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La vie trouve toujours son chemin

Une plante aux jolies fleurs jaunes s’élève courageusement à la verticale, prenant racine dans une simple fissure d’un mur décrépi. Cette plante, qui parvient pourtant à pousser dans un endroit si improbable, témoigne d’une formidable force de vie. Elle nous rappelle que la nature trouve toujours son chemin, même dans les endroits les plus inattendus. Le feuillage, les petites fleurs jaunes et le bleu du mur donnent à cette scène une beauté toute particulière. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

« Un vide insondable et rien de sacré » (Bodhidharma)

« Quelle est la plus haute vérité des saints enseignements ? » Bodhidharma répondit : « Un vide insondable et rien de sacré. »

« De quel vide parle Bodhidharma ? Ce n'est pas un grand trou noir dans l'Univers avec une pancarte bouddhique indiquant : « Le vide. Pas sacré. Entrée autorisée. » Ce n'est pas non plus un vide abstrait opposé à une plénitude concrète. Quel peut être ce vide, sinon le substrat d'où émergent tous les phénomènes et auquel ils retournent inévitablement ? Selon le sutra de la Grande Sagesse : « La forme est seulement le vide, et le vide, seulement la forme. »

« En même temps que l'aspect absolu de notre vie, il faut en reconnaître l'aspect relatif. Et, inversement, la conscience des différences doit en même temps être équilibrée par la dimension absolue. »

« Sacré », « profane » : ne sont-ce pas des distinctions arbitraires qui tendent à séparer le sujet de la chose nommée ? La véritable sainteté – la complétude – est vide, rien, non-soi, une condition dans laquelle on n'est plus séparé de rien. »

« Lorsque l'esprit est libéré de notions telles que sacré et profane, vide et plénitude, soi et les autres, la vérité se révèle; telle est la clef de la compréhension de l'esprit d'autrui. Et telle était la condition de l'esprit de Bodhidharma. »

– Philip Kapleau, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 155, 159 et 161