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La neige : image de l’amour

« La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages. La neige qui amortit tout – les bruits, les chutes, le temps – pour mieux mettre en valeur les choses éternelles et immuables comme le sang, la lumière, les illusions. [...] Au fond, c'est la neige qui a inventé le mystère. Par le fait même, c'est elle qui a inventé la poésie, l'estampe, le point d'interrogation – et ce grand jeu de piste qu'est l'amour. » – Amélie Nothomb, Le sabotage amoureux , Albin Michel, 1993, p. 104 © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Tu entends les voitures qui passent ?

« La première chose que je fais quand je sens poindre l'ombre d'un soupçon d'irritation à l'égard de quelqu'un, ce n'est pas de me dire : « Comment arranger la situation ? », mais « Tu entends les voitures qui passent ? » Il suffit de solliciter un sens – l'ouïe, en l'occurrence – pour que tous les autres se mettent également en éveil, car tous fonctionnent dans le moment présent. Et une fois qu'on a rétabli la conscience vigilante, on voit ce qu'il convient de faire par rapport à la situation. Les actes qui surgissent d'un vécu vigilant sont presque toujours satisfaisants. »

– Charlotte Joko-Beck, Vivre zen, Pocket, 1996, p. 219