mardi 30 mars 2010

Entretiens avec Bernard Émond

Bernard Émond, cinéaste québécois, anthropologue de formation, confie à Simon Galiero des réflexions pertinentes sur la perte des repères et sur le niveau culturel en baisse dans la société québécoise, dans cet entretien intitulé « L’oubli et le sacré:Entretien avec Bernard Émond », Hors Champ, 10 janvier 2007.

À lire aussi :

Lettre aux jeunes qui lui demandent comment devenir réalisateur : Émond, Bernard. « Il y a trop d’images », Hors Champ, 10 janvier 2007.

Extrait de cette lettre :

« Il y a trop d’images. Chaque jour, nous sommes submergés par une quantité monstrueuse d’images grossières, menteuses, nuisibles : publicités imbéciles (ou pire : intelligentes), émissions de télévision stupides et racoleuses, « documentaires » voyeurs, photographies et journaux d’une invraisemblable vulgarité. L’espace public et privé est envahi par des images qui vendent et se vendent, l’un étant indissociable de l’autre. Aussi, quand une jeune personne me demande comment devenir réalisateur ou réalisatrice, je réponds : pourquoi faire ? »

Parution récente :

Émond, Bernard. La perte et le lien : entretiens sur le cinéma, la culture et la société / Simon Galiero rencontre Bernard Émond. Montréal : Médiaspaul, 2009, 174 p.

lundi 29 mars 2010

Lundi sans viande

La campagne « Lundi sans viande » a pour but de conscientiser et de motiver un maximum de personnes à remplacer, chaque lundi, leurs repas de viande par des mets à base de végétaux (légumineuses, noix et graines), céréales (riz, pâtes, etc.), légumes et fruits.

C’est une invitation à prendre conscience de l’impact de nos choix alimentaires sur la planète et l’ensemble de ses habitants.

Pourquoi le lundi? Il semblerait que lorsque l’habitude se prend en début de semaine, les gens auraient tendance à conserver cette habitude pour le reste de la semaine.

dimanche 28 mars 2010

Sommeil

Très bon site sur le sommeil. Une section porte sur l’insomnie.

À lire également cet article publié dans le journal « Le Devoir », journal montréalais, en date du 8 janvier 2009. Il est question des troubles de sommeil, une véritable épidémie qui a un coût social impressionnant. D’après le docteur Pierre Mayer, on est en retard de 15 ans sur cette question au Québec, on en paie les frais aujourd'hui.

Cet autre article mis en ligne sur Le Portail d'Albert.

L’émission du 28 janvier 2010 de Télé-Québec, « Une pilule, une petite granule », traite spécifiquement de l’insomnie.

Fondation sommeil
Association de personnes atteintes de déficiences reliées au sommeil.

Le sommeil est crucial pour maintenir son énergie et une belle forme physique.

samedi 27 mars 2010

Confort et Indifférence (Denys Arcand)

Le confort et l’indifférence : film documentaire réalisé en 1981 par Denys Arcand, un réalisateur québécois dont l'ensemble de l'oeuvre force le respect.

Ce film oppose les thèses des camps du « oui » et du « non » sur la question de la souveraineté-association au Québec lors du référendum de 1980. Les dessous de la sphère politique sont dévoilés et le tableau n'est pas reluisant.

Une scène particulièrement réussie du film en dit long sur ce que pense le réalisateur. Dans une série de plans courts se succédant à grande vitesse, le réalisateur se moque d'une manière particulièrement virulente des propos tenus par les adversaires des deux camps qui se hasardent à lancer des chiffres, plus éloignés les uns des autres, sur le coût probable de la séparation du Québec. Cette séquence est digne d’un grand vaudeville.

Par dérision, le réalisateur dirige sa caméra vers ce qui anime la foule, ce qui la nourrit et la distrait : les loisirs de masse (jeu de hasard, hockey, véhicule récréatif d’un goût douteux), les multiples possibilités de divertissement et l'expression du sentiment religieux (à titre d'illustration, l’assemblée du Renouveau charismatique au Stade olympique en 1979).

Après l'écoute de ce film, on ne peut qu'en arriver à cette conclusion : aucun projet d'autodétermination politique ne peut se concrétiser si la population générale est indifférente et n'en voit pas la nécessité, si seul importe le confort et que tout ce projet ne se résume qu'à une bataille de chiffres.

