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Le quatre-vingt-quatrième problème

Un jour, un fermier alla voir le Bouddha pour lui parler de ses problèmes. Il décrivit ses difficultés : combien son travail était compliqué, tant à cause de la sécheresse que de la mousson. Il parla au Bouddha de son épouse : il l’aimait, mais il y avait certaines choses chez elle qu’il aurait bien voulu changer. Même refrain en ce qui concernait ses enfants : oui, il les aimait, mais ils n’évoluaient pas comme il l’aurait souhaité. Quand il eut fini, il demanda comment le Bouddha pouvait l’aider à résoudre ses soucis. Le Bouddha répondit : « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider. – Comment est-ce possible ? s’écria le fermier. Vous êtes censé être un grand maître ! – Je vais vous expliquer, répondit le Bouddha. Tous les êtres humains ont quatre-vingt-trois problèmes, c’est un fait. Bien sûr, certains problèmes disparaissent de temps en temps, mais bien vite, d’autres les remplacent. Nous aurons donc toujours quatre-vingt-trois problèmes. – À quoi sert donc votre ense...

Résister est futile

« Espérer que nos difficultés disparaîtront est vraiment notre principal problème. Nous résistons à notre vie telle qu’elle est parce que, si nous acceptions de la voir ainsi, cela signifierait abandonner nos idées sur ce qu’elle devrait être. (…) Cette résistance est elle-même une réaction conditionnée; c’est l’effort de l’ego pour garder le contrôle, la peur d’abandonner le connu, même si ce connu nous rend malheureux. (…) Quelle que soit la forme qu'elle peut prendre, la résistance n'apporte pas la paix. En réalité, nous donnons de la force aux choses auxquelles nous résistons parce que nous les solidifions, nous leur accordons le pouvoir de s’installer dans notre vie. »

– Ezra Bayda, Vivre le Zen, Marabout, 2014, p. 75