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Être seul n’est pas être dans la solitude

« Je garderai le mot solitude pour parler de cet état où l’on est sans les autres, certes, mais où l’on se tient compagnie, et nommerai esseulement les temps, que je sois seul ou en compagnie, où ma propre compagnie me manque, les moments où le « quelqu’un qui me manque » n’est pas tant l’autre que moi-même. (…) Être dans la solitude, c’est éprouver la certitude que l’autre est là, en moi. Et puis, il y a l’isolement, où manquent et l’autre et moi. » – Michel Schneider, Glenn Gould Piano solo , Gallimard, 1994, p. 30

« ce n'est pas » et « je n'ai pas »

« Je n'ai pas de mari, je n'ai pas un enfant sage et bon élève, je n'ai pas une épouse fidèle, je n'ai pas un métier intéressant... ».

Avec ce qui n'est pas et ce que vous n'êtes pas, vous ne pouvez rien. Aucun progrès n'est possible. Qu'est-ce que vous voulez faire avec ce qui n'est pas ? Vous voulez traverser un étang avec une barque qui n'existe pas ?

[Ce] qui n'est pas, [ce] que vous n'avez pas, [ce] dont vous n'êtes pas capable : [ce sont] uniquement des irréalités.

Devenir positif, c'est cesser de faire sans cesse intervenir dans vos vies ce que vous n'êtes pas et ce que vous n'avez pas. »

– Arnaud Desjardins et Véronique Loiseleur, L'audace de vivre, Paris : La Table ronde, c1989, p. 237