Les extraits tirés de l’ouvrage Le Prince de Machiavel sont tout à fait d’à-propos et Jean-Pierre Ronfard est tout à fait exceptionnel dans le rôle de Machiavel.

mercredi 24 mars 2010

Anticancer (David Servan-Schreiber)

« Le cancer est une véritable épidémie : il y a quelque chose dans notre façon de vivre qui est une sorte d’engrais pour la maladie. »
— David Servan-Schreiber

David Servan-Schreiber, psychiatre et chercheur en neurosciences, réédite son célèbre livre Anticancer : les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit.

La lecture de ce livre donne confiance. Le corps, malgré ses limites, possède des moyens naturels de se défendre.

Selon David Servan-Schreiber, le bagage génétique n'est pas déterminant, ce sont le mode de vie, l'alimentation et la réaction au stress qui influent davantage sur l'incidence de la maladie.

Plusieurs personnes survivent à la maladie en reprenant sa santé en mains : changement d'alimentation, exercices réguliers, contrôle du poids, aide auprès d'un groupe d'entraide (l'élément psychologique est non négligeable). Par exemple, une femme qui marche 30 minutes par jour réduit considérablement les risques de récidive d'un cancer du sein.

Au chapitre du contrôle du poids, le chercheur recommande de se situer "le plus près du plus bas" chiffre du poids santé. Pour savoir comment mesurer votre tour de taille : Indice de masse corporelle (IMC) et tour de taille.

Pourquoi ne pas modifier ses habitudes de vie afin de jouir de la vie le plus longtemps possible et de la manière la plus plaisante?

Servan-Schreiber, David. Anticancer : les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit. Paris : Laffont, 2010 (ISBN : 9782221114094)

dimanche 21 mars 2010

Discrimination raciale

Le 21 mars a été proclamé Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale en 1966 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette date a été choisie en commémoration du 21 mars 1960, où 69 personnes avaient été tuées au cours d’une manifestation pacifique contre l’apartheid à Sharpeville, en Afrique du Sud.

Pour l’occasion, l’Office national du film (ONF) a préparé deux sélections de films qui visent à promouvoir et avancer un dialogue sur l'égalité et la diversité.

La Sélection Films contre le racisme comprend des films abordant le sujet du racisme dans une perspective canadienne, alors que les films de la Sélection La tête de l’emploi mettent l’accent sur le phénomène de la discrimination dans les milieux de travail au Canada.

mercredi 17 mars 2010

Borduas et le Refus global

Le 22 février 2010 marquait les cinquante ans de la disparition du peintre québécois Paul-Émile Borduas. Dans le film documentaire de Jacques Godbout, nous parcourons les grands moments de la carrière artistique de Paul-Émile Borduas (1962, 21 min).


Borduas rassembla autour de lui en 1942 quelques artistes dissidents de Montréal, ils formèrent le mouvement automatiste québécois. Ce groupe fut signataire du manifeste, Le Refus global, qui fut publié en 1948.

Le site de l’Office national du film (ONF) permet également de visionner le film de Manon Barbeau (la fille du peintre Marcel Barbeau), Les enfants du Refus global (1998, 74 min 47 s).


Ce film nous apprend que Borduas abandonna sa famille, Marcel Barbeau fit de même. Cet abandon familial, était-ce aussi cela, le Refus global ? L'explication résiderait dans l'ultraconservatisme du Québec de l’après-guerre. Le champ de l’expression artistique était alors réduit à sa plus simple expression. Les artistes étouffaient littéralement. Ce Québec sclérosant des années 1940 portait en lui les germes de cet éclatement, de ce risque total à prendre, celui de réinventer le monde et de le constituer sous des bases plus créatrices et libératrices. Le Refus global, c’était principalement la quête de la liberté et le souci de sortir le Québec et sa population de l'obscurantisme.

Jean Paul Riopelle fut l’un des plus brillants représentants de l’automatisme québécois. Il vécut une vie artistique riche et prolifique à Paris dans les années 1950 et 1960. Manon Barbeau, la réalisatrice, le rencontre dans son dernier refuge au Québec, sur l’Isle-aux-Grues, près de Montmagny. Ce film nous montre un homme en fin de vie, visiblement aigri et désabusé.

dimanche 14 mars 2010

Influence de la lumière sur le cerveau

Intéressante conférence, le 17 février 2010, au Musée de la civilisation de Québec, sur l'influence de la lumière sur le cerveau.

Le conférencier : Dr Marc Hébert, directeur du laboratoire d'électrorétinographie au Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, professeur à l'Université Laval en ophtalmologie. Monsieur Hébert se spécialise dans l'étude de l'influence de la lumière sur le cerveau, ce qu'on nomme communément l'horloge biologique, et en rétinographie.

Chez l'être humain, l'horloge biologique située dans le cerveau contrôle plus de 150 cycles, dont le rythme du sommeil.

