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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Profondeur et surface

« Il faut cacher la profondeur. Où ? À la surface. »
– Hugo von Hofmannnsthal

S’il faut la cacher à la surface, est-ce à dire que la profondeur est inexistante ? S’il faut répondre par l'affirmative, il devient inutile de s'évertuer à creuser, il vaut mieux rester à la périphérie. N'est-ce pas ce qu’un grand nombre de gens font ? Peut-être ont-ils raison. Quand on examine nos comportements et ceux de nos semblables, on ne décèle pas (trop) de profondeur. Ce qui se présente d'emblée, ce qui est visible à tous, est (malheureusement trop souvent) ce qu'il y a de plus vrai. Faut-il comprendre, au contraire, que seul un regard expérimenté ou aiguisé peut déceler ce qui est caché à la surface, puisque la profondeur ne se manifeste que par certains signes, indices ou autres traces visibles ? Seul un regard avisé (et, très certainement, un regard aimant) peut voir ce qui se cache à la surface, d'autant plus que rares sont les gens qui ont su préserver cette faculté de scruter attentivement ce qui surgit. Dans un contexte de cécité collective, n’y a-t-il pas meilleur endroit où cacher la profondeur qu’à la surface ? Sans surface, peut-on parler de profondeur ? Et sans profondeur, peut-on parler de surface ? Ces questions méritent réflexion !