Passer au contenu principal

En vedette

Tranquillité hivernale

Très belle scène hivernale au parc : on voit de grands et beaux arbres, une abondance de neige, ainsi que le soleil qui pointe, caché derrière un arbre, et un bâtiment appartenant à l’ensemble muséal du MNBAQ sur les plaines d’Abraham. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Philosopher à coups de marteau

« Philosopher à coups de marteau, c’était, pour Nietzsche, détruire ou « déconstruire » les fausses « idoles » – morale, religion… mais aussi philosophie, langage ou science ! Toutefois, ce n’était pas que cela. Le marteau en question renvoyait aussi à l’usage que les médecins de l’époque en faisaient : en tapotant à l’aide de leurs petits marteaux les ventres ballonnés des patients, ils entendaient résonner ce qu’ils avaient dans les tripes. Le marteau nietzschéen désigne donc, métaphoriquement, le fait de chercher dans des instincts, au fond du ventre, l’origine de croyances, de valeurs ou d’idées dont les hommes – ces « idéalistes » – aiment à croire qu’elles n’entretiennent aucun rapport avec ces instincts : chercher l’origine de la volonté de connaissance scientifique dans l’instinct de peur, ou celle de la morale chrétienne altruiste dans une constitution « intestinale » faible. »

– Charles Pépin, courrier des lecteurs, Philosophie Magazine, mensuel numéro 39, mai 2010, p. 6