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Résister est futile

« Espérer que nos difficultés disparaîtront est vraiment notre principal problème. Nous résistons à notre vie telle qu’elle est parce que, si nous acceptions de la voir ainsi, cela signifierait abandonner nos idées sur ce qu’elle devrait être. (…) Cette résistance est elle-même une réaction conditionnée; c’est l’effort de l’ego pour garder le contrôle, la peur d’abandonner le connu, même si ce connu nous rend malheureux. (…) Quelle que soit la forme qu'elle peut prendre, la résistance n'apporte pas la paix. En réalité, nous donnons de la force aux choses auxquelles nous résistons parce que nous les solidifions, nous leur accordons le pouvoir de s’installer dans notre vie. » – Ezra Bayda, Vivre le Zen , Marabout, 2014, p. 75

Il ne suffit pas d’avoir une bonne plume pour être écrivain

Pour Amélie Nothomb, il ne suffit pas d’avoir une bonne plume pour être écrivain. Que faut-il alors ? Beaucoup de choses, dit-elle à la page 73 d’Hygiène de l’assassin, son premier roman publié chez Albin Michel en 1992.

Voici, en résumé, les éléments indispensables selon elle :

La capacité de résistance à la mauvaise foi ambiante;

La puissance de création;

Faire de la parole un acte sensuel;

Savoir se taire sur ce qui ne doit pas être dit (inutile d’attendre des explications : ce sont précisément des choses à ne pas dire);

Le gueuloir intérieur : les mots hurlent d’eux-mêmes, il suffit de les écouter en soi;

Écrire, c’est jouir.

Les pages 73 à 79, où l’auteur se livre à un interrogatoire fascinant, approfondissent ces idées. Ce roman — fabuleux, soit dit en passant — offre les clés pour comprendre le talent singulier de cette écrivaine d’exception.