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Le dénouement de "La Duchesse de Langeais" (Balzac) et ses paradoxes

Une connaissance m’avait dit : « J’ai adoré la fin du roman La Duchesse de Langeais de Balzac. » Cela a piqué ma curiosité : j’étais justement en train de lire ce roman et j’ai accéléré ma lecture pour en découvrir le dénouement. Au début, cette histoire de lutte amoureuse, de jeux et de dureté me semblait très éloignée de l’amour véritable, ce qui était en effet le cas. Mais avec Balzac, on peut s’attendre à tout, tant il est maître des retournements de situation. Il parvient d’ailleurs à faire apparaître un amour véritable, mais profondément déformé par l’orgueil et le désir de possession de l’un et de l’autre. C’est pourquoi la fin m’a énormément déçue. Je n’aurais jamais imaginé que le général, le marquis de Montriveau, se comporte comme il l'a fait, en la découvrant inanimée. Pourquoi cette scène paraît-elle si peu crédible ? Parce qu’elle s’accorde mal avec la cohérence du récit et la personnalité du marquis. Pendant cinq ans, il a recherché frénétiquement cette femme da...

La validité des idées

« La validité des idées doit subir l’épreuve finale de leur application pratique. Lorsqu’elles y échouent, c’est-à-dire lorsqu’elles ne peuvent être appliquées dans la vie quotidienne en y produisant une harmonie et une satisfaction durables, et en procurant un réel bénéfice à tous les individus en jeu – à soi-même aussi bien qu’aux autres – on ne peut dire d’aucune idée qu’elle est valide et pratique. »

– Daisetz Teitaro Suzuki, Essais sur le bouddhisme zen, séries I, II et III, traduits sous la direction de Jean Herbert, Paris : Albin Michel, 1972, p. 375