage, photographies et narration : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : La vallée et les collines des Laurentides, vue du parc des Braves, 4 et 7 mars 2021; l'arbre majestueux, 8 avril 2021, Plaines d'Abraham)

Musique :
"Heartbreaking" par Kevin MacLeod est protégée par une licence Creative Commons Attribution 4.0. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100208
Artiste : http://incompetech.com/

mardi 13 avril 2021

Un nuage dans le ciel


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 5 novembre 2020, 15:26, Plaines d'Abraham)

« Laisser flotter son esprit comme une eau courante ou un nuage dans le ciel, sans objet de méditation. »

– Phrase extraite du livre de Philip Kapleau, Les trois piliers du zen (textes rassemblés et présentés par P. Kapleau), Paris: Éditions Almora, 2016, p. 315

dimanche 11 avril 2021

Pleurer sur soi

« Pleurer par solitude, parce qu'on a été abandonné, ou parce qu'on a perdu son prestige, ou parce qu'on se plaint du sort, ou parce qu'on accuse le milieu, c'est toujours ce « vous-même » en pleurs. Comprenez-le, entrez aussi directement en contact avec cette réalité que si vous touchiez un arbre, un pilier, une main, et vous verrez que cette douleur est auto-engendrée, qu'elle est créée par la pensée. »

– Krishnamurti, Se libérer du connu, Éditions Stock, 1977, p. 103

vendredi 9 avril 2021

Se promener dans la nature


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 31 mars 2021, 14:51, Plaines d'Abraham)

« Supposez que vous vous promeniez seul, ou en compagnie, que vous ayez cessé de parler, et que vous soyez plongé dans la nature. Aucun aboiement ne se fait entendre, pas un bruit de voiture, pas un battement d'ailes. Vous êtes complètement silencieux et la nature autour de vous est totalement silencieuse aussi. Cet état de silence, à la fois de l'observateur et de l'observé, lorsque le témoin ne traduit pas en pensées ce qu'il observe, ce silence dégage une beauté d'une qualité particulière où ni la nature ni l'observateur ne sont là, mais un état d'esprit entièrement, complètement seul : seul, non isolé, seul en une immobilité qui est beauté. »

– Krishnamurti, Se libérer du connu, Éditions Stock, 1977, p. 113

mercredi 7 avril 2021

Point de vue de l'escalier
du Cap-Blanc


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 18 janvier 2021, 16:45, Plaines d'Abraham)

lundi 5 avril 2021

Se savoir seul

« Nous savons tous en quoi consiste l'isolement : on construit des murs autour de soi afin de n'être atteint par rien, de n'être pas vulnérable; on on cultive le détachement, qui est une autre forme d'agonie; ou on vit dans la tour d'ivoire onirique de quelque idéologie. Se savoir seul, c'est tout autre chose.

On n'est jamais seul tant qu'on est rempli de souvenirs, des conditionnements, des soliloques du passé : les déchets accumulés du passé encombrent les esprits. Pour être seul, on doit mourir au passé. Lorsqu'on est seul, totalement seul, on n'appartient ni à une famille, ni à une nation, ni à une culture, ni à tel continent : on se sent un étranger. L'homme qui, de la sorte, est complètement seul, est innocent et c'est cette innocence qui le délivre de la douleur.

Nous traînons avec nous le fardeau de ce que des milliers de personnes ont dit, et la mémoire de toutes nos infortunes. Abandonner définitivement tout cela, c'est être seul et non seulement innocent, mais jeune aussi – non en nombre d'années, mais innocent, jeune, vivant à tout âge...

En cette solitude, on commence à comprendre à la nécessité de vivre avec soi-même tel que l'on est, et non tel qu'on devrait être ou tel que l'on a été.

Voyez si vous pouvez vous voir sans émotion, ni fausse modestie, ni crainte, ni justifications ou condamnations, si vous pouvez vivre avec vous-mêmes tels que vraiment, vous êtes. »

– Krishnamurti, Se libérer du connu, Éditions Stock, 1977, p. 85-86

samedi 3 avril 2021

Deux Arcs


Photo : Chartrand Saint-Louis
(Artiste : Bernar Venet. Titre : Deux Arcs de 245,5º chacun. Date de production : 1997. Emplacement : Musée national des beaux-arts du Québec)
(prise de vue : 21 mars 2021, 13:39, Plaines d'Abraham)

jeudi 1 avril 2021

La terre en sommeil



« C'était l'hiver; les arbres avaient perdu toutes leurs feuilles et leurs silhouettes dénudées se découpaient sur le ciel clair. Même les quelques sapins qui gardaient leur parure semblaient souffrir du vent mordant et des nuits glaciales. Au fond du paysage, les montagnes étaient recouvertes de neige, et de gros nuages blancs se collaient à leurs flancs. L'herbe était rousse, car il n'avait pas plu depuis plusieurs mois, et les prochaines pluies de printemps étaient encore loin. La terre était en sommeil. Les haies ne connaissaient plus la joyeuse animation des oiseaux et de leurs couvées, et les chemins étaient secs et poudreux. Sur le lac, quelques canards se reposaient avant de reprendre leur vol en direction du sud. Les montagnes détenaient les promesses d'un nouveau printemps, et la plaine rêvait en l'attendant. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ?, Intégrale, « Le sommeil », préambule, J'ai lu, 2015, chapitre 16, p. 57

Montage, photographies et narration : Chartrand Saint-Louis

Musique :
"Comfortable Mystery 3 - Film Noire" par Kevin MacLeod est protégée par une licence Creative Commons Attribution 4.0. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100536
Artiste : http://incompetech.com/

mardi 30 mars 2021

Le sommeil

« Le corps se régénère dans le sommeil; l'organisme, qui a sa vie propre, y puise de nouvelles forces. »

