samedi 31 décembre 2011

Vivez davantage

« « Vivez davantage » et tâchez de ne pas trop vous ennuyer.  »
– Dostoïevski, Les Possédés, Le Livre de Poche « Classiques », p. 642

jeudi 29 décembre 2011

The Here and After (Jun Miyake)

Musique: "L'ici et après", Jun Miyake. Images de Pina Bausch par Wim Wenders, documentaire Pina.

« Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue : percevoir indépendamment de ce que l'on sait. »
– Pina Bausch

vendredi 23 décembre 2011

Montée aux extrêmes

Jean-Jacques Pelletier est un écrivain (ex-professeur de philosophie et anciennement négociateur syndical du secteur public) particulièrement intéressant. Dans son prochain essai, Les taupes frénétiques (parution en mars 2012), il aborde la montée aux extrêmes et la fuite dans l'intensité. Cet essai sera suivi de La fabrique de l’extrême à l’automne 2012.

Vous pouvez l’entendre à l’émission Le 21e avec Michel Lacombe : http://www.radio-canada.ca/emissions/le_21e/2011-2012/. Il parle, entre autres sujets, de l’écoterrorisme (41:15) et du grand complot paranoïaque global qu’il décrit dans ses livres, auquel il ne croit pas (42:42).

jeudi 22 décembre 2011

Prêt à jeter

Prêt à jeter (ARTE F, France, 2010, 75mn), film documentaire sur la fragilité des produits de consommation et l'obsolescence programmée. Le mode de vie gaspilleur des pays développés, dont la logique de croissance est « croître pour croître », a d'importants impacts sur l'environnement.

dimanche 18 décembre 2011

Totalitarisme inversé (Sheldon Wolin)

« Nous ne vivons pas en démocratie, mais dans ce que le philosophe Sheldon Wolin appelle un système de totalitarisme inversé, c'est-à-dire que plutôt que de s’organiser autour d’un chef démagogue ou charismatique, cela s’exprime dans l’anonymat de l’État-entreprises. Nous sommes détruits financièrement, moralement et politiquement par des institutions et la reine de toutes, c’est Goldman Sachs. Ils ne connaissent pas de limites. Ils transforment tout en marchandises qu’ils exploitent jusqu’à son épuisement ou sa faillite. C’est pourquoi la crise de l’environnement est intimement liée à la crise économique. La mort de l’empire américain n’est pas une tragédie, c’est peut-être une bonne chose. C’est juste la manière dont nous mourrons qui fait peur, parce que nous nous débattons comme un animal blessé. Les empires tyranniques finissent par imploser, chez eux. La démocratie athénienne a été abattue par les Athéniens eux-mêmes et nous faisons comme eux. De l’île de Pâques à l’Empire ottoman en passant par l’empire russe, les civilisations ont disparu parce qu’elles avaient épuisé leur potentiel et leurs ressources. Le danger, cette fois, c’est qu’on emporte toute la planète avec nous. Il ne reste plus d’endroits pour émigrer. »
– Chris Hedges, ancien correspondant de guerre, lauréat du prix Pulitzer, l’un des rares intellectuels américains à avoir manifesté contre les dérives des grandes banques. Extrait puisé dans le film « Goldman Sachs : Les nouveaux maîtres du monde », réalisé par Jean-Luc Léon, minutes : 42:25 à 47:36

mardi 13 décembre 2011

ClimObs

ClimObs : Premier observatoire francophone des changements climatiques. Le constat, les mécanismes et les projections des changements climatiques en cours.

dimanche 11 décembre 2011

Changement de trajectoire

Dans un entretien avec l’animateur Michel Lacombe à l'émission Le 21e, de La Première Chaîne de Radio-Canada, le philosophe français Marcel Gauchet réfléchit sur les problématiques actuelles. Il considère que nos sociétés se bercent d’illusions en se concentrant uniquement sur l’économie. D'après lui, il ne reste qu'à frapper un mur pour se sortir de ce rêve éveillé. Cela se fera vraisemblablement sous le mode de la catastrophe, étant donné l’incapacité généralisée à prendre conscience de la situation. Comme il l’observe assez bien, nous vivons dans des sociétés qui ne pensent plus, qui ne veulent plus rien savoir. Une fois le choc passé, il s’attend à ce que nos sociétés doivent radicalement changer de trajectoire.

vendredi 9 décembre 2011

Liberté d’expression

La liberté d’expression est une liberté fondamentale reconnue par les lois prééminentes des sociétés libres et démocratiques (article 2b) de la Charte canadienne). Tant dans la vie réelle que dans le monde virtuel, cette liberté n'est pas absolue et elle doit cohabiter harmonieusement avec les autres libertés fondamentales.

Ici comme ailleurs, les lois et la jurisprudence des pays délimitent les contours de la liberté d'expression. Au Canada, c’est particulièrement l’article 1 de la Charte canadienne qui en restreint la portée. Cet article permet de justifier une atteinte à l'un des droits et libertés fondamentaux en regard de certaines considérations liées, par exemple, à la protection de la sûreté et de la sécurité de la collectivité. En consultant la collection des jugements de la Cour suprême du Canada et en interrogeant cette base de données avec quelques mots clés, vous serez en mesure de vous faire une assez bonne idée de l'interprétation qu'en donne ce tribunal de dernière instance.

Le réseau Internet est l’un des véhicules les plus importants de la liberté d'expression en raison de sa large diffusion et de la rapidité de transmission des informations, mais il n'en demeure pas moins que ce réseau virtuel n’autorise pas davantage le libelle diffamatoire ni les propos racistes ou la propagande haineuse. Bien qu’étant un puissant moyen d’expression, le réseau Internet ne préserve pas non plus d'une manière correcte et suffisante l’identité et l'intimité des personnes. Comme on le sait, sur le Web, chacun peut être suivi, tracé et repéré, et qui n’a pas entendu parler des fuites des données personnelles. C’est l'objet de la mise en garde faite par Alex Türk, ancien président de la CNIL (Commission nationale informatique et liberté), dans son récent livre, La vie privée en péril : des citoyens sous contrôle (Odile Jacob, 2011).

