Passer au contenu principal

En vedette

L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Conscience dispersée

« Nos esprits sont moins contemplatifs que fébrilement dispersés entre consultations instantanées de messagerie, brefs coups de téléphone et visites éclairs de tel ou tel site Internet. Dans ce contexte, c’est le flux même de la conscience qui est atteint.

Au début du XXe siècle, le philosophe allemand Edmund Husserl avait voulu identifier le cœur de toute réalité. Il l’avait découvert dans la conscience, plus précisément, dans la dimension temporelle de celle-ci. Au fondement de toute chose, il y a ce qu’il appelle le « présent vivant », ce socle de continuité a minima qui me permet de relier ce qui vient de se passer à ce qui va arriver, de suivre la trame du temps qui passe.

Face à la multiplication incontrôlée des sollicitations électroniques, ce noyau de notre rapport à nous-même et au monde est menacé d’implosion. L’individu hypermoderne, soumis à des stimulations diverses depuis son plus jeune âge, peine à soutenir son attention sur le même objet. »

– Michel Eltchaninoff, « Vous avez dit aliénations ? Indépendants et salariés témoignent », Philosophie Magazine, Dossier : « Le travail nuit-il à la santé? », mensuel numéro 39, mai 2010, p. 51-52