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L’Étranger de François Ozon

En voyant L’Étranger de François Ozon, que j’ai trouvé excellent et fidèle au roman de Camus, on cherche encore à comprendre le geste de Meursault, et rien ne semble l’expliquer, sinon son attitude générale face à la vie : ni froide ni chaude, indifférente à tout. Son existence semble baignée d’une apathie totale. Tuer ou ne pas tuer, aimer ou ne pas aimer, vivre ou mourir, tout paraît placé sur le même pied d’égalité, tant cet individu semble vidé intérieurement. Il est d’une neutralité glaciale ; ses agissements semblent le dépasser. Il n’est intime ni avec lui-même ni avec les autres. La mort de sa mère en est un exemple frappant : il ne sait pas comment se comporter, on lui dicte les gestes attendus. Il semble ne rien éprouver, et pourtant, plus tard, il finira par penser à elle, allant même jusqu’à la revoir intérieurement, comme s’il vivait à retardement ce qui lui arrive. Ainsi, même s’il n’est pas méchant, il ne donne pas davantage l’impression d’être bon. L’individu qui l’e...

L’idée primordiale du bouddhisme

« Le bouddhisme dit au malheureux étreint par la douleur : « Combats la souffrance, cesse d’être la victime de ta propre stupidité. Tes erreurs, tes préjugés sont les divinités des ténèbres sur l’autel de qui tu immoles le meilleur de ta vie. Apprends à connaître la nature des choses qui t’environnent, à te connaître toi-même. Rends-toi intelligent et la connaissance te fera "libre et heureux". »

– Alexandra David-Néel, extrait du le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 88