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L’Étranger de François Ozon

En voyant L’Étranger de François Ozon, que j’ai trouvé excellent et fidèle au roman de Camus, on cherche encore à comprendre le geste de Meursault, et rien ne semble l’expliquer, sinon son attitude générale face à la vie : ni froide ni chaude, indifférente à tout. Son existence semble baignée d’une apathie totale. Tuer ou ne pas tuer, aimer ou ne pas aimer, vivre ou mourir, tout paraît placé sur le même pied d’égalité, tant cet individu semble vidé intérieurement. Il est d’une neutralité glaciale ; ses agissements semblent le dépasser. Il n’est intime ni avec lui-même ni avec les autres. La mort de sa mère en est un exemple frappant : il ne sait pas comment se comporter, on lui dicte les gestes attendus. Il semble ne rien éprouver, et pourtant, plus tard, il finira par penser à elle, allant même jusqu’à la revoir intérieurement, comme s’il vivait à retardement ce qui lui arrive. Ainsi, même s’il n’est pas méchant, il ne donne pas davantage l’impression d’être bon. L’individu qui l’e...

Le zen est juste ici

« Un soir, après une causerie, un homme dans l'auditoire demanda:
- Vous dites que le zen est partout. Mais alors pourquoi devons-nous venir au Centre zen ?
- Le zen est partout, répondit Suzuki Roshi. Mais pour vous, le zen est juste ici. »

Shunryu Suzuki, Le zen est juste ici : Témoignages et anecdotes sur l'enseignement de Shunryu Suzuki, recueillis par David Chadwick et traduit de l'anglais par Daniel Roche, Paris: Éditions Almora, 2015, p. 66

Le lecteur trouvera des informations complémentaires sur Shunryu Suzuki, ses étudiants et ce livre sur le site web dédié : www.cuke.com

David Chadwick a retracé la vie du maître zen dans un livre inédit en français : Crooked Cucumber : The Life and Zen of Shunryu Suzuki (Concombre tordu, la vie et l'enseignement zen de Shunryu Suzuki) : enquête biographique et hommage au maître disparu.