Chaque pays a ses susceptibilités ou zones névralgiques en regard de la liberté d’expression. Prenons à titre d'exemple les pays qui ont connu les pires épisodes des guerres meurtrières du XXe siècle. Qu'ils se montrent vigilants ou stricts en regard de la diffusion de propos haineux, racistes ou xénophobes, sur le Web ou dans les médias, est plus que compréhensible. Aucune personne sensible et raisonnable ne veut que soient ravivés les spectres du passé.

lundi 5 décembre 2011

Pensée positive: plus nuisible qu’utile?

Des chercheurs se sont penchés sur le phénomène de la pensée positive (pensée magique ou pensée désirée), très en vogue depuis quelques années. Leur conclusion est la suivante: la répétition de formules creuses, de mantras, ne résout à peu près rien, cela peut même aggraver l’état mental des personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes.

Lire l’article de Martin LaSalle : Je suis capable: la pensée positive peut aussi avoir des effets négatifs, Passeport Santé, 14 juillet 2009.

vendredi 2 décembre 2011

Joseph Arthur

Dans le journal Voir Québec, édition du 24 novembre 2011, un article d'Antoine Léveillée sur Joseph Arthur intitulé : « Comme des porcs ». On lit : « Joseph Arthur est lui aussi un indigné et occupe Wall Street à sa façon ces temps-ci. Tout simplement avec une guitare et des mots politiquement incorrects. »

La chanson en question est « We Stand as One ». Joseph Arthur l’a offerte gratuitement sur son site Internet et il l’a interprétée au parc Zuccotti lors du jour du Souvenir, le 11 novembre 2011. Ce qu’il dénonce dans cette chanson « c’est le manque d’éthique de certaines entreprises. Ces lobbies qui détournent l’argent afin de corrompre le monde politique. »




Nous avons eu le bonheur de voir et d’entendre Joseph Arthur au Grand Théâtre de Québec ce jeudi 1er décembre 2011. Ce fut une révélation pour moi, car je ne connaissais à peu près rien de lui. J’avais seulement vu quelques vidéos sur YouTube. Ce qui m'a séduit immédiatement, c'est le côté naturel et décontracté de l’artiste. Dans une vidéo, on le voit assis par terre dans le couloir d’un hôtel, un endroit assez peu inspirant pour chanter, avec sa seule guitare, interprétant tout à fait sensiblement une chanson. Dans une autre vidéo, il se trouve dans une ruelle d’un quartier, peut-être le sien, l’on entend les bruits de la rue, il y a des gens qui passent, la vidéo est interrompue deux ou trois fois, et lorsque les conditions sont favorables, l'artiste chante accompagné de sa guitare et de son harmonica, tout aussi simplement.

Sur scène, c'est la découverte. Malgré quelques réglages nécessaires, son jeu avec les pédales, les sons en boucle, les voix qu’il crée avec les appareillages, tout cet ensemble musical relève de la haute voltige. Avec sa guitare folk et son harmonica, sous un mauvais éclairage entièrement voulu et recherché, assis sur un modeste tabouret, il est tout aussi percutant. Et le plus beau moment de la soirée s’est déroulé à la toute fin, quand le chanteur a terminé son spectacle, après un second rappel. À ce moment-là, il est parti par la porte arrière et s’est retrouvé dans le couloir de la salle de théâtre, là où nous sortions. Et, quelle belle surprise, il interprétait à notre grand étonnement et pour notre plus grand plaisir une autre chanson, à cet endroit pour le moins insolite où l'on n'entend jamais un artiste. On s’est spontanément rassemblé autour de lui. L'ambiance était particulièrement chaleureuse, des voix s'entremêlaient à la sienne, il y avait des sourires sur les visages et il a vraisemblablement aimé cela, puisqu’il a interprété trois chansons. Un fabuleux moment, un magnifique artiste.

Joseph Arthur est un artiste assez hors-norme, un peu en marge du circuit commercial, ce qui ne peut pas déplaire. Il compose textes et musique, de plus il peint à la manière de Basquiat. Ses compositions rappellent Bob Dylan et Leonard Cohen. En dépit de ses airs boudeurs, de ses allures frondeuses, cet homme est tout à fait charmant. On perçoit que c'est un artiste exigeant, qu'il ne recherche pas la facilité.

Dans cette vidéo, il interprète la très belle et émouvante chanson « Love never asks you to lie ».

jeudi 1 décembre 2011

Entretiens avec Hubert Reeves

L'animateur Michel Lacombe s'est entretenu avec l'astrophysicien et vulgarisateur scientifique Hubert Reeves à l'émission radiophonique Le 21e de La Première Chaîne de Radio-Canada, le 21 novembre 2011. Il partage plusieurs de ses points de vue, dont ceux sur l’agnosticisme et la position à adopter par rapport au défi écologique.

Dans cet autre entretien avec Céline Galipeau au Téléjournal national de Radio-Canada, le 31 octobre 2011, Hubert Reeves affirme que « l'espèce humaine ne survivra pas au prochain siècle » s’il n’y a pas un changement radical pour inverser cette tendance.

dimanche 27 novembre 2011

De quoi s’indigne-t-on?

Le discours du sénateur Bernie Sanders à la Chambre du Sénat américain, le 10 décembre 2010, va droit au but. Il dit sans détour ce qui ne va pas, les raisons de s’indigner.



Quelques articles présentant des motifs d’indignation internationale, canadienne et québécoise.

