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Jouer du violon

« Le violon est, par excellence, l'instrument sur lequel jouer faux est extrêmement aisé, ce qui suscite toujours un extraordinaire malaise chez l'auditeur. Pour un violoniste qui passe ses journées à travailler son instrument, en entendre un autre exécuter les mêmes oeuvres que lui mais avec une précision accrue peut lui farie croire que celui-ci possède une faculté mystérieuse touchant à la magie. » (189-190) « Technique et émotion sont indépendantes, c’est le hasard de l’apprentissage et de l’application dans le travail qui les rassemble ou les désunit. » (190) « Plus le tempérament et la force d’expression sont puissants et incitent à la prise de risques, plus la technique doit être solide pour les encadrer sans que la qualité du jeu n’en souffre. » (190) « Mettre tout à plat, tout entendre, ne rien laisser passer, ne rien se cacher, adopter un rythme extrêmement ralenti, avec une infinie patience. » (191) « La clé réside peut-êtr...

Où méditer ?

« Au début, tout endroit tranquille, entre quatre murs ou dans la nature, où les vibrations vous aident à vous concentrer sur vous-même, est excellent pour zazen; cela inclut les montagnes et le désert. Mais il est bon de ne pas séjourner trop longtemps dans un tel environnement « idéal », car, sans difficultés à affronter, on se bâtit une fausse force, un calme et une fermeté apparents qui s'effondrent face aux exigences de la vie. (...) »

« [Q]uelqu'un qui a appris à concentrer et à unifier son esprit au sein du bruit et de l'activité possède une stabilité et une résistance bien supérieures à celui qui a passé des années seul dans les montagnes, le désert ou ailleurs. (...) »

« [Le] vigoureux effort de transcender la perturbation débloqu[e] des énergies habituellement non disponibles. Lorsque l'on [parvient] à se concentrer sur la pratique, la clameur, par l'effet de quelque mystérieuse alchimie, [devient] un choeur harmonieux. »

– Philip Kapleau, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 73 et 75 (dernière phrase)