Passer au contenu principal

En vedette

La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Pensées Zen

« Si vous voulez voir la Parfaite Voie manifestée,
Ne concevez de pensée ni pour elle ni contre elle.
Opposer ce que vous aimez à ce que vous n'aimez pas,
Voilà la maladie de l'esprit. »

« N'essayez pas de chercher la vérité,
Cessez simplement de vous attacher à des opinions.
Ne vous attardez pas dans le dualisme. »

« Lorsque nulle discrimination n'est faite entre ceci et cela,
Comment une vision partiale et préconçue surgirait-ellle ? »

« Si vous désirez parcourir le chemin du Grand Véhicule,
N'ayez aucun préjugé contre les six objets des sens. »

« Gain et perte, justice et injustice,
Qu'ils disparaissent une fois pour toutes ! »

« Tout est vide, lucide, et porte en soi un principe d'illumination;
Il n'y a pas de tâche, pas d'effort, pas de gaspillage d'énergie.
Voici où l'imagination ne parvient pas à évoluer. »

« En n'étant pas deux, tout est le même,
Et tout ce qui existe s'y trouve compris. »

« Peu importe comment les choses sont conditionnées,
Que ce soit par « être » ou « ne pas être ». »

« Si seulement cela est réalisé,
Ne vous tourmentez plus sur votre imperfection ! »

– Passages d'un remarquable texte Zen connu sous le titre d'« Inscrit sur l'esprit croyant », extraits puisés dans le livre d'Hubert Benoit, La doctrine suprême selon la pensée Zen, 4e édition, Paris: Le courrier du livre, 1967, p. 255-257