Les inégalités de revenu progressent plus vite au Canada qu’aux États-Unis, Gérard Bérubé, Le Devoir, 14 septembre 2011.

Le scandale des gros gains de capitaux, Léo-Paul Lauzon, L’Aut’Journal, 26 septembre 2011.

Pour relancer l’économie : Et si on fermait la Bourse..., Frédéric Lordon, Le Monde diplomatique, février 2010.

À lire aussi:

Entretien sur le mouvement des occupations aux États-Unis, René Balme, Oulala, 13 novembre 2011.

Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, Montpellier : Indigène, 2011.

vendredi 25 novembre 2011

Amitié entre les peuples

N’est-ce pas décevant (bien que cela soit assez révélateur) de constater que l’on parle trop peu des gens qui militent pour le dialogue et la compréhension entre les peuples? Ces militants humanistes et pacificateurs existent pourtant en grand nombre de nos jours. Monsieur David Susskind appartenait à cette catégorie de gens qui parvinrent, avec courage et détermination, à faire avancer la cause de l’amitié entre les peuples. Des gens de cette envergure éveillent l'humanité et lui épargne de grands malheurs. Tâchons de parler davantage de ces êtres d’intelligence, de justice et de bonté.

vendredi 18 novembre 2011

Je parle au vent

Je parle au vent
Mes paroles s'envolent au loin
Je parle au vent
Le vent n'entend pas
Le vent ne peut entendre

King Crimson

dimanche 13 novembre 2011

Réflexions sur l'isolement (Fédor Dostoïevski)

« Chacun cherche à présent à isoler le plus possible son moi, on veut éprouver en soi-même la plénitude de la vie, et pourtant, au lieu d'atteindre cette plénitude, tous ces efforts n'aboutissent qu'à un suicide total, car au lieu d'une pleine affirmation de l'individu, on tombe dans une solitude complète. Car tous, de nos jours, se sont fractionnés en unités, chacun se retire dans son trou, chacun s'écarte des autres, se cache et cache ce qu'il possède, et chacun finit par repousser ses semblables et par être repoussé par eux. On amasse solitairement des biens et l'on pense : comme je suis fort maintenant et comme je suis à l'abri, mais il ignore, l'insensé, que plus il amasse, plus il s'enfonce dans une impuissance qui équivaut au suicide. Car il est habitué à ne compter que sur lui-même et, en tant qu'unité, il s'est détaché de la collectivité, il a accoutumé son âme à ne pas croire à l'entraide, aux hommes et à l'humanité, et il tremble seulement à l'idée de perdre sa fortune et les droits acquis. Partout le cerveau des hommes cesse aujourd'hui ironiquement de comprendre que la véritable garantie de la personne réside non dans un effort personnel isolé, mais dans la solidarité des hommes. »
– Dostoïevski, Fédor. Les Frères Karamazov; traduction d’Élisabeth Guertik. Paris: Le Livre de Poche « Classiques », c1879-1880 (1994), p. 349

samedi 12 novembre 2011

Au fil des lectures

Au fil des lectures est un site de livres audio gratuits à télécharger. Les lecteurs bénévoles mettent à votre disposition 450 enregistrements. Division par auteurs, genres, thèmes, curiosités et voix. Liens vers d'autres sites qui offrent des livres audio, dont Audiocité et In Libro Veritas, et de la musique libre.

dimanche 6 novembre 2011

Train Montréal-New York

Long voyage en train d'une durée approximative de 11 h en partance de Montréal (Gare centrale) vers la Ville de New York (Penn Station) avec le train Adirondack de la compagnie Amtrak. Environ 1:30 h d’attente au poste frontalier pour le contrôle douanier, où les documents de transport (passeport ou autres documents requis) sont requis.

Que dire de ce train dont le prix est particulièrement bon marché ? Il est assez moderne et non dénué de confort. On trouve une voiture-restaurant où la nourriture offerte n'est pas particulièrement invitante – il est d’ailleurs suggéré d’apporter ses collations et notez que les agrumes ne sont pas autorisés à bord du train –, mais l’endroit est intéressant, il y a de longues fenêtres et l’on peut observer le paysage. Le service Internet sans fil est disponible dans cette voiture (le collant « hot spot » est visible à la fenêtre). Au retour, fait à souligner, un historien commentait la Campagne de Saratoga de 1777 en désignant les lieux et soulignant les dates marquantes de cet événement historique. Une autre voiture avec vue panoramique permet aussi d’observer le paysage (en automne).

Parcours en train où défilent des images splendides du lac Champlain et de la rivière Hudson, de même que de charmantes villes dans l'État de New York (Saratoga, Albany, Houston).
























Photos : Chartrand Saint-Louis

mardi 1 novembre 2011

New York – Lever du soleil

Ces photographies ont été prises exactement au lever du soleil (07:08, 16 octobre 2011) à New York City (Midtown). Le ciel était magnifique, la lumière était particulièrement belle et l'on apercevait au loin un arc-en-ciel. Il était plaisant de ressentir le calme dans cette ville grouillante et frénétiquement agitée à d'autres heures du jour.

















Photos : Chartrand Saint-Louis

lundi 31 octobre 2011

New York – Sous la brume

New York est une ville vraiment fascinante sous la brume. Cet élément ajoute au décor une touche de mystère et de féérie, donnant aux gratte-ciels des effets saisissants.

























Photos : Albert

jeudi 27 octobre 2011

New York – Occupation de Wall Street

Principes de solidarité

  • S'engager dans la voie de la démocratie participative directe et transparente;
  • Exercer une responsabilité personnelle et collective;
  • Reconnaître le privilège inhérent de chaque individu et l'influence qu'il a dans toutes les interactions;
  • Responsabiliser les uns et les autres contre toutes les formes d'oppression;
  • Redéfinir la valeur du travail;
  • Le caractère sacré de la vie privée;
  • La croyance en l'éducation en tant que droit humain et
  • Veiller à pratiquer et à soutenir une large diffusion de l'open source.
  • Nous osons imaginer une nouvelle alternative sociopolitique et économique qui offre de plus grandes possibilités d'égalité. Nous sommes à consolider les principes de solidarité proposés, les demandes suivront par la suite.

