Passer au contenu principal

En vedette

La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Les actes prévalent sur les concepts

« Une histoire hassidique peut illustrer ce point. On demandait au disciple d'un maître hassidique : « Pourquoi allez-vous écouter le maître ? Est-ce pour entendre ses paroles de sagesse ? » Il répondit : « Oh non ! Je vais voir comment il noue les lacets de ses chaussures. »

Ce qui compte chez une personne ce ne sont pas les idées et les opinions acceptées depuis l'enfance, ou admises comme structures conventionnelles de pensée, mais son caractère, ses attitudes, et la racine viscérale de ses idées et de ses convictions.

Pour permettre le grand dialogue, le souci de la vie et l'expérience partagée sont plus importants que des concepts communs. »

– Erich Fromm, Espoir et révolution : Vers l'humanisation de la technique, essai traduit de l'américain par Gérard D. Khoury, Montréal : Éditions Sélect, 1982, p. 161