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La vie trouve toujours son chemin

Une plante aux jolies fleurs jaunes s’élève courageusement à la verticale, prenant racine dans une simple fissure d’un mur décrépi. Cette plante, qui parvient pourtant à pousser dans un endroit si improbable, témoigne d’une formidable force de vie. Elle nous rappelle que la nature trouve toujours son chemin, même dans les endroits les plus inattendus. Le feuillage, les petites fleurs jaunes et le bleu du mur donnent à cette scène une beauté toute particulière. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Agitation et lumière

« L'homme prétend généralement désirer le « bonheur » (...), mais en fait cette prétention est en désaccord avec le comportement de l'homme ordinaire; l'homme ordinaire ne vit pas pour être heureux, il ne tend pas à se procurer un « état » lumineux et immobile; il tend à se procurer un « état » avant tout vibrant et secondairement lumineux.

Il n'est pas étonnant que l'homme ordinaire ne parvienne pas au bonheur puisqu'il ne tend pas vers lui. Et le fait que sa préférence pour l'agitation l'emporte sur sa préférence pour la lumière fait comprendre que ses joies soient si précaires; quand il est joyeux, il attache plus de prix à l'agitation par laquelle il s'efforce vers encore plus de joie qu'il n'en attache à sa joie elle-même. Ceci se traduit par une revendication illimitée de joie qui finit toujours par trébucher sur les limites du plan temporel et pour amener l'effondrement de la joie.

Sa préférence primordiale pour l'agitation (...) engendre tous ses malheurs. C'est parce qu'il veut sans cesse sentir sa vie vibrer en lui, c'est-à-dire, dans la situation égotiste où il est encore, se sentir affirmé en tant que distinct, qu'il reste plongé dans les misères du dualisme et ses déchirantes contradictions. »

– Hubert Benoit, La doctrine suprême selon la pensée Zen, 4e édition, Paris: Le courrier du livre, 1967, p. 108-109