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La vie trouve toujours son chemin

Une plante aux jolies fleurs jaunes s’élève courageusement à la verticale, prenant racine dans une simple fissure d’un mur décrépi. Cette plante, qui parvient pourtant à pousser dans un endroit si improbable, témoigne d’une formidable force de vie. Elle nous rappelle que la nature trouve toujours son chemin, même dans les endroits les plus inattendus. Le feuillage, les petites fleurs jaunes et le bleu du mur donnent à cette scène une beauté toute particulière. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Petite chronique de la vie de Jean-Sébastien Bach

Savoureuse petite chronique de la vie du grand compositeur Jean-Sébastien Bach écrite par sa seconde épouse, Anna Magdalena, alors abandonnée et vivant dans la pauvreté après la mort du compositeur; les jours glorieux de ce dernier ayant bien vite été oubliés, on ne parlait surtout que de ses deux fils aînés, Friedemann et Emmanuel.

Ses paroles, ses gestes, sa vie, sa musique, tout y est relaté généreusement (et amoureusement) par Magdalena. Elle nous fait comprendre que la vie familiale, la vie de travail journalier à l'église et à l'école (et ses tribulations) et la vie musicale s'imbriquaient harmonieusement dans la vie du grand compositeur.

Un homme calme et grave, "quelque chose d'un rocher" (p. 18), parfois "un peu obstiné, si ce n'est têtu", qui parlait peu et ne se livrait qu'à ses intimes". (p. 19) "Sa femme, ses enfants, son foyer, c'était tout ce qu'il chérissait." (p. 25). Il voyageait fort peu. Et, toute sa vie, il a travaillé sans relâche.

Magdalena parle du processus (et de la douleur) de la création chez Jean-Sébastien Bach, de sa méthode de composition, du sentiment de la mort qui inspira sa musique la plus élevée, de même que de ses oeuvres, et aussi de sa manière d'enseigner.

Jean-Sébastien Bach était un homme très religieux qui s'intéressait particulièrement aux écrits théologiques; la musique sacrée formant d'ailleurs la plus grande partie de son oeuvre (p. 203). Il aimait à citer le mot de Luther : « La musique est la meilleure consolation, elle rafraîchit le coeur et le calme. » (p. 230)

– La petite chronique d'Anna Magdalena Bach, Éditions Buchet/Chastel, 1978