Notre horloge interne fonctionne avec le cycle du jour et de la nuit.

L’horloge biologique ne s’adapte pas ou peu à l’horaire de nuit puisque l’intensité de la lumière habituellement utilisée à l’intérieur (<100 lux) est insuffisante pour contrer l’effet de la lumière matinale, provenant du soleil (moyenne de 2 000 lux). Bien entendu, les travailleurs de nuit n'ont pas le choix et, par la luminothérapie, ils parviennent à rester éveillés durant la nuit, grâce au rayon bleu (lampe de très faible intensité, un niveau d'éclairement de l'ordre de 20 lux est suffisant). Le docteur Hébert offre quelques conseils à ceux qui travaillent de nuit pour mettre toutes les chances de leur côté :

1) Éviter les repas lourds et la malbouffe pendant la nuit, car les enzymes digestifs ne sont pas produits de la même façon par le corps;
2) Éviter le café après quatre heures du matin, car son effet se fera sentir plus tard et risque de perturber le sommeil;
3) Faire des petites siestes énergisantes ne dépassant pas 15 à 20 minutes.

Le cycle de sommeil des adolescents diffère de celui des adultes : ils dorment près de 9 à 10 heures par nuit, ils se couchent généralement plus tard et se lèvent rarement tôt.

Le cycle normal, à l’âge adulte, est un état de veille qui, en général, commence à 6 h et se termine vers 22 h.

Nous avons tous une baisse de vigilance vers 14 h, ce qui explique la tradition de la sieste dans certains pays européens. La sieste procure un regain d’énergie si elle ne dépasse pas 20 minutes. Un bon truc : s’étendre sur un divan en tenant dans la main un objet, dès que l’objet tombe de la main c’est le signal qu’il vaut mieux cesser la sieste, car la prolonger entraînerait de la fatigue.

Le sommeil est ponctué par deux grandes phases : la première grande phase correspond à la phase de récupération du corps, l’autre phase est celle qui correspond à l’évacuation des stress de la vie courante par les rêves, c’est la phase psychologique, elle est très importante. Des expériences sur des souris ont démontré que si on les privait de cette seconde phase, la phase de libération des stress par le rêve, elles mourraient à court terme, alors qu’elles subissaient moins de dommages en étant privées de la première phase.

Les individus qui se réveillent systématiquement vers 4 h ou 5 h de la nuit ont : 1) soit des difficultés à évacuer leur stress ou 2) le cycle de l’horloge biologique n’est plus bien réglé (ce qui arrive plus souvent après 50 ans).

Un bon truc pour se préparer au sommeil : couper lentement les sources de lumière de manière à se préparer à l’état de sommeil. Le cerveau reçoit les sources de lumière par l’œil. Il est aussi réceptif à l’obscurité.

L’état de veille est directement lié à notre température corporelle et à la luminosité. Dès le réveil, le corps est à son niveau supérieur de vigilance. Par l’exercice, il parvient à maintenir un bon niveau de vigilance durant la journée.

Les chercheurs ont remarqué que les personnes qui vivent dans des zones où la luminosité est moins grande (Le Grand Nord, l’Angleterre (très pluvieux, temps gris)) souffrent davantage de dépression et le taux de suicide est plus élevé. Des maladies sont associées au manque de luminosité (trouble de la digestion, trouble cardiaque…).

Pour contrer le décalage horaire, il faut dès l’arrivée se couper des sources de lumière en portant une lunette spéciale qui ne laisse pas passer les rayons bleus par la rétine vers le cerveau et prolonger la veille le plus tard possible, vers minuit idéalement, pour être certain de dormir toute la nuit.

Vous pouvez entendre et voir le Dr. Marc Hébert, pionnier en luminothérapie, à l’émission de Télé-Québec, Une pilule, une petite granule.



Lights out, un documentaire sur les effets de l'absence de lumière sur le corps humain.

vendredi 12 mars 2010

Young @ Heart

Une chorale à part, ses membres ont entre 75 à 93 ans. Leur répertoire : rock, pop et soul. Le directeur artistique, Bob Cilman, est un passionné. Visiblement, il les aime. Ces vieilles personnes sont énergiques et vives. Ce film est rempli de rires et, malgré des moments tristes, c'est un véritable hommage à la vie. La bande-annonce en donne un bon aperçu.