Source: The Occcupied Wall Street Journal, Saturday, October 8, 2011, Issue 2 (traduction)

Campement de l'Occupation de Wall Street, Zuccotti Park,
13 octobre 2011

























Photos : Albert

« We Stand as One », texte et musique de Joseph Arthur

mardi 25 octobre 2011

New York – Art public

À l'entrée sud de Central Park




















Sculpture «Rejected Skin» de William Tarr,
77 Water Street Plaza, quartier financier




















Sculpture «Rejected Skin» de William Tarr,
77 Water Street Plaza, quartier financier




















Sculpture «The Sphere» de Fritz Koenig récupérée
dans les décombres du WTC, Battery Park




















Photos : Albert et Chartrand Saint-Louis

dimanche 23 octobre 2011

New York – Chelsea

Chelsea est un quartier de New York réputé pour ses galeries d'art (il y en a plus de 300). Elles sont situées à l'ouest de la 10e Avenue, entre la 20e et la 29e Rue. L’une des plus célèbres est la Tony Shafrazi Gallery (26e Rue). Parmi les artistes exposés, Keith Haring. Pour avoir une liste complète des galeries, allez sur le site de One Art World.






















Photos : Albert et Chartrand Saint-Louis

jeudi 20 octobre 2011

New York – Description et impressions de voyage

Un premier voyage à New York qui s’est très bien déroulé. Les hôtels choisis étaient confortables (Affinia Shelburne et Helmsley Hotel) et bien situés (dans le Midtown, 39e et 42e Rue). Séjourner dans un bon hôtel à New York (exempt de punaises de lit, par exemple) coûte cher (minimum de 250$), par chance, le prix du train Amtrak est bon marché (262 $ aller-retour pour deux personnes, départ de Montréal).

New York est une ville complexe, aux mille facettes. Lorsque nous sommes arrivés, le mardi soir, après le long trajet en train (durée de 11 h, entre 1 h 30 et 2 h d’attente à la frontière pour le contrôle douanier; heureusement, nous avons vu des images splendides du très beau du lac Champlain et de la rivière Hudson, de même que de charmantes villes (Saratoga, Albany, Houston)), – sans doute en raison de la fatigue et de l’heure tardive, la ville ne m’a pas plu immédiatement. Je la trouvais sale et laide, loin d'être aussi étincelante que dans les magazines, même l’Empire State Building me paraissait fade et pas si grandiose. Je n’ai pas du tout aimé Times Square, trop gadgets, trop néons, très artificiels, de mauvais goût (nous y sommes retournés le vendredi soir et c’était plutôt drôle). À notre grande stupéfaction, la « ville qui ne dort jamais » n’est peut-être qu’un cliché… elle semblait s'endormir après 23 h, car il ne restait que des fast-foods d’ouverts et quelques restaurants bas de gamme, hors de prix, dans les environs de Times Square.

Ma perception s’est transformée au fil des jours, de nos promenades, car nous avons parcouru New York à pied. Nous sommes de gros marcheurs, les New-Yorkais le sont aussi. Nous l'avons bien remarqué, ils ne s’arrêtent jamais. Le débit de marche est rapide, mais très fluide. Si l’on devait parfois s’interrompre pour chercher notre chemin, l'on nous contournait sans rien dire, sans s'impatienter. Étonnamment, nous nous sommes sentis immédiatement à l’aise dans cette ville – que l’on a le sentiment de démystifier vite, sans avoir la prétention de la connaître; toute ville garde son mystère. À ma grande surprise, je m’orientais merveilleusement bien dans cette ville, comme si j’y avais toujours vécu. Il est vrai que New York est quadrillée selon un plan géométrique assez simple : des Avenues (nord/sud) et des Rues (est/ouest), la 5e Avenue divisant l’île en deux. Elle se répartit en trois zones principales : «Dowtown» (de la pointe sud jusqu’à la 14e Rue), «Midtown» (de la 14e à la 59e Rue) et «Uptown», à partir de la 60e Rue, jusqu’au nord de l’île.

Nous avons visité plusieurs quartiers, certains plus démunis que d’autres (Pointe sud de l'île, Lower East Side, East Village), tous ayant leurs particularités et leurs charmes. J’ai particulièrement aimé le quartier chinois, celui des galeries d’art à Chelsea (dont une très belle exposition des oeuvres de Frank Stella, "Geometric variations", à la Galerie Paul Kasmin (293, 10e Avenue)) de même que celui du Metropolitan Opera au Lincoln Center (Upper West Side). J’ai pu entendre en direct un opéra dans la boutique du Met Opéra (Anna Bolena de Donizetti). Nous avons visité trois musées dont l'incontournable Museum of Modern Art (MoMA) (entrée gratuite le vendredi soir), le Guggenheim Museum (de très beaux tableaux de Kandinsky) et le moins connu New Museum of Contemporary Arts sur Bowery dans le Midtown. Il y avait une belle exposition de photographies («Through my window : vibrancy and serenity» de AHAE) au Grand Central Terminal (une splendide gare).

Comme les New-Yorkais sont des gens pressés, ils se satisfont généralement assez bien du style télégraphique dans le langage courant. Je n’ai eu aucun problème à me faire comprendre. On les dit distants, rudes et froids, mais je les ai trouvés assez courtois. Visiblement, ils sont individualistes. Ils vaquent à leur affaire. En général, nous avons perçu un bon «feeling de fond», les gens ne semblaient visiblement pas déprimés (à moins qu'ils le cachaient bien), ils étaient assez cools, particulièrement les Afro-américains et les New-Yorkais d'origine latino-américaine avec lesquels nous avons eu de très bons rapports dans les hôtels et les restaurants.

