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La vie trouve toujours son chemin

Une plante aux jolies fleurs jaunes s’élève vers le ciel, avec toute sa fougue de vie, alors qu’elle ne prend racine que dans une simple fissure d’un mur décrépi. Elle nous rappelle que la nature trouve toujours son chemin. Le feuillage, les petites fleurs jaunes et le bleu du mur donnent à cette scène une beauté particulière. © 2026, Chartrand Saint-Louis , photographie

Message pour l'anniversaire du Bouddha
(Alexandra David-Néel, 26 avril 1968)

« Le Bouddha avait découvert le fait qui allait devenir la base sur laquelle toute sa doctrine allait s'édifier. Anatta (le non moi).

Avons-nous fait cette constatation ? Avons-nous vu, que cela que nous tenions pour un Moi homogène est, en réalité, un groupe, formé d'éléments divers ? – Groupe dont la constitution varie d'instant en instant, certains de ses membres en s'éloignant, d'autres venant s'y joindre ? Chacun de nous perçoit-il qu'il n'est plus tout à fait le même que celui qui est entré tout à l'heure dans cette salle ?

[...] Des perceptions plus affinées nous amèneront-elles à voir qu'il n'y a ni naissance ni mort, mais seulement perpétuelle transformation, perpétuelle union et séparation d'éléments physiques et mentaux ? Si nous atteignons à cette perception, [...] nous aurons atteint la compréhension qui procure l'inaltérable paix, la quiétude bienheureuse de l'observateur détaché. [...] S'il en est ainsi, n'éprouvant ni penchants ni aversions, et suivant le conseil de Bouddha, portant nous-mêmes le flambeau qui éclaire nos pas, nous aurons acquis la véritable libération. »

– Alexandra David-Néel, 26 avril 1968. Ce sont les derniers mots du dernier message d'Alexandra pour l'anniversaire du Bouddha. Extrait puisé dans le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, Librairie Académique Perrin, 1985, p. 537-538