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L’Étranger de François Ozon

En voyant L’Étranger de François Ozon, que j’ai trouvé excellent et fidèle au roman de Camus, on cherche encore à comprendre le geste de Meursault, et rien ne semble l’expliquer, sinon son attitude générale face à la vie : ni froide ni chaude, indifférente à tout. Son existence semble baignée d’une apathie totale. Tuer ou ne pas tuer, aimer ou ne pas aimer, vivre ou mourir, tout paraît placé sur le même pied d’égalité, tant cet individu semble vidé intérieurement. Il est d’une neutralité glaciale ; ses agissements semblent le dépasser. Il n’est intime ni avec lui-même ni avec les autres. La mort de sa mère en est un exemple frappant : il ne sait pas comment se comporter, on lui dicte les gestes attendus. Il semble ne rien éprouver, et pourtant, plus tard, il finira par penser à elle, allant même jusqu’à la revoir intérieurement, comme s’il vivait à retardement ce qui lui arrive. Ainsi, même s’il n’est pas méchant, il ne donne pas davantage l’impression d’être bon. L’individu qui l’e...

Comment souligner l’erreur de quelqu’un avec tact

- Choisir le moment opportun et ne pas souligner l’erreur devant plusieurs personnes. Si possible, montrez l’erreur en tête à tête dans un lieu et au moment appropriés;

- Se rappeler qu'il faut être véridique, ce qui signifie que l’on ne pointe pas l’erreur uniquement parce qu’on estime que c’est une erreur. Quand on comprend pourquoi la personne a agi ainsi, on peut être véridique;

- Être doux et calme, ne pas élever la voix, ne pas crier. C’est très délicat, tout comme la véracité, mais il importe d’insister sur l’importance d’adopter une attitude calme et douce quand on souligne l’erreur de quelqu’un;

- On donne un conseil ou l'on pointe l’erreur uniquement afin d’aider l'autre et non afin d’exprimer ce que l’on a sur le coeur;

- On doit être très attentif et prendre note de la réaction de la personne : s’excuse-t-elle pour ce qu’elle a fait ou n’est-elle pas assez sérieuse? Dans ce dernier cas, on devrait l’ignorer jusqu’à ce qu’elle fasse preuve d’un véritable sérieux;

- Si nos conseils ont pour seul but d’aider la personne, cela ne signifie nullement que nous devons nous montrer toujours indulgents avec elle. Nous devons parfois nous montrer durs avec celle-ci, ou bien nous ne pourrons pas l’aider dans le vrai sens du terme;

- Enfin, nous devons exposer l’erreur avec compassion, car l’on est aussi l’ami de cette personne.

Conseils librement adaptés d’un passage tiré du livre de Shunryu Suzuki, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 113-114