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Sagesse originelle

« Consacrons une journée à vivre aussi délibérément que la Nature, sans dérailler à la moindre coquille de noix ou aile de moustique qui tombe sur les rails [...]. Si la locomotive siffle, laissons-la siffler jusqu'à ce qu'elle en ait la voix enrouée. Si la cloche sonne, pourquoi devrions-nous courir ? [...] J'ai toujours regretté de ne pas avoir été aussi sage qu'au jour de ma naissance. » – Henry David Thoreau, extrait puisé dans : Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 44

Capitalisme infantilisant

« Consommateurs ou citoyens ? D'ordinaire, les deux termes ne sont pas jugés antagoniques. Benjamin Barber démontre qu'ils le sont. Car le capitalisme a radicalement changé. S'il a pu être historiquement associé à des vertus qui ont aussi contribué à fonder la démocratie, il est aujourd'hui lié à des vices qui la détruisent. L'"éthique protestante" de Max Weber, qui privilégiait le travail, l'épargne, la vie simple, la probité, la responsabilité et une économie oeuvrant à la satisfaction de vrais besoins, s'est muée en son contraire : un "éthos infantiliste" qui glorifie la consommation, la superficialité et la dépense inutile pour assouvir de faux besoins. Les ex-citoyens sont transformés en grands enfants, tandis que les vrais enfants et les adolescents deviennent l'épicentre et la cible privilégiée du marketing. Benjamin Barber étudie sous divers angles cette régression culturelle, insistant notamment sur les progrès extravagants d'une privatisation qui dynamite le contrat social et n'épargne même plus les fonctions régaliennes de l'État, comme la police et l'armée, ou encore sur la création d'identités factices autour des marques. »
Résumé du livre

Benjamin Barber, Comment le capitalisme nous infantilise, Paris : Fayard, 2007, 526 p.