Le service est rapide. On sert vite et l’on a toujours l’air pressé et, croyez-moi, ce n’est pas une simple impression, les New-Yorkais sont hyperactifs, on les voit souvent courir un téléphone cellulaire à la main. Par contre, l’animation dans la rue n’est pas oppressante. On se fait au bruit et, avec surprise, on finit par ne plus l’entendre, pourtant il est constamment présent. Règle générale, les klaxons et les avertisseurs des véhicules d’urgence se font continuellement entendre. La ville est désordonnée, mais, fait surprenant, nous n’avons vu aucun accident et les piétons sont très respectés et ils ont la priorité de passage (ce qui diffère énormément du Québec).

Nous avons déniché une bonne pizerria (Angelo's Pizza, sur la 57e Rue, en face du Carnegie Hall) et un charmant petit restaurant de quartier, offrant une cuisine américaine typique, sans prétention (336 Avenue Lexington, coin 39e Rue), Scotty’s diner, ouvert 24 h. Aux deux endroits, le service était assumé par des gens charmants qui nous ont fait une belle façon, un service assez amical. Cela me rappelait les douaniers américains dans le train, ils étaient assez décontractés, comme la plupart des policiers que nous avons vus.

New York n’a pas paru très bien garni en librairies (je présume qu'on n'a pas eu de chance, n’ayant sans doute pas emprunté les bonnes rues, malgré les nombreux kilomètres parcourus dans la ville). Nous avons croisé sur notre chemin, Barnes & Noble (le plus gros libraire aux États-Unis) et deux librairies d’occasions sur Lexington dans l’Upper East Side, où l’on sentait la présence européenne (par certains signes apparents, de beaux cafés et non des Starbucks Coffee qui pullulent dans la ville). Elle ne s’est pas montrée non plus extravagante (les gens semblaient assez conformistes dans leur façon d’être, de s’habiller. Une seule fois, on a vu deux travestis qui entraient dans un commerce. À leur vue, les caissiers ont ri et l'agent de sécurité s’est empressé de les surveiller (attitude qui surprend dans une si grande ville); soit dit en passant, nous n’avons jamais vu autant d'agents de sécurité dans une ville, il y en a partout, dans tous les genres d'établissements (commercial, hôtelier, religieux, résidentiel, ...)). On n’a pas perçu non plus la présence forte du jazz ni celle de la musique. Les rares musiciens de rue que nous entendions se trouvaient dans les zones ultras touristiques, devant les grands musées de la 5e Avenue. Autre déception, nous avons remarqué que New York est une ville très portée vers la mode. Les arts visuels ne sont pas si présents dans l’espace public.

La 5e Avenue, l’avenue légendaire, est plaisante à parcourir, car il y a tant de choses à voir. C’est une artère très animée. Il y a tellement de personnes devant certaines boutiques que des cordons doivent être installés pour contenir la foule en rangs serrés. C'était l'avenue que nous empruntions en fin de soirée, car il y a tellement de personnes, l’on ne craint pas pour sa sécurité. D’ailleurs, nous n’avons jamais eu peur dans cette ville, sauf peut-être à un moment, à l’entrée de l’hôtel, tard en soirée, un individu s’est approché sournoisement de mon ami avec l’intention manifeste de lui voler sa tablette électronique, mais il fut déjoué à temps (ça ne vaut presque pas la peine d’en parler, puisque ce genre de situation peut arriver n’importe où).

Tout au long de cette belle avenue, nous avons vu des boutiques de grands couturiers et d'assez beaux édifices, dont la St. Patrick's Cathedral: une fort belle cathédrale. Il y avait un attroupement de personnes et une quantité de pommes et de fleurs devant le magasin Apple (pour commémorer le décès de Steve Jobs). Lorsque j’ai vu l'entrée sud de Central Park, ce magnifique parc urbain, j’ai ressenti immédiatement une vive émotion, car il est synonyme de New York pour moi. C'est un havre de quiétude et de beauté. Autre grand moment : Strawberry Fields, en hommage à John Lennon, devant le Dakota Hotel, où réside encore Yoko Ono. Nous avons pris en photographie l’entrée de l’édifice où le pauvre John a été abattu.

Difficile de se brancher à Internet par le réseau Wi-Fi à New York (notez qu'il y a un accès dans le train Amtrak). Si l’on oublie les hôtels, où il faut payer entre 10 et 20 $ par jour, nous n’avons trouvé qu’un seul site Surf Town qui en rendait l’accès gratuit dans la rue, comme le fait ZAP (Zone d’accès public). Il fallait encore le trouver. Important de savoir que les New-Yorkais se connectent à Internet avec 3G et 4G.

Lors de notre dernière journée de voyage, le samedi 15 octobre, il y avait une densité inhabituelle de personnes en comparaison des autres jours. Il y avait beaucoup de gens dans les rues, des touristes en grand nombre et aussi de nombreux indignés du mouvement Occupation de Wall Street (nous avons pris quelques photographies de l'occupation). Le bruit était maximal et assez difficile à soutenir. Nous avions le sentiment d’être enfermés dans une salle de jeux d'arcade. Cela donnait le signal du départ.

Nous quittions l’hôtel à 5 h 30 le dimanche matin pour prendre un copieux petit-déjeuner chez Scotty’s avant de nous rendre à la gare (Penn Station) et d’entreprendre le long voyage en train (départ à 8 h 15). New York était assez calme, il faisait encore nuit, il y avait quelques véhicules automobiles et quelques passants. À notre arrivée à Montréal, à 19 h 15, aussi peu de véhicules, aussi peu de passants, la nuit ferme. Montréal, notre grande métropole, un dimanche tôt en soirée, équivalant en terme de dynamisme et d’animation à New York au petit matin. Quel choc culturel!

