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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Assis paisiblement, sans rien faire

« Assis paisiblement, sans rien faire,
Le printemps vient, et l’herbe croît d’elle-même. »

Ce « d’elle-même » est la façon d’agir naturelle de l’esprit et du monde, comme les yeux voient par eux-mêmes, comme les oreilles entendent par elles-mêmes, comme la bouche s’ouvre d’elle-même, sans que l’on ait à écarter les mâchoires de force. »

– Poème du Zenrin Kushu et commentaire d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 149-150