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Feuilles au vent

« Il en est de la race des humains comme des feuilles : Le vent a beau les coucher sur le sol, il en vient d'autres Dans les bois verdoyants, dès que s'annonce le printemps. Ainsi les hommes tour à tour naissent, puis disparaissent. » – Homère, L'Iliade , chant VI

Laisser demeurer l’esprit dans son état naturel

« Après s’être assis dans un endroit retiré et silencieux, on demeurera tout d’abord immobile, tranquille, sans faire aucun effort d’esprit, sans se proposer de méditer et se disposer à accomplir un exercice spirituel en pensant : « Je suis venu, ici, pour méditer… il faut que j’accomplisse l’action de méditer. » Cette tranquillité du corps, de la parole et de l’esprit qui ne sont tendus par aucun effort, qui ne visent à aucun but, est appelée « laisser demeurer l’esprit dans son état naturel ». »

– Alexandra David-Néel, Initiations lamaïques, Éditions Adyar, 1999, p. 243