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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Confort et Indifférence (Denys Arcand)

Le confort et l’indifférence : film documentaire réalisé en 1981 par Denys Arcand, un réalisateur québécois dont l'ensemble de l'oeuvre force le respect.

Ce film oppose les thèses des camps du « oui » et du « non » sur la question de la souveraineté-association au Québec lors du référendum de 1980. Les dessous de la sphère politique sont dévoilés et le tableau n'est pas reluisant.

Une scène particulièrement réussie du film en dit long sur ce que pense le réalisateur. Dans une série de plans courts se succédant à grande vitesse, le réalisateur se moque d'une manière particulièrement virulente des propos tenus par les adversaires des deux camps qui se hasardent à lancer des chiffres, plus éloignés les uns des autres, sur le coût probable de la séparation du Québec. Cette séquence est digne d’un grand vaudeville.

Par dérision, le réalisateur dirige sa caméra vers ce qui anime la foule, ce qui la nourrit et la distrait : les loisirs de masse (jeu de hasard, hockey, véhicule récréatif d’un goût douteux), les multiples possibilités de divertissement et l'expression du sentiment religieux (à titre d'illustration, l’assemblée du Renouveau charismatique au Stade olympique en 1979).

Après l'écoute de ce film, on ne peut qu'en arriver à cette conclusion : aucun projet d'autodétermination politique ne peut se concrétiser si la population générale est indifférente et n'en voit pas la nécessité, si seul importe le confort et que tout ce projet ne se résume qu'à une bataille de chiffres.

Les extraits tirés de l’ouvrage Le Prince de Machiavel sont tout à fait d’à-propos et Jean-Pierre Ronfard est exceptionnel dans le rôle de Machiavel.