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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

La solitude

« Il est des êtres à qui la solitude est affreusement pénible. Je crois bien qu'elle l'est à tout le monde, seulement, selon les caractères divers des mentalités, la "solitude" revêt d'autres aspects.

Il est des gens qui ne peuvent souffrir la solitude physique. (...) C'est la mentalité du mouton qui ne peut vivre loin du troupeau. (...)

Il y en a qui souffrent de la solitude sentimentale, du manque d'amitié ou de tendresse, qui ont besoin qu'on s'occupe d'eux, qu'on les cajole. Les enfants sont dans ce cas ! Les petits et beaucoup de grands enfants aussi. (...)

Et puis il y a encore des gens à qui la solitude intellectuelle est insupportable. Je confesse ma faiblesse. Je suis du nombre. Ne pouvoir parler à personne d'études, de philosophie... supplice pénible. (...)

Et, au sommet de cette échelle, il y a les solitaires qui paraissent n'avoir besoin d'aucune compagnie. Eh bien, ce serait erreur de le croire. J'en connais quelques-uns de ceux-là qui vivent pendant des années dans des endroits presque inaccessibles, sans voir qui que ce soit. Leur solitude n'est qu'apparente. Leur esprit est un monde, un monde peuplé d'êtres-idées innombrables et leur caverne est un salon où l'on cause... où l'on cause même fort bien. »

– Alexandra David-Néel, Journal de voyage (t. 1) : Lettres à son mari, Paris : Librairie Plon, 1975, p. 363-365