Sur mon carnet Web, je donne à voir quelques photographies de voyage à New York. Columbus Circle offre une très belle vue de Broadway, à l’entrée de Central Park.

Le temps a manqué pour tout voir ce que nous voulions voir. Nous y retournerons assurément.

lundi 17 octobre 2011

New York – Photographies de voyage (10/2011)

World Trade Center en reconstruction, quartier financier




















Devant la boutique Apple de la 5e avenue (Hommage à Steve Jobs)
















Édifices à l'entrée sud de Central Park




















Strawberry Fields, Central Park
















Colombus Circle















Metropolitan Opera, Lincoln Center
















Musée Solomon R. Guggenheim
















Restaurant Le Magnifique, Upper East Side















Pointe Sud de Manhattan, Battery Park
















Pont de Brooklyn




















Photos : Albert et Chartrand Saint-Louis

vendredi 7 octobre 2011

Liberté d'opinioin (Hannah Arendt)

« La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat. »
– Hannah Arendt
















Cette peinture murale se trouve sur la porte d’un garage (rue Fraser, Québec). Photo: Chartrand Saint-Louis.

mardi 4 octobre 2011

Einstein on the Beach (Philip Glass)

Knee 1 (Einstein on the Beach)

One two three four five six seven eight. Le décompte simple et répétitif des nombres de 1 à 8 et la voix d'une femme qui récite des extraits d'un texte poétique. Le résultat est saisissant et hypnotique.

Zone Art : Armand Vaillancourt

Très beau site pour connaître la démarche artistique et admirer les œuvres magistrales du sculpteur Armand Vaillancourt, un artiste intègre, fervent et engagé auprès des jeunes : http://www.zone-art.ca/artiste-prestige/armand-vaillancourt

L'Arbre de la rue Durocher (Armand Vaillancourt)



















Cette sculpture se trouve au Musée national des beaux-arts du Québec.
Photo: Chartrand Saint-Louis.

samedi 1 octobre 2011

États du Big Bang

Avec les originaux des 16 encres signées de Jean-Louis MILLET et les textes de Cathy Garcia (imprimés sur papier transparent).

L'ensemble Livr'art et coffret (format A4) été réalisé par Cathy Garcia (2011). Il est vendu au bénéfice de l'association au prix de 300 € (+ port, en recommandé uniquement, offert aux adhérent).




















jeudi 29 septembre 2011

Quelques raisons d'espérer (Fernand Dansereau)

À la mémoire du grand écologiste Pierre Dansereau (5 octobre 1911-28 septembre 2011), ce beau portrait de sa vie dressé par son cousin, le réalisateur Fernand Dansereau (ONF, 2001, 84 min 1 s).



« La solution humaine : privilégier une diminution, une planification et une redistribution plus équitable des ressources tout en luttant contre la pauvreté. » Ce sont les paroles de ce cher Pierre Dansereau. René Dumont disait la même chose. Je me joins à eux. L'austérité joyeuse, j'y crois.

De très bonnes archives sur ce pionnier de l'écologie moderne sur le site de Radio-Canada : http://archives.radio-canada.ca/dossier.asp?IDDossier=639

mercredi 28 septembre 2011

EbookPulp

EbookPulp permet à des auteurs de mettre en ligne leurs œuvres de manière à recueillir les commentaires de la communauté. Ces œuvres ne sont pas téléchargeables, mais vous pouvez les lire, via une liseuse, sur votre ordinateur. Seuls les livres entiers sont autorisés, histoire d’éviter qu’un petit malin mette en ligne un ou deux chapitres de son roman pour ensuite obliger un lecteur à l’acheter. Bien entendu, vous pouvez encourager en toute légitimité la vente de votre livre, à la condition expresse, toutefois, que vous le mettiez intégralement en ligne. Vous comprendrez que l’avantage de cette initiative est de permettre aux œuvres, qui ont reçues de nombreux commentaires positifs, de se voir repérer par un éditeur… ou tout simplement d’accroître la visibilité de leurs auteurs. Un autre avantage consiste à permettre à l’auteur d’améliorer son manuscrit suite à des critiques négatives, certes, mais constructives.

– Texte de Daniel Ducharme

dimanche 25 septembre 2011

Times Square

Times Square, comme si vous y étiez, en direct, avec les bruits et l’animation sur les lieux.

samedi 24 septembre 2011

Ummagumma (Pink Floyd)

Grantchester Meadows (Roger Waters)

La chanson débute tout doucement avec des chants d’oiseaux et le bruit furtif d’une mouche. Cet ensemble sonore se mêle progressivement au son de la guitare acoustique et de la voix mélodieuse de Roger Waters du Groupe de rock anglais Pink Floyd. À la toute fin, il reste le son de la mouche et des pas qui s’avancent progressivement vers l’insecte. L’on perçoit nettement les feintes de l'insecte et son sacrifice final par le tue-mouche. Le tout forme un ensemble musical harmonieux, très agréable à entendre, assez proche du style de Donovan.

jeudi 22 septembre 2011

L'absurde (Albert Camus)

« L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites. »
– Albert CAMUS
















Cette peinture murale se trouve sur la porte d’un garage (rue Fraser, Québec). Photo: Chartrand Saint-Louis.

samedi 17 septembre 2011

Cosmicomedia (Allan E. Berger)

ÉLP éditeur, une maison d’édition à vocation transatlantique 100% numérique, est fière d’annoncer la parution des trois volumes de Cosmicomedia, un roman d’Allan E. Berger.

