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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Calme mental

« En quoi consiste le calme du mental ? Quelque chose est en suspens, mais quoi ? Ce n'est pas un suspens de tout fonctionnement mental puisque le sujet reste éveillé, puisqu'il ne dort pas. Le mental fonctionne, il tourne. Simplement il tourne « rond », sans à-coups. Il y a arrêt de quelque chose, mais non pas du mental, seulement de ses à-coups, des irrégularités de son rythme. À quoi correspondent donc à ces à-coups ? Ils correspondent aux émotions.

(...)

C'est grâce à un oubli momentané de mes préoccupations personnelles que ce calme parfait s'est réalisé en moi; j'étais retiré en marge de toute circonstance pouvant concerner mon Ego. (...) J'avais laissé hors de mon mental toute image concernant ma vie personnelle. (...) C'est cette absence d'émotions qui conditionnait le fonctionnement sans à-coups de mon mental, et c'est ce fonctionnement qui conditionna le déclenchement soudain en moi de la conscience non dualiste de l'existence.

(...)

Ainsi détendu sans être endormi, mon mental est apte à recevoir sans bouger cette perception non dualiste de l'existence à laquelle il s'oppose d'habitude par ses agitations.

C'est comme un prisonnier habitant une prison dont la porte est construite pour s'ouvrir vers l'intérieur, et qui, d'habitude, pousse sur cette porte pour l'ouvrir; plus il pousse, moins la porte peut s'ouvrir; s'il cesse un instant de pousser, la porte s'ouvre d'elle-même. »

– Hubert Benoit, La doctrine suprême selon la pensée Zen, 4e édition, Paris: Le courrier du livre, 1967, p. 82-83