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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Marguerite Yourcenar: Petite enfance

Marguerite Yourcenar est née le 8 juin 1903 à Bruxelles.

Sa mère, Fernande de Cartier de Marchienne (née en Belgique), meurt quelques jours après sa naissance, d’une fièvre puerpérale.

Peu de temps après, son père, Michel de Crayencour (« Yourcenar » est une anagramme composée à partir de la transposition des lettres de son nom de famille) ramène l’enfant dans la propriété familiale du Mont-Noir (au nord de la France).

« C’est là qu’elle va passer sa petite enfance, mis à part des séjours hivernaux dans le Midi de la France ou chez une sœur de sa mère, une infirme habitant Bruxelles, Jeanne de Cartier de Marchienne. Elle apprend à connaître sa grand-mère Noémie, une sorte de dragon domestique ; elle découvre peu à peu les généalogies familiales, où, comme partout et peut-être davantage compte tenu du milieu social, se lit l’instabilité des fortunes et des sentiments. »

– Georges Jacquemin, Marguerite Yourcenar, Lyon : La Manufacture, 1985 (coll. « Qui suis-je? »), p. 50-51