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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Borduas et le Refus global

Dans le film documentaire de Jacques Godbout, Paul-Émile Borduas (1909-1960) (1962, 21 min.), nous parcourons les grands moments de la vie artistique.

Borduas rassembla autour de lui en 1942 quelques artistes dissidents de Montréal. Ils formèrent le mouvement automatiste québécois. Ce groupe fut signataire du manifeste, Refus global, publié en 1948.

Le site de l’Office national du film (ONF) permet également de visionner le film de Manon Barbeau (la fille du peintre Marcel Barbeau), Les enfants du Refus global (1998, 74 min 47 s).

Ce film révèle que Borduas abandonna sa famille. Marcel Barbeau fit de même. Cet abandon familial, était-ce aussi cela, le Refus global ? Telle est la question que pose Manon Barbeau. L'explication semblerait résider dans l'ultraconservatisme du Québec de l’après-guerre. Le champ de l’expression artistique était alors réduit à sa plus simple expression. Les artistes étouffaient littéralement. Ce Québec sclérosant des années 1940 portait en lui les germes de son éclatement, de ce risque total à prendre, celui de réinventer le monde et de le constituer sous des bases plus créatrices et libératrices. Le Refus global, c’était principalement la quête de la liberté et le souci de sortir le Québec et sa population de l'obscurantisme.

Jean Paul Riopelle fut l’un des plus brillants représentants de l’automatisme québécois. Il vécut une vie artistique riche et prolifique à Paris dans les années 1950 et 1960. Manon Barbeau, la réalisatrice, l'a rencontré dans son dernier refuge au Québec, sur l’Isle-aux-Grues, près de Montmagny. Ce film montre un homme en fin de vie visiblement aigri et désabusé.