Fiche du film « Young @ Heart » (2007) sur Internet Movie Database

jeudi 11 mars 2010

Marguerite Yourcenar

« Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'œil intelligent sur soi-même... »
— Marguerite YOURCENAR, Mémoires d'Hadrien

Marguerite Yourcenar (1903-1987) fut une grande femme de lettres. Elle fut aussi humaniste et visionnaire sur plusieurs plans. Dès 1974, sur la dégradation de l’environnement, par exemple, elle écrivait des passages lucides et intelligents. Elle voyait bien que le mensonge est omniprésent, qu'il prend la forme de la duperie et que la société marchande, où règnent la consommation et la production à outrance, entraîne le saccage de l'environnement.

« Je regrettais, non pas la fin d’une maison et des quinconces d’un jardin, mais celle de la terre, tuée par l’industrie comme par les effets d’une guerre d’attrition, la mort de l’eau et de l’air aussi pollués à Flémalle qu’à Pittsburgh, Sydney ou Tokyo. Je pensais aux habitants de l’ancien village, exposés aux crues subites du fleuve qui n’avait pas encore été régularisé dans ses berges. Eux aussi avaient par ignorance souillé la terre et abusé d’elle, mais l’absence d’une technique perfectionnée les avait empêchés d’aller très loin dans cette voie. Ils avaient jeté à la rivière le contenu de leurs pots de chambre, les carcasses du bétail qu’ils assommaient eux-mêmes et les saletés du corroyeur ; ils n’y déversaient pas des tonnes de sous-produits nocifs ou même mortels ; ils avaient à l’excès tué des bêtes sauvages et abattu des arbres ; ces déprédations n’étaient rien auprès des nôtres, qui avons créé un monde où les animaux et les arbres ne pourront plus vivre. Ils souffraient, certes, de maux que les naïfs progressistes du XIXe siècle crurent à jamais révolus : ils manquaient de vivres en temps de disette, quitte à se bourrer en temps d’abondance avec une vigueur que nous imaginons mal ; ils ne se sustentaient pas d’aliments dénaturés à l’intérieur desquels circulent d’insidieux poisons. Ils perdaient un tragique pourcentage d’enfants en bas âge, mais une sorte d’équilibre se maintenait entre le milieu naturel et la population humaine ; ils ne pâtissaient pas d’un pullulement qui produit les guerres totales, déclasse l’individu et pourrit l’espèce. Ils subissaient périodiquement les violences de l’invasion ; ils ne vivaient pas sous la perpétuelle menace atomique. Soumis à la force des choses, ils ne l’étaient pas encore au cycle de la production forcenée et de la consommation imbécile. Il y a cinquante ans ou trente ans à peine, ce passage d’une existence précaire de bêtes de champs à une existence d’insectes s’agitant dans leur termitière semblait à tous un progrès incontestable. Nous commençons aujourd’hui à penser autrement. » (Souvenirs pieux, Paris: Gallimard, 1974, p. 96-97)

« L'oeuvre au noir » (1968) est l’un de ses grands romans. Il est juste de dire que c'est le roman de la maturité. L'oeuvre est complexe et difficile, le sujet est fouillé, très documenté, l'écriture est remarquable et le personnage principal, Zénon, incarne d'une manière remarquable la sagesse, l'intelligence et l'anticonformisme (c'est un personnage très moderne). La fin n'est pas heureuse, mais le récit plonge ses ramifications dans une période trouble et fascinante de l'Histoire, soit celle du nouveau millénaire.

En matière de rigueur sur le plan de l’écriture, il faut penser à elle. Yourcenar avait la réputation de réécrire chaque chapitre d'une manière presque maniaque. Elle raturait tout ce qui était inutile. Ses phrases étaient limpides. Elle savait garder un souffle, maintenir l'intérêt.

Lire Yourcenar, c’est entreprendre un voyage formidable.

mercredi 10 mars 2010

Psychologie sociale et fascisme‏

Liste d'ouvrages qui abordent le thème du fascisme et de la psychologie sociale:

BÉDARD, Luc Introduction à la psychologie sociale : vivre, penser et agir avec les autres, Saint-Laurent : Éditions du Renouveau pédagogique, [1998], c1999, 408 p.

FINKELSTEIN, Norman G, L'Allemagne en procès : la thèse de Goldhagen et la vérité historique, Paris: Albin Michel, 1999, 185 p.

Irrationalités collectives / sous la direction de E. DROZDA-SENKOWSKA, J. AJZEN ... [et al.], Lausanne: Delachaux et Niestlé, 1995, 335 p.

MOREAU, Yves, Les fils d'Hitler : enquête sur la nouvelle peste brune, Paris : L'Archipel, 1993, 260 p.

NOËL, Lise, L'intolérance : une problématique générale, Montréal: Boréal; Paris: Éditions du Seuil, 1991, 308 p.

