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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Les joies modestes de l'existence

« Notre forme d'existence actuelle résulte principalement de la valorisation excessive de chaque minute écoulée et de la domination de la vitesse, choses qui, sans aucun doute, détruisent de manière radicale toute joie de vivre. [...] Ainsi la gaîté diminue-t-elle malgré la multiplication des divertissements.

Il faut rester modéré pour jouir vraiment des choses de ce monde, et ne jamais négliger les joies modestes de l'existence.

Ces joies modestes qui s'offrent notamment aux gens pauvres sont tellement disséminées dans la vie de tous les jours, tellement discrètes et multiples, qu'elles touchent à peine la sensibilité apathique de la majorité des hommes occupés à travailler; elles ne sont pas spectaculaires, personne ne vante leurs mérites, et elles ne coûtent rien ! (Curieusement, les pauvres eux-mêmes ignorent que les joies les plus belles sont celles qui sont gratuites.)

L'essentiel réside dans le commencement, dans le fait d'ouvrir les yeux.

On sait à quel point l'oeil possède la capacité de se satisfaire et de jouir d'un rien.

L'oeil apprend à devenir l'intermédiaire qui nous révèle bien des détails charmants de notre environnement; il s'habitue tout seul et sans difficulté à observer la nature et les rues, à savoir la drôlerie inépuisable des petites choses de la vie.

Lorsqu'on apprend à voir, on redécouvre la gaîté, l'amour et la poésie. »

– Hermann Hesse, L'art de l'oisiveté ; traduit de l'allemand par Alexandra Cade, Paris : Calmann-Lévy, 2002, p. 13-18