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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Comment souligner l’erreur de quelqu’un avec tact

- Choisir le moment opportun et ne pas souligner l’erreur devant plusieurs personnes. Si possible, montrez l’erreur en tête à tête dans un lieu et au moment appropriés;

- Se rappeler qu'il faut être véridique, ce qui signifie que l’on ne pointe pas l’erreur uniquement parce qu’on estime que c’est une erreur. Quand on comprend pourquoi la personne a agi ainsi, on peut être véridique;

- Être doux et calme, ne pas élever la voix, ne pas crier. C’est très délicat, tout comme la véracité, mais il importe d’insister sur l’importance d’adopter une attitude calme et douce quand on souligne l’erreur de quelqu’un;

- On donne un conseil ou l'on pointe l’erreur uniquement afin d’aider l'autre et non afin d’exprimer ce que l’on a sur le coeur;

- On doit être très attentif et prendre note de la réaction de la personne : s’excuse-t-elle pour ce qu’elle a fait ou n’est-elle pas assez sérieuse? Dans ce dernier cas, on devrait l’ignorer jusqu’à ce qu’elle fasse preuve d’un véritable sérieux;

- Si nos conseils ont pour seul but d’aider la personne, cela ne signifie nullement que nous devons nous montrer toujours indulgents avec elle. Nous devons parfois nous montrer durs avec celle-ci, ou bien nous ne pourrons pas l’aider dans le vrai sens du terme;

- Enfin, nous devons exposer l’erreur avec compassion, car l’on est aussi l’ami de cette personne.

Conseils librement adaptés d’un passage tiré du livre de Shunryu Suzuki, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 113-114