Choisir ce que vous laissez entrer dans votre esprit
Personnellement, j’ai banni tout visionnement de films, reportages ou émissions qui traitent de la violence, qui l’exposent et la magnifient tout en la banalisant. Je prends les nouvelles surtout dans la presse écrite, et j’ai horreur de voir les images des bombardements : je ne suis pas sans savoir qu’il y a du vivant sous ces bombes — des arbres, des animaux, des oiseaux, des humains qui souffrent. Je m’éloigne des réseaux sociaux qui mettent en scène la force sous toutes ses formes. Je sais trop bien que la violence et la puissance possèdent un pouvoir de séduction redoutable, et que l’on peut s’y laisser aller, en tant que peuple comme en tant qu’individus. Cette séduction est dangereuse, car elle désensibilise. Je ne nie pas la violence du monde, je refuse d’en consommer la mise en scène.
Ouvrir le regard à la beauté, à la sensibilité et à la délicatesse est un exercice plus exigeant, mais c’est le chemin que j’ai décidé d’emprunter.
C’est ma discipline intérieure.
Ouvrir le regard à la beauté, à la sensibilité et à la délicatesse est un exercice plus exigeant, mais c’est le chemin que j’ai décidé d’emprunter.
C’est ma discipline intérieure.