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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

La noblesse du geste quotidien

« Dans ma hâte, je n'étais pas à ce que je faisais, ici et maintenant, mais à ce que j'allais faire, comme si je voulais me débarrasser au plus vite du présent pour me projeter dans l'avenir. Cette fébrilité spéculative en fait ne m'était même pas propre, elle provenait de l'époque, du milieu. Comme mes contemporains, je vivais au futur.

Le samu, qui apprend à se mettre tout entier dans la tâche qu'on exécute, fût-elle la plus humble, m'avait fait trouver, en m'obligeant à l'accomplir, l'existence du geste juste, qui est à lui-même sa propre, sa seule récompense.

Il suffisait – c'était d'une indécente banalité – de faire attention à ce que l'on faisait, de prendre « son temps », de ne faire à la fois qu'une seule chose.

Alors m'apparut dans toute sa noblesse le geste quotidien, fût-il le plus trivial, et le réel plaisir dont il vous gratifiait, si on l'exécutait de son mieux. Telle était, en somme, pour moi, la leçon la plus précieuse que je recevais du Zen. »

– Jacques Brosse, extrait du livre Satori : Dix ans d'expérience avec un Maître Zen, Paris : Albin Michel, deuxième édition revue et complétée, 1984, p. 50-51