REICH, Wilhelm, La psychologie de masse du fascisme, Paris: Payot: Rivages, 1998, 340 p.

ROSENBAUM, Ron, Pourquoi Hitler?, Paris: J.-C. Lattès, 1998, 627 p.


Reportage sur la montée inquiétante du fascisme en Europe: « Ascenseur pour les fachos »



Le Portail d'Albert

Le Portail d’Albert

Un espace de création, de réflexion et de diffusion d’informations pour des hommes et des femmes qui, malgré le poids du quotidien, souhaitent apporter une contribution.

Le rôle d’un portail est d’offrir une porte d’entrée et de regrouper des références vers des informations similaires. C’est ce qu’offre ce site.

Ce site ressemble en quelque sorte à une toile où divers sujets sont abordés à l’intérieur de trois grands axes d'intérêt: Littérature, Matière à réflexion et Société.

Il couvre divers types d’écriture et regroupe des écrits réalisés par des gens qui aiment écrire.

mardi 9 mars 2010

Anselm Kiefer

Anselm Kiefer est un artiste contemporain allemand pour le moins singulier.

Ses créations sont marquées par un profond questionnement sur l'horreur et la tragédie de la Shoah. Pour comprendre l'inexplicable ou l'insondable, l'artiste a sondé les récits d’épopée allemands (Niebelungen), les mythes fondateurs et l'histoire de son pays. Il a même tourné en dérision les symboles clés du nazisme.

On ne peut rester indifférent à son côté provocateur et à sa volonté d’affirmer que cette horreur exceptionnelle du massacre des Juifs fait partie intégrante de l’histoire du peuple allemand.

Les matériaux qu'il emploie sont particulièrement évocateurs de cette tragédie, dont la paille, la cendre et divers objets hétéroclites.

Cet artiste majeur interroge également le cosmos, la place de l’Homme dans l’univers et les autres grandes tragédies.

Reportage sur Kiefer où l’artiste discute de son art : « Operation Sea lion »



Son atelier est gigantesque, tout comme ses toiles. Visite de l'atelier et des créations d'Anselm Kiefer à Barjac (Gard) en France.



Le Musée d’art contemporain de Montréal a obtenu en don deux toiles majeures de cet artiste.



Plusieurs autres vidéos sur Kiefer.

Ce document explique l’importance du livre dans la tradition judaïque, ce qui doit, en partie, expliquer l'intérêt de Kiefer pour les gigantesques livres de plomb ou autre métal.


Monumenta - Anselm Kiefer vu par Marc-Alain Ouaknin
envoyé par anticosti. - Découvrez plus de vidéos créatives.

Excellent film documentaire sur l'histoire du nazisme.


histoire du nazisme 1/18
envoyé par jevsprendpartteslsnation. - L'info video en direct.

Suggestion de livre: Lauterwein, Andrea. Anselm Kiefer et la poésie de Paul Celan. Paris : Éditions du Regard, 2006 (ISBN : 2-84105-159-5).

lundi 8 mars 2010

Katyn (Andrzej Wajda)

Ce récent film de Andrzej Wajda, au cœur du massacre de Katyn, n’est rien de moins que magistral, c'est l’œuvre d’un grand maître du septième art. Les photographies et les prises de vue sont extraordinaires. Le propos du film est douloureux. Les dernières scènes sont insoutenables. L’horreur est palpable. La fin du film se termine sur une note musicale grave, le chant d'un choeur d'hommes, et un long silence s'ensuit. Un moment de silence à la mémoire des disparus. Ce film est un vibrant hommage à ces officiers polonais exécutés froidement et sommairement par le régime soviétique en 1940.



Si vous voulez en apprendre davantage, écoutez ce reportage sur le massacre de Katyn.

dimanche 7 mars 2010

Carnet Web Instantanés

Un instantané se définit comme un « écho rapide sur un à-côté pittoresque de l’information, mais n’en donnant pas toute la substance ».

Ce terme résume bien le contenu de ce carnet Web qui recense principalement des instantanés, des échos rapides, des notes de lecture, de brefs propos et toutes sortes de références sur une diversité de sujets.

















Calligraphie: Xiaoqian, artiste chinoise

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Outre ce bénévolat sacré pour ces sites, j'ai une vie culturelle riche et diversifiée (lecture, concert, colloque, cinéma, musée). Je fréquente mes amis et proches parents sur une base régulière et mon travail m’occupe suffisamment.

Les questions d'éthique sociale et environnementale sont parmi mes principales préoccupations. La cause de la protection de l’environnement me tient particulièrement à cœur.