Volume 1
« Divers phénomènes convergents entraînent le monde des humains dans une avalanche de mutations violentes. Des injustices, des iniquités, des déséquilibres savamment travaillés et poussés à leurs paroxysmes font qu’aujourd’hui un mur est prêt d’être atteint, un mur dans lequel on nous précipite. Qui a des enfants et sent ce qui arrive ne peut pas ne pas être insomniaque. Ensuite, l’écosystème de notre espèce est sur le point d’être bousillé. Or, lorsqu’une bascule passe d’un côté à l’autre, si les débuts de son mouvement sont humbles et presque insensibles, passé le point d’équilibre tout s’accélère et rien ne peut plus être rattrapé. Cosmicomedia propose d’assister à l’activation d’un ensemble de basculements possibles, combiné à l’ultime accélération, celle pendant laquelle apparaît, évident aux yeux de tous, le mur terminal… »

« Une bande de galopins de tous âges et de toutes cultures découvre un réseau de passages secrets, et parvient à y plonger au moment pile où, dans le monde extérieur, tout va s’écrouler. Pour réussir ce tour de force, chacun aura eu à prouver qu’il était foncièrement calme, non nuisible, intelligent et discret. Quand la porte se referme, à la fin du premier volume, on sait ce qu’il adviendra bientôt de la planète que nos touristes laissent derrière eux, et l’on sait aussi qu’ils viennent de pénétrer dans un endroit vraiment très, très chaud. »

Volume 2
« Le début de ce millénaire est celui de tous les défis. Historiquement, il sera difficile de trouver un moment plus passionnant à étudier: la biosphère s’effondre, les puissants se goinfrent comme jamais l’on ne s’est goinfré, l’humanité s’appauvrit en conséquence, les espérances s’essoufflent. Presque partout la police est devenue la première puissance d’oppression, loin devant les mafias, et protège des systèmes si ouvertement corrompus que l’usage des mots nobles par lesquels ils se définissent devient un exercice bien salissant pour l’esprit novice qui croit encore en la vertu des dictionnaires, et qui se retrouve la langue tachée de mensonges. En plus de tout ceci, une étoile a explosé et déverse sur nos têtes une mort subtile. »

« Tandis que, dans le monde des vivants, une extinction de masse a débuté, Lucas et sa troupe découvrent stupéfaits l’immensité des strates et des sens, des significations et des messages qui se déploient derrière la porte noire qu’ils viennent de franchir. L’univers d’au-delà est un énorme abîme. Au cœur de ce pays brûlant et compliqué danse un singulier personnage, un loa dont voici l’antre. Chacun de ses gestes semble être une manigance, chaque parole une moquerie. Mais lui, le danseur malin, il est aussi un indice, un espoir lancé, une volonté dressée contre l’obtuse fatalité. Alors, puisqu’ici l’on se livre et l’on se dévoile jusqu’au nu de son être, des vérités seront dites, qui emprunteront, pour être mieux reçues, le chemin des métaphores et des paraboles. »

Volume 3
« Il est assez invraisemblable de retrouver, au fin fond du cosmos, une entité comme le Baron Samedi. Car après tout, c’est un loa, c’est-à-dire un personnage terrien, issu et nourri de croyances terriennes. Et le voici, hôte attentionné de voyageurs lointains ; ceci peut mettre la puce à l’oreille. En plus, il a demandé, tout comme le nocher Charon, qu’on lui raconte des histoires. Qu’est-ce que ça veut dire ? Pendant ce temps, le Ciel continue de tomber sur la Terre, et les anciens dieux préparent un nouveau déluge. Lucas et ses amis, perdus au loin de toute normalité, vont maintenant être éduqués avant d’être relâchés. Mais relâchés où ? Qui est, en définitive, le Baron Samedi ? Pourquoi entraîner des touristes à devenir des athlètes imperturbables ? Dans quel pétrin nos héros vont-il, d’un coup de pouce divin, finalement être fourrés ? Pour y faire quoi ? Et Niko, appelé à vivre « dans un lieu bien triste, seul plus longtemps qu’aucun être humain », qui le consolera et quel sera ce lieu ?

Ce dernier volume apporte évidemment des réponses à ces quelques questions qui, somme toute, sont un petit peu annexes, mais aussi et surtout il cloue le bec à la fatalité de notre époque : la bataille, la peur et la colère, la destruction et l’échec, la complication croissante de toute chose… ne tiennent pas devant ce qui, au bout du compte, ne peut qu’émerger.

Vous verrez des gens chanter au milieu des bombes, et boire du champagne ; il y aura des insectes énormes et attentifs, une invraisemblable collection de monuments, un cauchemar qui se matérialise, une tempête qui repliera l’un sur l’autre deux endroits très éloignés, et qui pilonnera une île envahie de singes naufragés, galopant par les rues et les sentiers, pleins de mousse savonneuse et de fureur. Vous visiterez les arcanes, vous toucherez du doigt le code des choses, et vous contemplerez en sa démesure les agissements d’un cactus fou sur le tarmac d’un aérodrome haché par des cataractes de graviers tombés des nuages. Et en plus de tout ça, il y a une bibliographie car ceci est un livre sérieux, qui vous mettra le nez dans la plus intense des contradictions de notre époque. Dénouez-la. »

« Cosmicomedia est le roman de la rentrée par excellence. Celui par qui l’homme du 21e siècle retrouve sa dignité. »
ÉLP éditeur

Bande annonce

dimanche 11 septembre 2011

WTC 9/11 (Steve Reich)

WTC 9/11, composition de Steve Reich, interprétée par Kronos Quartet, contenant des fragments de paroles et d'ambiances de New York.

jeudi 8 septembre 2011

Horloge CNRC

Pour connaître l'heure exacte au Canada:
http://time5.nrc.ca/JavaClock/timeDisplayWF.shtml

mercredi 7 septembre 2011

Asservissement (Simone Weil)

« L’histoire humaine n’est que l’histoire de l’asservissement... »
– Simone Weil
















Cette peinture murale se trouve sur la porte d’un garage (rue Fraser, Québec). Photo: Chartrand Saint-Louis.

vendredi 2 septembre 2011

Diététique chinoise

La diététique chinoise est davantage un art de vivre qu’un régime alimentaire. Elle respecte la nature froide (Yin) et chaude (Yang) des aliments et elle prend en considération les cinq éléments, les cinq saveurs et les cinq vertus.

