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Marguerite Yourcenar: Le Labyrinthe du monde

De l’écrivaine Marguerite Yourcenar, Archives du Nord et Souvenirs pieux sont des mémoires autobiographiques tout à fait remarquables, parmi les plus aboutis de son œuvre. Des livres écrits d’une main de maître — on connaît le talent formidable de cette grande écrivaine — et que je recommande chaudement. Ces deux ouvrages constituent d’ailleurs les deux premiers volets du cycle autobiographique intitulé Le Labyrinthe du monde , que Yourcenar devait compléter avec Quoi ? L’Éternité , un dernier volume laissé inachevé à sa mort et publié seulement après sa disparition. C’est une fascinante plongée dans la généalogie de ses deux familles. Bien sûr, tout n’est pas entièrement validé par les faits historiques : certains pans de l’histoire familiale ne sont pas documentés, des hiatus, comme le dit l’écrivaine. Mais Yourcenar s’est très certainement amusée à broder autour des personnages de son passé. Elle a d’ailleurs expliqué l’objectif de cette autobiographie : « Avant tout, toucher à q...

Se tenir debout tout seul

« Chacun de nous redoute d'être seul, de se tenir debout tout seul. Nous avons soif de sécurité, à la fois extérieure et intérieure. Et, par conséquent, nous dépendons d'autrui. »

« Il faut être complètement seul et non pas isolé ! Il y a une grande différence entre l'isolement et la solitude intégrale. »

« L'isolement est un état où toutes nos relations avec autrui sont coupées, quand dans votre vie quotidienne et vos activités vous avez véritablement dressé, consciemment ou inconsciemment, un mur autour de vous-même, afin de ne pas être blessé. Cet isolement empêche évidemment toute relation. »

« La solitude est le propre d'un esprit qui ne dépend psychologiquement d'aucun autre, qui n'est lié à personne, et ceci ne veut pas dire qu'il soit sans amour – l'amour étant toute autre chose que l'attachement. La solitude est la qualité d'un esprit qui, profondément, ignore la peur et est, par conséquent, sans conflit. »

– Krishnamurti, L'Éveil de l'intelligence, Éditions Stock, 2011, p. 129