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Marguerite Yourcenar: Le Labyrinthe du monde

De l’écrivaine Marguerite Yourcenar, Archives du Nord et Souvenirs pieux sont des mémoires autobiographiques tout à fait remarquables, parmi les plus aboutis de son œuvre. Des livres écrits d’une main de maître — on connaît le talent formidable de cette grande écrivaine — et que je recommande chaudement. Ces deux ouvrages constituent d’ailleurs les deux premiers volets du cycle autobiographique intitulé Le Labyrinthe du monde , que Yourcenar devait compléter avec Quoi ? L’Éternité , un dernier volume laissé inachevé à sa mort et publié seulement après sa disparition. C’est une fascinante plongée dans la généalogie de ses deux familles. Bien sûr, tout n’est pas entièrement validé par les faits historiques : certains pans de l’histoire familiale ne sont pas documentés, des hiatus, comme le dit l’écrivaine. Mais Yourcenar s’est très certainement amusée à broder autour des personnages de son passé. Elle a d’ailleurs expliqué l’objectif de cette autobiographie : « Avant tout, toucher à q...

Pluie brumeuse sur le mont Lou

« Pluie brumeuse sur le mont Lou, inondations en Tcheu-kiang,
Ne pas y être allé – mille fois regretté.
(Hâte-toi) avant qu’elles disparaissent !
Puis, le but atteint, rentre pour toujours :
D’autres actions seraient vaines alors.
Pluie brumeuse sur le mont Lou, inondations en Tcheu-kiang. »

Commentaire de Daisetz Teitaro Suzuki : « L’ultime point de vue du Zen est que nous avons été égarés par l’ignorance, qui nous a fait voir une scission en nous, alors que depuis le début il n’était nullement besoin d’une lutte entre le fini et l’infini, et que la paix recherchée avec une telle ardeur était là de tout temps.  »

– Poème de Sou Toung-p’o (en japonais Sotoba), extrait du livre de Daisetz Teitaro Suzuki, Essais sur le bouddhisme zen, séries I, II et III, traduits sous la direction de Jean Herbert, Paris : Albin Michel, 1972, p. 25