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Être seul n’est pas être dans la solitude

« Je garderai le mot solitude pour parler de cet état où l’on est sans les autres, certes, mais où l’on se tient compagnie, et nommerai esseulement les temps, que je sois seul ou en compagnie, où ma propre compagnie me manque, les moments où le « quelqu’un qui me manque » n’est pas tant l’autre que moi-même. (…) Être dans la solitude, c’est éprouver la certitude que l’autre est là, en moi. Et puis, il y a l’isolement, où manquent et l’autre et moi. » – Michel Schneider, Glenn Gould Piano solo , Gallimard, 1994, p. 30

La survie de l’individu, de l’espèce et de l’environnement

« La survie de l’individu, de l’espèce et de l’environnement, voilà ce qui motive l’être humain. On observera que l’ordre d’importance varie au cours de la vie. Qu’est-ce qui réclame le plus d’attention à un âge donné ? Le temps qu’il fait ? L’état de la digestion ? Éprouve-t-il (ou elle) réellement quelque chose pour moi ? Tous ces appétits variés que la chair est capable de ressentir et peut raisonnablement espérer satisfaire. Quelles autres choses pourraient avoir de l’importance ? »

– Frank Herbert, Les hérétiques de Dune, Éditions Robert Laffont, 1970, 1972, p. 416 (fichier EPUB)