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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

« Vesti la giubba » (Pagliacci, Leoncavallo)

Vu au cinéma la belle production des opéras Cavalleria rusticana / Pagliacci du Royal Opera House de Londres. J'ai particulièrement aimé la mise en scène de Damiano Michieletto, l'excellente distribution (fabuleuse Eva-Maria Westbroek) et l'orchestre dirigé par le charismatique chef d’opéra, Antonio Pappano. Ce sont deux courts opéras issus du mouvement artistique vériste de la fin du XIXe s. Dans Pagliacci (Leoncavallo), Aleksandrs Antonenko chante admirablement bien le fameux air « Vesti la giubba » (« Mets la veste ») (fin de l'acte I). N'ayant pu trouver d'extraits sur le Web de sa brillante performance, je vous donne à entendre celle (non moins brillante) du grand ténor Placido Domingo.