Passer au contenu principal

En vedette

La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

À la gloire d’un éventail blanc

« C’est dans la partie blanche de l’éventail
Là où rien n’est inscrit
Que gît le véritable sens
Les touches de rouge, de vert n’ont pas de signification
Là où rien n’est dessiné, tout est révélé
La fleur, la lune, et même une magnifique demeure. »

– Ryôkan, extrait du livre : Contes Zen : Ryôkan, le moine au coeur d’enfant, traduction du japonais et composition par Claire S. Fontaine, Paris : Le Courrier du Livre, 2001, p. 159

Commentaire : Pétri de l’esprit du Zen, ce poème nous dit que c’est à l’instant où il n’y a plus « rien », où tout objet d’attachement a disparu, que tout peut se révéler.