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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Vivre sans pourquoi

Livre d’un philosophe dont le titre interpelle : Vivre sans pourquoi. Son auteur, Alexandre Jollien, est un philosophe français dont la quête de sagesse touche par son authenticité.

Sa démarche, bien que parfois hésitante, boiteuse ou imparfaite, sonne juste. On le perçoit comme un être fragile, vulnérable, mais profondément vrai. Il aborde le zen avec une certaine sagesse, même s’il en parle d’une manière un peu trop folklorique, superficielle, peut-être pas suffisamment incarnée. Le zen ne se dit pas — il se vit, ici et maintenant, dans le silence du quotidien.

La lecture de Vivre sans pourquoi est fluide, accessible au grand public. Jollien y expose ses névroses, ses angoisses, ses questionnements, ainsi que ses tentatives pour créer du sens et nourrir la compassion. Ce dévoilement intime est sans doute dans l’air du temps, mais une réelle sympathie pour cet homme se dégage. Il écrit avec sincérité, et cela se sent.

Jollien est un homme bon, un être vrai, attachant. Je garde de lui l’image d’un philosophe sincère, en chemin.

– Alexandre Jollien, Vivre sans pourquoi : itinéraire spirituel d'un philosophe en Corée, Paris: L'Iconoclaste, Éditions du Seuil, 2015