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La vie trouve toujours son chemin

Une plante aux jolies fleurs jaunes s’élève vers le ciel, avec toute sa fougue de vie, alors qu’elle ne prend racine que dans une simple fissure d’un mur décrépi. Elle nous rappelle que la nature trouve toujours son chemin. Le feuillage, les petites fleurs jaunes et le bleu du mur donnent à cette scène une beauté particulière. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Thème de méditation

« Je dépose le passé. Tout ce que j’ai été, tout ce que j’ai fait dans le passé, je le laisse de côté. Je dépose mes amours, mes haines, mes douleurs, mes joies anciennes.

Je dépose l’avenir. Projets, désirs, espoirs, craintes, etc.

Reste l’agrégat impermanent qui constitue mon « moi » à cet instant même. Je l’examine, analysant chacune de ses parties.

D’où vient cette sensation? Où ira-t-elle lorsqu’elle cessera?
D’où vient cette idée? Où ira-t-elle lorsqu’elle cessera?

Le même questionnaire est appliqué à chacun des cinq éléments qui, d’après les bouddhistes, constituent la personnalité. À savoir : la forme, les perceptions, les sensations, les formations mentales et la conscience-connaissance.

Le fruit de ces introspections est d’amener à constater que les éléments du soi-disant « moi » sont tous impermanents, que l’on ne peut pas attribuer une origine première à cette procession perpétuellement en marche, de sensations, de perceptions, d’idées, ni saisir et fixer aucune d’entre elles, toutes étant dénuées de réalité substantielle de « moi ».

Continuant de cette manière, [l'on] approche de la compréhension du « vide en soi-même ».

Ainsi la méditation est retournée à son point de départ, « Tout est vide », et dans ce vide, les phénomènes constituant l’univers, la soi-disant personnalité et la soi-disant existence naissent d’eux-mêmes. »

– Alexandra David-Néel, Initiations lamaïques, Éditions Adyar, 1re éd. 1952, rééd. 1999, p. 119-120