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Jouer du violon

« Le violon est, par excellence, l'instrument sur lequel jouer faux est extrêmement aisé, ce qui suscite toujours un extraordinaire malaise chez l'auditeur. Pour un violoniste qui passe ses journées à travailler son instrument, en entendre un autre exécuter les mêmes oeuvres que lui mais avec une précision accrue peut lui farie croire que celui-ci possède une faculté mystérieuse touchant à la magie. » (189-190) « Technique et émotion sont indépendantes, c’est le hasard de l’apprentissage et de l’application dans le travail qui les rassemble ou les désunit. » (190) « Plus le tempérament et la force d’expression sont puissants et incitent à la prise de risques, plus la technique doit être solide pour les encadrer sans que la qualité du jeu n’en souffre. » (190) « Mettre tout à plat, tout entendre, ne rien laisser passer, ne rien se cacher, adopter un rythme extrêmement ralenti, avec une infinie patience. » (191) « La clé réside peut-êtr...

Thème de méditation

« Je dépose le passé. Tout ce que j’ai été, tout ce que j’ai fait dans le passé, je le laisse de côté. Je dépose mes amours, mes haines, mes douleurs, mes joies anciennes.

Je dépose l’avenir. Projets, désirs, espoirs, craintes, etc.

Reste l’agrégat impermanent qui constitue mon « moi » à cet instant même. Je l’examine, analysant chacune de ses parties.

D’où vient cette sensation? Où ira-t-elle lorsqu’elle cessera?
D’où vient cette idée? Où ira-t-elle lorsqu’elle cessera?

Le même questionnaire est appliqué à chacun des cinq éléments qui, d’après les bouddhistes, constituent la personnalité. À savoir : la forme, les perceptions, les sensations, les formations mentales et la conscience-connaissance.

Le fruit de ces introspections est d’amener à constater que les éléments du soi-disant « moi » sont tous impermanents, que l’on ne peut pas attribuer une origine première à cette procession perpétuellement en marche, de sensations, de perceptions, d’idées, ni saisir et fixer aucune d’entre elles, toutes étant dénuées de réalité substantielle de « moi ».

Continuant de cette manière, [l'on] approche de la compréhension du « vide en soi-même ».

Ainsi la méditation est retournée à son point de départ, « Tout est vide », et dans ce vide, les phénomènes constituant l’univers, la soi-disant personnalité et la soi-disant existence naissent d’eux-mêmes. »

– Alexandra David-Néel, Initiations lamaïques, Éditions Adyar, 1999, p. 119-120