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Marguerite Yourcenar: Le Labyrinthe du monde

De l’écrivaine Marguerite Yourcenar, Archives du Nord et Souvenirs pieux sont des mémoires autobiographiques tout à fait remarquables, parmi les plus aboutis de son œuvre. Des livres écrits d’une main de maître — on connaît le talent formidable de cette grande écrivaine — et que je recommande chaudement. Ces deux ouvrages constituent d’ailleurs les deux premiers volets du cycle autobiographique intitulé Le Labyrinthe du monde , que Yourcenar devait compléter avec Quoi ? L’Éternité , un dernier volume laissé inachevé à sa mort et publié seulement après sa disparition. C’est une fascinante plongée dans la généalogie de ses deux familles. Bien sûr, tout n’est pas entièrement validé par les faits historiques : certains pans de l’histoire familiale ne sont pas documentés, des hiatus, comme le dit l’écrivaine. Mais Yourcenar s’est très certainement amusée à broder autour des personnages de son passé. Elle a d’ailleurs expliqué l’objectif de cette autobiographie : « Avant tout, toucher à q...

Le renoncement à l'attachement

« On ne peut pas se forcer à renoncer à un attachement. Bien qu'il ne s'agisse que d'une pensée, il ne suffit pas de décréter de but en blanc : « Je vais y renoncer. » Ça ne marche pas. Il faut d'abord comprendre ce qu'est l'attachement. Il faut éprouver la peur – la sensation physique – qui sous-tend cet attachement. Alors, il disparaîtra de lui-même. Une erreur fréquente par rapport à l'enseignement zen consiste à croire qu'on doit « lâcher prise ». Or, on ne peut pas se forcer à lâcher prise. Il faut faire l'expérience de la peur sous-jacente.

Attention : faire l'expérience de l'attachement ou de tel ou tel sentiment ne signifie pas le dramatiser. Dramatiser ses émotions revient à les camoufler. »

– Charlotte Joko-Beck, Vivre zen, Pocket, 1996, p. 120