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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Le sens de la vie

« La vie a-t-elle un sens ? Un but ? Vivre, n'est-ce pas son propre but et son propre sens ? Pourquoi voulons-nous plus ?

Parce que nous sommes si mécontents de nos vies, elles sont si vides, si vulgaires, si monotones, avec l'indéfinie répétition des mêmes gestes, que nous voulons autre chose. (...)

Mais l'homme qui vit dans la richesse de la vie, qui voit les choses telles qu'elles sont, se contente de ce qu'il a; il n'est pas confus; il est clair et c'est pour cela qu'il ne demande pas quel est le but de la vie. Pour lui, le fait même de vivre est le commencement et la fin.

Notre difficulté est que, notre vie étant vide, nous voulons lui trouver un but et lutter pour y parvenir. Un tel but dans la vie ne peut être qu'une expression de l'intellect, sans aucune réalité. (...)

Pour trouver le but de la vie, nous devons passer par la porte de nous-mêmes. »

– Krishnamurti, La première et dernière liberté, Éditions Stock, 1994, p. 309 et 310 (dernière phrase)