« Pendant le sommeil, les désirs s'apaisent, et ainsi ne contrarient plus l'organisme... Il est manifeste que moins on contrarie l'organisme, mieux il s'en trouve; moins l'esprit impose sa loi à l'organisme, plus saines et naturelles sont ses fonctions. »

« Toutes les couches de la conscience peuvent communiquer entre elles pendant l'état de veille, et aussi pendant le sommeil; et, naturellement, cela est essentiel. Cette communication libère l'esprit de l'importance q'il a toujours tendance à s'attribuer, et ainsi l'esprit perd son caractère de facteur primordial. Il se trouve ainsi délivré, librement et naturellement, de ses activités et de ses efforts qui l'enfermaient plus étroitement en lui-même. Le besoin de devenir se trouve ainsi complètement annulé, le besoin d'accumuler ne se fait plus ressentir. »

« Mais il se produit autre chose dans le sommeil. On y trouve une réponse à nos problèmes. Lorsque l'esprit conscient est au repos, il est capable de recevoir une réponse. Mais ce qui est beaucoup plus significatif et important que tout cela est le renouvellement qui ne peut s'obtenir par aucune pratique. (...) Ce renouvellement créateur ne peut avoir lieu s'il y a participation volontaire d'un sujet désireux de devenir. L'esprit doit renoncer à tout désir d'accumuler, de mettre en réserve des expériences dans le but de réaliser de nouvelles expériences. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ?, Intégrale, « Le sommeil », préambule, J'ai lu, 2015, chapitre 16, p. 57-58

dimanche 28 mars 2021

Boisé de thuyas


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 25 mars 2021, 14:04, Plaines d'Abraham)

vendredi 26 mars 2021

La vraie méditation

« Cette démarche d'investigation de l'ego, la conscience de soi, et la connaissance de tous les problèmes, de tous les désirs, des influences, des conflits et des souffrances qui sont les nôtres. Cette prise de conscience ne peut se faire que si vous observez vos réactions au sein de chaque relation. Vous ne pouvez pas vous étudier vous-même en vous contentant de vous asseoir à l'écart sous un arbre – bien qu'il ne soit pas interdit de le faire –, mais ce n'est qu'en situation de relation que toutes vos réactions s'expriment. »

– Krishnamurti, Cette lumière en nous : La vraie méditation, Éditions Stock, 2000, p. 137

mercredi 24 mars 2021

Terrasse du fleuve


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 21 mars 2021, 13:39, Plaines d'Abraham)

lundi 22 mars 2021

L'oiseau perché sur une branche



L'oiseau perché sur une branche
(Quelque chose de totalement et pleinement vivant)

« Un [oiseau]* s'était perché sur la branche morte d'un arbre proche. Parfaitement immobile, il ne lissait pas son plumage, seuls ses yeux vifs étaient en mouvement. (...) Bien qu'il soit totalement immobile, on sentait qu'il était intensément vivant et il semblait animer la branche morte sur laquelle il était posé. Il était d'une si étonnante beauté que cela vous coupait le souffle et vous osiez à peine le quitter des yeux de peur qu'il ne disparaisse en un éclair. (...) Cet [oiseau]-là semblait être le point de convergence de toute vie, de toute beauté et de toute perfection. Il n'y avait rien d'autre que cette vivante tache sur la branche sombre contre le ciel bleu. Vous n'aviez plus ni mots ni pensées dans la tête; vous n'aviez même pas conscience du fait que vous ne pensiez pas. Une telle intensité vous faisait venir les larmes aux yeux et vous obligeait à cligner des paupières – et ce clignement même risquait d'effrayer l'oiseau et de le faire s'envoler ! Mais il restait là, sans bouger, très lisse, très élancé, chaque plume à sa place. Il ne devait s'être écoulé que quelques minutes, mais elles recouvraient toute la journée, l'année et la totalité du temps. Toute la vie semblait contenue dans ces quelques minutes, sans fin ni début. Ce n'était pas là une expérience à conserver dans sa mémoire, chose morte que seule la pensée garderait vivante, cette pensée qui est elle aussi mourante. C'était quelque chose de totalement et pleinement vivant, qui ne se peut trouver parmi les choses mortes. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ?, Intégrale, « Pourquoi ne suis-je pas perspicace ? », préambule, J'ai lu, 2015, chapitre 171, p. 913-914

* [Dans le texte, on identifie cet oiseau à un perroquet].

Montage, photographies et narration : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : Chouette rayée, 10 mars 2021, 15:45, Plaines d'Abraham)

Musique :
Titre de la piste : The Two Seasons
Artiste : Dan Bodan
Durée : 1:56 min.
Licence de la Bibliothèque Audio YouTube : https://studio.youtube.com
Chaîne YouTube de l'artiste : https://www.youtube.com/channel/UCTpa4Ek82Pye0DX__epS5lQ/

dimanche 21 mars 2021

Se connaître selon autrui

« Chercher à se connaître selon quelqu'un c'est recueillir des informations en ce qui le concerne, lui, et pas nous. »

– Krishnamurti, Se libérer du connu, Éditions Stock, 1977, p. 21

mercredi 17 mars 2021

Le dernier mot du tantrisme tibétain

« Nul ne peut te guider que toi-même. »

– Alexandra David-Néel, Le Bouddhisme du Bouddha : Ses doctrines, ses méthodes et ses développements mahayanistes et tantriques au Tibet, édition augmentée et définitive, Éditions du Rocher, 1977, 1989, p. 238

lundi 15 mars 2021

Grand pic


Photo : Chartrand Saint-Louis
(prise de vue : 15 mars 2021, 14:51, Plaines d'Abraham)