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Les conditions nécessaires à l’écriture

Dans Une chambre à soi , Virginia Woolf aborde une question intéressante : qu’est-ce qui nourrit l’acte d’écriture ? L’indépendance financière et une chambre à soi sont des prérequis, mais il faut plus que cela : se nourrir d’expérience, de solitude, de relation avec les autres êtres humains et de voyages (p. 105). Elle évoque également la nécessité de cultiver un état d’esprit qui permet d’écrire « sans haine, sans amertume, sans crainte, sans récriminations, sans verser dans le sermon » (p. 101). Elle nomme cet état d’esprit "la probité". Elle met également l'accent sur l'importance d’écrire dans le calme, d’écrire sagement et de parler de ses personnages plutôt que d’être en guerre contre son sort (p. 104). Se consacrer entièrement à son histoire au lieu de prêter attention à ses griefs personnels (p. 109). Ce sont des considérations toujours valables de nos jours, peut-être plus que jamais. — Virginia Woolf, Une chambre à soi , Paris : Denoël, 1977

Qu’est-ce que Zen?

« Ce n’est ni simplement une religion ni une philosophie : c’est quelque chose de plus : la Vie elle-même. Zen est une transmission spéciale (de conceptions et de méthodes) en dehors des Écritures canoniques, qui ne dépend point de textes. Ainsi que Bodhidharma l’a déclaré, Zen ne se soucie pas de disserter sur des notions abstraites telles que Dieu, la Vérité; ce que Zen demande au disciple, c’est de voir sa propre physionomie. »

– Extrait du livre d’Alexandra David-Néel, Le Bouddhisme du Bouddha, Éditions du Rocher, 1977, 1989, p. 306

« Il est à remarquer que le terme "zen", qui signifie "méditation" est devenu, dans l’usage courant, la dénomination de la doctrine professée par les disciples de Bodhidharma, un philosophe bouddhiste hindou qui se rendit en Chine vers l’an 520. »