Passer au contenu principal

En vedette

Être seul n’est pas être dans la solitude

« Je garderai le mot solitude pour parler de cet état où l’on est sans les autres, certes, mais où l’on se tient compagnie, et nommerai esseulement les temps, que je sois seul ou en compagnie, où ma propre compagnie me manque, les moments où le « quelqu’un qui me manque » n’est pas tant l’autre que moi-même. (…) Être dans la solitude, c’est éprouver la certitude que l’autre est là, en moi. Et puis, il y a l’isolement, où manquent et l’autre et moi. » – Michel Schneider, Glenn Gould Piano solo , Gallimard, 1994, p. 30

Entretiens avec Bernard Émond

Bernard Émond, cinéaste québécois, anthropologue de formation, confie à Simon Galiero des réflexions pertinentes sur la perte des repères et sur le niveau culturel en baisse dans la société québécoise, dans cet entretien intitulé « L’oubli et le sacré:Entretien avec Bernard Émond », Hors Champ, 10 janvier 2007.

À lire aussi :

Lettre aux jeunes qui lui demandent comment devenir réalisateur : Émond, Bernard. « Il y a trop d’images », Hors Champ, 10 janvier 2007.

Extrait de cette lettre :

« Il y a trop d’images. Chaque jour, nous sommes submergés par une quantité monstrueuse d’images grossières, menteuses, nuisibles : publicités imbéciles (ou pire : intelligentes), émissions de télévision stupides et racoleuses, « documentaires » voyeurs, photographies et journaux d’une invraisemblable vulgarité. L’espace public et privé est envahi par des images qui vendent et se vendent, l’un étant indissociable de l’autre. Aussi, quand une jeune personne me demande comment devenir réalisateur ou réalisatrice, je réponds : pourquoi faire ? »

Parution récente :

Émond, Bernard. La perte et le lien : entretiens sur le cinéma, la culture et la société / Simon Galiero rencontre Bernard Émond. Montréal : Médiaspaul, 2009, 174 p.