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Le quatre-vingt-quatrième problème

Un jour, un fermier alla voir le Bouddha pour lui parler de ses problèmes. Il décrivit ses difficultés : combien son travail était compliqué, tant à cause de la sécheresse que de la mousson. Il parla au Bouddha de son épouse : il l’aimait, mais il y avait certaines choses chez elle qu’il aurait bien voulu changer. Même refrain en ce qui concernait ses enfants : oui, il les aimait, mais ils n’évoluaient pas comme il l’aurait souhaité. Quand il eut fini, il demanda comment le Bouddha pouvait l’aider à résoudre ses soucis. Le Bouddha répondit : « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider. – Comment est-ce possible ? s’écria le fermier. Vous êtes censé être un grand maître ! – Je vais vous expliquer, répondit le Bouddha. Tous les êtres humains ont quatre-vingt-trois problèmes, c’est un fait. Bien sûr, certains problèmes disparaissent de temps en temps, mais bien vite, d’autres les remplacent. Nous aurons donc toujours quatre-vingt-trois problèmes. – À quoi sert donc votre ense...

Novembre

Les arbres se dépouillent lentement de leurs feuilles.
Le vent souffle légèrement.
Tout est calme.


Le soleil resplendit au loin,
vite voilé par quelques nuages.
Le ciel s’ennuage sitôt.


La nature est figée
par le froid mordant.


De rares oiseaux voltigent dans les airs,
mimant un ballet frénétique.
Mais nul regard ne se lève vers eux,
alors qu'il est si plaisant
de les voir tournoyer.


Les voitures filent.
Rien d’autre ne bouge.


Dans l'attente,
nous sommes suspendus
à l’arrêt du bus.


En levant la tête,
je découvre les branches de cet arbre,
et le gris sombre de novembre
me frappe de plein fouet.




© 2025, Chartrand Saint-Louis, photographie