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Marguerite Yourcenar: Le Labyrinthe du monde

De l’écrivaine Marguerite Yourcenar, Archives du Nord et Souvenirs pieux sont des mémoires autobiographiques tout à fait remarquables, parmi les plus aboutis de son œuvre. Des livres écrits d’une main de maître — on connaît le talent formidable de cette grande écrivaine — et que je recommande chaudement. Ces deux ouvrages constituent d’ailleurs les deux premiers volets du cycle autobiographique intitulé Le Labyrinthe du monde , que Yourcenar devait compléter avec Quoi ? L’Éternité , un dernier volume laissé inachevé à sa mort et publié seulement après sa disparition. C’est une fascinante plongée dans la généalogie de ses deux familles. Bien sûr, tout n’est pas entièrement validé par les faits historiques : certains pans de l’histoire familiale ne sont pas documentés, des hiatus, comme le dit l’écrivaine. Mais Yourcenar s’est très certainement amusée à broder autour des personnages de son passé. Elle a d’ailleurs expliqué l’objectif de cette autobiographie : « Avant tout, toucher à q...

Gaspillage d’énergie

« Po-chang disait que le Zen signifiait : « Mange quand tu as faim, dors quand tu es fatigué… ». La plupart des gens ne mangent pas, mais réfléchissent à quantité de choses, ouvrant ainsi le chemin à l’agitation mentale. Ils ne dorment pas, mais rêvent de mille et une choses. Leur esprit indompté brûle son énergie dans les soucis, la confusion et les idées vagabondes innombrables, au lieu de se concentrer sur un sujet unique. C’est pourquoi il n’achève jamais ce qu’il se propose de faire car, à l’instant même où il entreprend une chose donnée, il en poursuit déjà une autre, et s’épuise ainsi dans un gaspillage considérable d’énergie.  »

– Alan Watts, extrait du livre : L’esprit du Zen, Éditions Dangles, 1976, p. 107