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Un cortège de hérons blancs

« Il allait par la campagne au milieu des champs, jeune garçon de seize ans, quand il leva son regard vers le ciel et vit un cortège de hérons blancs traverser le ciel à une grande altitude : et rien d’autre, rien que la blancheur des créatures vivantes ramant sur le ciel bleu, rien que ces deux couleurs l’une contre l’autre; cet ineffable sentiment de l’éternité pénétra à l’instant dans son âme et détacha ce qui était lié, lia ce qui était détaché, au point qu’il tomba comme mort. » – Hugo von Hofmannsthal, cité dans Pierre Hadot, La philosophie comme manière de vivre , Albin Michel, 2001, p. 278‑279

Ce qui s’offre à la vue

Les branches des arbres brillent de mille reflets de cristaux. Le soleil resplendit au loin. Il illumine petit à petit le paysage matinal de ses rayons. Seuls quelques nuages freinent leur passage. Ce matin, la nature est figée par le grand froid hivernal. De rares oiseaux, surtout des corneilles, restent perchés sur les branches. Ils ne bougent pas. D'ailleurs, rien ne semble bouger. De ma fenêtre, je contemple ce magnifique tableau immobile. C’est un spectacle de toute beauté. L’on devrait s’ouvrir chaque jour à ce qui s'offre à la vue.

Chartrand Saint-Louis