Cette approche culinaire est riche et complexe. Tout est examiné dans le moindre détail : la nature et la provenance des aliments, les saveurs et les couleurs, les saisons, de même que la coupe et le mode de cuisson, ainsi que le cadre du repas. Elle contient dix règles de base qui méritent qu’on s’y attarde:

1- Suppression du grignotage
2- Consommer plus de légumes cuits et variés
3- Consommer davantage de céréales et de légumineuses
4- Supprimer les charcuteries et consommer de façon modérée la viande, le poisson et les œufs
5- Éviter le plus possible tous les sucres rapides
6- Diminuer fortement toutes les boissons acides, sucrées, alcoolisées ainsi que les aliments très acides
7- Réduire les aliments crus ou froids
8- Éviter l’excès de friture, de graisses animales et d’huile végétale raffinée
9- Réduire de manière importante les produits laitiers
10- Boire chaud, en fin de repas, sans excès.

La diététique chinoise ne conseille pas le jeûne (qui est vécu comme un stress par l’organisme) et ne déconseille pas le végétarisme (pourvu que la hiérarchie des aliments soit respectée). Elle vise principalement l’équilibre et l’harmonie.

Lire de Philippe Sionneau, La diététique du Tao : une sagesse millénaire au service de votre santé, coécrit avec Richard Zagorski, chez Guy Trédaniel éditeur, 2001.

Les annexes à la fin du livre donnent des informations sur la classification des aliments. Se trouve également une page Contact avec les auteurs qui communique l'adresse du site Web de Philippe Sionneau, de même que celle d’un site sur la diététique chinoise.

mardi 30 août 2011

Livre blanc #4





















Artiste: Gilbert Sévigny

Cette peinture de Gilbert Sévigny est splendide à plus d’un titre, et particulièrement pour la richesse de la composition, l’équilibre et l’effet apaisant qui se dégagent des tons pastel.

Elle contient des extraits de poèmes de Jean Coulombe (un ami de longue date de Gilbert), dont ce passage, à peine lisible, en raison de l'utilisation de la technique de transparence, qui se lit ainsi : « Ce désir sans voix n’a pas de sommet ».

Je l'ai baptisé : « La crucifixion en rose », à cause de la prédominance du rose, de la croix inversée et de l’expression des désirs voilés. Comme vous le savez, la crucifixion en rose est le nom donné à la somme "Sexus, Plexus et Nexus" d’Henry Miller.

Mon ami Jean-Louis Millet m'expliquait que « ces trois mots de "crucifixion en rose" signifient la quasi-simultanéité de la douleur et du plaisir d'aimer, tant psychique que physique. Et le fait que le sommet-l'apex correspond étroitement avec la chute-la déchirure... ».

Cette description convient tout à fait à la lecture que je fais de cette peinture.

vendredi 26 août 2011

Isle-aux-Grues

Cette délicieuse île du Saint-Laurent est à découvrir pour la campagne, les battures et le bon air.

Pour s'y rendre, je recommande de partir avec le Coudrier. La croisière commentée, d'une durée de 3 h 30 (aller et retour), est plaisante à faire. L’on peut admirer l’Île d'Orléans et les autres îles du Saint-Laurent, dont celles qui composent l’archipel de l'Isle-aux-Grues.

Une fois sur l’île, pour apprécier le calme et la beauté, rien de mieux que de louer un vélo. La circulation automobile étant réduite, l'on peut pédaler tranquillement, sans souci. Vous verrez, ça sent bon les fleurs des champs.

Il me semble préférable de loger au camping municipal ou dans l’un des quelques gîtes ou chalets de l'île si l'on veut prolonger son séjour, car, avec le bateau du Coudrier, il faut revenir assez vite au quai, l’embarquement se faisant à 15 h 15, ce qui donne environ 3 h 30 pour se promener. Bien sûr, il est possible de prendre le traversier de Montmagny. Les départs en matinée et en soirée se font au gré des marées et la durée de séjour sur l’île est plus longue. L’Isle-aux-Grues est aussi accessible via Croisières Lachance à partir de Berthier-sur-Mer.

Pour une première visite, le train-balade est une belle manière de découvrir l’île. Des arrêts sont prévus au centre de la Volière, au Grenier de l'île et à la Fromagerie.

Je reproduis des informations d'intérêt sur l’Isle-aux-Grues :

« D’une longueur de 8 km par une largeur de 1,75 km, l'Isle-aux-Grues trône à 46 mètres au-dessus du niveau de la mer. Plus de 210 espèces d’oiseaux sont les hôtes de l’île, dont les oies blanches. Côtoyant les oiseaux, 250 insulaires ont élu domicile sur l’île, dont 125 y résident en permanence. Une seule route la traverse, qui peut être aisément suivie à bicyclette. En raison des battures pour les cultivateurs, les habitations sont principalement construites du côté nord. Les habitants de l’île vivent principalement de l’agriculture, de l’élevage, du guidage de la chasse à l’automne ainsi que du travail sur le traversier et à la coopérative agricole qu’est la fromagerie de l’île. »
Programme Souvenir de Croisières Coudrier, p. 19




















Photos: Chartrand Saint-Louis